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Newman et la liturgie : une conférence à lire
On trouvera sur le site Liturgia de la Schola Sainte-Cécile de l’église Saint-Eugène-Sainte Cécile la reproduction d’une longue conférence de l’abbé Jean-Pierre Herman sur « Newman et la liturgie ». Il s’agit d’un texte passionnant à lire, très instructif sur le rôle joué par la découverte de la liturgie catholique dans l’itinéraire du futur cardinal John Henry Newman. L’abbé Herman développe notamment un point qui est celui de la place du Bréviaire, lequel nous apprend-il à jouer lui aussi un rôle pour Newman. Le Bréviaire traditionnel est un bijou et il est important de le conserver et, pour ce faire, de ne pas bousculer l’ordonnancement du temps liturgique et notamment le lectionnaire. La liturgie est un tout et ne concerne pas seulement celle de la messe mais tout ce qui entre dans le cadre de la prière publique de l’Église. Ajoutons que la pratique du Bréviaire permet aussi d’entrer profondément dans la lecture/méditation des saintes Écritures et des commentateurs, les Pères et les Docteurs de l’Église. On ne peut que souhaiter que le Saint-Siège maintienne l’ancien Bréviaire, sa pédagogie et sa richesse. Pour en revenir à la conférence de l’abbé Herman, on pourra la lire intégralement sur Liturgia. Je reproduis ici seulement l’aspect concernant le Bréviaire : La découverte du bréviaire a contribué à changer le regard, jusque là extrêmement critique, qu’il jetait sur l’Eglise de Rome. Il a ouvert une fenêtre en direction de cette Eglise et l’a incité à la connaître davantage. Il avait l’intuition claire qu’en dépit de ses réticences, cette Eglise possédait un attrait particulier si le bréviaire était l’expression de sa vie spirituelle. Le rencontre du bréviaire a signifié, pour Newman, sa première rencontre « de l’intérieur » avec la liturgie romaine et lui a fourni l’occasion de se livrer pour la première fois à l’étude approfondie d’un livre liturgique.... 
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Le témoignage de Jean Madiran
Dans un article à paraître demain dans le quotidien Présent, Jean Madiran apporte son témoignage sur l’absence de dialogue entre les évêques français et l’école contre-révolutionnaire qui forme une partie de ceux qui assistent à la messe dans sa forme traditionnelle. Je sais que Jean Madiran passe pour un écrivain polémiste. Mais il me semble, à moi, que dans cet article il évite justement la polémique. D’abord envers Christophe Geffroy, dont il interprète dans un sens positif l’une des phrases : « J ’ai bien lu dans La Nef que Christophe Geffroy souhaite l‘“union des forces vives de l’Eglise derrière le pape et les évêques”, mais il écrit : “le pape et les évêques”, c’est-à-dire qu’il souligne la lettre e et la lettre t, il souligne le mot et, marquant discrètement ainsi que ce sont les évêques qui font question”. » On peut aussi interpréter ce « et » d’une autre manière, et considéré que pour le directeur de La Nef, ce sont les traditionalistes qui font la question, puisqu’ils ont tendance à soutenir  le Pape, mais pas les évêques. D’ailleurs, soyons juste : les deux interprétations ne s’excluent pas forcément. En tous les cas, ce « et » a poussé Jean Madiran au témoignage. Il écrit notamment ceci : « L’épiscopat français décréta une mise en garde (équivalent moral mais non point canonique d’une condamnation) contre la presse catholique contre-révolutionnaire, dont la revue Itinéraires ». En date du 23 juin 1966, la revue Itinéraires fut donc condamnée. Elle n’était effectivement pas la seule. La condamnation comprenait : Le Monde et la Vie d’André Giovanni, Défense du foyer (Pierre Lemaire) et Lumière. Ce que ne dit pas Jean Madiran, c’est que la condamnation dura injustement pour Itinéraires, ce qui ne fut pas forcément le cas pour les autres. Pierre Lemaire des éditions Téqui, par exemple, collabora par la suite avec des évêques français.... 
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En relisant Itinéraires
J’ai signalé hier, en partant de l’article de Jean Madiran publié dans Présent du 23 juillet dernier, l’important article paru en janvier 1970 dans la revue Itinéraires sous le titre « Sous réserve, pas plus ». J’ai présenté quelques aspects de cet éditorial parce que Jean Madiran avait attiré mon attention de simple lecteur en faisant référence dans son article de Présent à un auteur de ce numéro de janvier 1970 d’Itinéraires, mais sans en donner le nom. Nous savons désormais que l’auteur en question n’est autre que Jean Madiran lui-même. Ce numéro d’Itinéraires n’est pas un numéro anecdotique – et d’ailleurs aucun numéro d’Itinéraires ne l’est. Mais celui-ci s’impose en quelque sorte à nous en ce qu’il est le numéro de l’entrée en vigueur en France, de manière obligatoire, du nouveau rite de la messe voulu par le pape Paul VI. D’un simple point de vue du calendrier liturgique, les choses commençaient mal, si l’on peut dire. Ce missel entrait obligatoirement en vigueur en France au début de l’année civile et non au début de l’année liturgique. Tant mieux pour ceux qui purent encore avoir une messe traditionnelle jusqu’à la fin de l’année 1969. Pour ceux qui purent ! Car, certains prêtres, de leur propre mouvement, avaient anticipé la célébration du nouveau rite. L’anticipation des directives de la hiérarchie fut l’une des grosses ficelles de cette époque. Elle n’a pas complètement disparu d’ailleurs. C’est ainsi que l’on a pu imposer à une autorité inerte et peu sure d’elle-même bien des nouveautés. C’est le cas, par exemple, des filles enfants de chœur ou de la communion dans la main. Contraires à la Tradition de l’Église, ces nouveautés sont anticipées sur le terrain par des prêtres qui se donnent le mot pour les appliquer au même moment. De ce fait, l’autorité... 
