Posté par summorum-pontificum dans Un peu d'histoire le 24/03/11 | 1 Commentaire
Newman et la liturgie : une conférence à lire
On trouvera sur le site Liturgia de la Schola Sainte-Cécile de l’église Saint-Eugène-Sainte Cécile la reproduction d’une longue conférence de l’abbé Jean-Pierre Herman sur « Newman et la liturgie ». Il s’agit d’un texte passionnant à lire, très instructif sur le rôle joué par la découverte de la liturgie catholique dans l’itinéraire du futur cardinal John Henry Newman. L’abbé Herman développe notamment un point qui est celui de la place du Bréviaire, lequel nous apprend-il à jouer lui aussi un rôle pour Newman. Le Bréviaire traditionnel est un bijou et il est important de le conserver et, pour ce faire, de ne pas bousculer l’ordonnancement du temps liturgique et notamment le lectionnaire. La liturgie est un tout et ne concerne pas seulement celle de la messe mais tout ce qui entre dans le cadre de la prière publique de l’Église. Ajoutons que la pratique du Bréviaire permet aussi d’entrer profondément dans la lecture/méditation des saintes Écritures et des commentateurs, les Pères et les Docteurs de l’Église. On ne peut que souhaiter que le Saint-Siège maintienne l’ancien Bréviaire, sa pédagogie et sa richesse.
Pour en revenir à la conférence de l’abbé Herman, on pourra la lire intégralement sur Liturgia. Je reproduis ici seulement l’aspect concernant le Bréviaire :
La découverte du bréviaire a contribué à changer le regard, jusque là extrêmement critique, qu’il jetait sur l’Eglise de Rome. Il a ouvert une fenêtre en direction de cette Eglise et l’a incité à la connaître davantage. Il avait l’intuition claire qu’en dépit de ses réticences, cette Eglise possédait un attrait particulier si le bréviaire était l’expression de sa vie spirituelle.
Le rencontre du bréviaire a signifié, pour Newman, sa première rencontre « de l’intérieur » avec la liturgie romaine et lui a fourni l’occasion de se livrer pour la première fois à l’étude approfondie d’un livre liturgique....