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La Bulle Quo Primum Tempore vient d’avoir 440 ans. Ne perdons pas la mémoire.
      Hier, 14 juillet, le monde catholique pouvait célébrer, non le mythologique 14 juillet de la Révolution, mais l’anniversaire d’un texte pontifical. Voici en effet 440 ans qu’était promulguée à Rome, par le pape saint Pie V, la bulle Quo Primum Tempore. Le texte de la bulle se trouve en tête des missels d’autel (photo). On pourra le lire en se rendant sur le site Salve Regina.   « La Constitution apostolique Missale romanum affirme que l’ancien Missel promulgué par saint Pie V (Bulle Quo Primum, 19 juillet 1570), – mais qui remonte en grande partie à Grégoire le Grand et même à une antiquité encore plus haute – fut pendant quatre siècles la norme de la célébration du Sacrifice pour les prêtres de rite latin. La Constitution apostolique Missale romanum ajoute que dans ce Missel, répandu par toute la terre,  » d’innombrables saints trouvèrent la nourriture surabondante de leur piété envers Dieu «  ». (Bref examen critique des cardinaux Ottaviani et Bacci).   « Quant à l’usage du Missel de 1962, comme Forma extraordinaria de la Liturgie de la Messe, je voudrais attirer l’attention sur le fait que ce Missel n’a jamais été juridiquement abrogé, et que par conséquent, en principe, il est toujours resté autorisé. » (Pape Benoît XVI, Lettre aux évêques qui accompagne la lettre apostolique « Motu Proprio Data Summorum Pontificum »).       Dans la revue américaine The Latin Mass (numéro d’été 1995) a été publié le texte d’une conférence sur la messe traditionnelle donnée en mai de la même année, à New-York, par le cardinal Stickler, préfet émérite des archives et de la bibliothèque du Vatican. Parmi les questions posées au cardinal une demandait :... 
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D’où vient le titre du motu proprio ?
« Summorum Pontificum cura… », sont les trois mots latins par lesquels débute le texte du motu proprio du 7 juillet 2007, et dont, comme il est d’usage, les deux premiers constituent le titre du document pontifical.       Mais s’est-on interrogé sur l’origine de ces 2 (et 3) mots du titre ? Ont-ils été choisis par hasard ? Une réponse pourrait être trouvée, sans trop forcer les choses, dans le Missel Romain même (editio typica de 1962)… On trouve en effet à la première page de ce volume qui en comporte 1088, le texte suivant : MISSALE ROMANUM EX DECRETO SS. CONCILII TRIDENTINI RESTITUTUM SUMMORUM PONTIFICUM CURA RECOGNITUM   EDITIO TYPICA C’est d’ailleurs une mention que l’on retrouve dans les autres livres liturgiques qui marquent le dernier état des lieux de la liturgie romaine avant le Concile et la réforme de 1965 puis de la suivante. Ainsi, par exemple, le Bréviaire romain (en vente ici) s’intitule :   BREVIARIUM ROMANUM EX DECRETO SACROSANCTI CONCILII TRIDENTINI RESTITUTUM SUMMORUM PONTIFICUM CURA RECOGNITUM.         de même que le Bréviaire monastique s’intitule BREVIARIUM MONASTICUM SUMMORUM PONTIFICUM CURA RECOGNITUM.   Redonnant donc sa pleine liberté et rappelant son plein droit au missel romain traditionnel dans sa dernière édition typique (ainsi qu’à l’ensemble des livres liturgiques qui y sont liés), il n’est pas étonnant qu’un homme aussi fin et bon connaisseur de la liturgie que le Pape Benoît XVI ait décidé de donner pour titre à son Motu Proprio Summorum Pontificum.  Lire plus →
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Alleanza cattolica et la Fraternité Saint-Pie X
Le blog « Juridique et cuturel » de Denis Merlin publie depuis le mois de novembre un entretien avec Massimo Introvigne, vice-président de Alleanza cattolica. Cet organisme italien se définit comme « une association de laïcs catholiques qui se propose comme but d’étudier et de diffuser la doctrine sociale de l’Eglise. » Alleanza cattolica estime que « S’agissant de la formation des membres de l’association, les moyens spirituels ont une importance fondamentale, et en particulier sont privilégiés la récitation du chapelet, l’adoration eucharistique, les pèlerinages et la pratique des exercices spirituels selon la méthode de saint Ignace de Loyola. La formation comprend par ailleurs l’étude des documents du Magistère de l’Eglise en matière sociale, ainsi que l’analyse et l’interprétation du processus révolutionnaire moderne de sécularisation, c’est-à-dire du phénomène d’éloignement des sociétés de Dieu et de sa Loi. » Dans l’entretien publié par le blog « Juridique et cuturel », il a été question des relations de ce mouvement avec la Fraternité Saint-Pie X. Un petit éclairage sur la réalité italienne : « Alleanza Cattolica dans les années 1970 a suivi avec intérêt l’activité de monseigneur Marcel Lefebvre (1905-1991) et les questions que l’archevêque français posait en matière dogmatique, moral ou liturgique, entretenant des relations à divers titres avec la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X qu’il avait fondée. En 1981 Alleanza Cattolica constatait qu’avec le temps l’attitude de monseigneur Lefebvre avait graduellement changé, et que le prélat et ses collaborateurs ne se limitaient plus à poser de légitimes questions, mais fournissaient aussi les réponses ». On pourra lire l’intégralité de l’entretien sur le le blog « Juridique et cuturel ». ...