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Les « enfantes de chœur » de Fribourg-en-Brisgau
Il faut le dire en toute simplicité et avec un grand respect : l’annonce que le Bureau des Cérémonies du Pape a donné son feu vert pour l’engagement de filles pour servir la messe lors de la messe du Pape à Fribourg-en-Brisgau (il y aura neuf servantes et huit servants), lors de son voyage pastoral en Allemagne, a produit un choc assez pénible pour bien des catholiques. Comme on le sait, la concession des filles pour le service de l’autel est une simple suppléance, pour ne pas dire un « abus », dont on ne voit pas pourquoi elle est promue en une circonstance aussi significative. Le service de l’autel en ladite circonstance revient de droit et symboliquement à des séminaristes ayant reçu une institution (laquelle remplace les anciens ordres mineurs) se destinant au sacerdoce, ou à tout le moins à des garçons vêtus justement en « clercs », seuls aptes à pouvoir suppléer des aspirants au sacerdoce. Il est certain que l’exemplarité d’une telle cérémonie ne manquera pas de fonctionner auprès d’un certain clergé qui, non sans certains fidèles en nombre certain, n’attend que cela, non certes pour pratiquer la chose, ce qui est déjà largement le cas, mais pour la présenter comme un acquis irréversible, sanctionné par l’exemple du Pape. Il est vrai que les pressions de la Conférence des Évêques d’Allemagne ont dû être considérables. Il est possible que ce point ait été « lâché » pour pouvoir refuser d’autres revendications. Il est certain en tout cas, au témoignage de ceux qui approchent le Saint-Père, qu’il se prépare à ce nouveau voyage dans sa patrie avec des appréhensions extrêmes. L’état du catholicisme allemand est notoirement désastreux et tous domaines, sauf qu’il reste un catholicisme financièrement riche et à cause de cela, jusqu’à un certain point, puissant médiatiquement. Les journaux progressistes, les associations, les mouvements violemment hostiles à... 
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Quand les progressistes jouent à se faire peur, qui visent-ils ?
On parle beaucoup en ce moment de l’article de Témoignage chrétien sur le dialogue doctrinal entre la Fraternité Saint-Pie X et le Saint-Siège. Reçu de manière isolé, cet article ne représente pas grand chose, d’autant que Témoignage chrétien, fleuron de la presse progressiste, est soutenu à bout de bras aujourd’hui par son actionnaire principal, qui a quand même pris la décision de le retirer de la vente en kiosque. Mais il y a fort à parier que cet article de Témoignage chrétien est le premier missile lancé par la presse catholique progressiste et libérale au sujet des accords éventuels entre la Fraternité Saint-Pie X et le Saint-Siège. Nous devrions en voir fleurir plusieurs dans les jours et les semaines qui viennent, avec toujours cette même dialectique qui consiste à faire peur à Rome en soulevant le risque du « schisme de gauche ». Dans son article de Témoignage chrétien, Philippe Clanché le laisse entendre clairement : « Aussi, une réintégration pourrait porter un  nouveau coup à une Église française déjà mal en point. À Bordeaux, le retour en grâce de l’Institut du Bon Pasteur de l’abbé Laguérie en 2006 a troublé le diocèse. On peut imaginer un séisme dix fois plus vaste si toute la Fraternité Saint-Pie X rejoignait la communion romaine. » Évidemment, de telles affirmations sont d’un sophisme absolument évident. S’il faut prendre l’exemple de l’Institut du Bon-Pasteur, c’est pour noter que la première émotion passée – laquelle émotion avait été orchestrée grandeur nature par la presse catholique progressiste toujours ouverte habituellement à l’accueil de l’autre – l’Institut du Bon-Pasteur vit tranquillement sa vie de jeune congrégation et que le diocèse de Bordeaux n’a pas explosé, loin de là. L’exemple de l’Institut du Bon-Pasteur est donc là pour montrer que les diocèses continueront à vivre selon la pastorale instaurée par les évêques. Il... 
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Et si on utilisait les paroisses personnelles ?
Les paroisses personnelles sont de véritables paroisses, définies non en fonction d’un territoire géographique (cas le plus fréquent de la paroisse), mais en fonction d’un besoin pastoral particulier. C’est ainsi que le motu proprio Summorum Pontificum, en son article 10, prévoit le cadre de paroisses personnelles pour les fidèles attachés à la liturgie tridentine : S’il le juge opportun, l’Ordinaire du lieu a le droit d’ériger une paroisse personnelle au titre du canon 518, pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain, ou de nommer soit un recteur soit un chapelain, en observant les règles du droit. Fas est Ordinario loci, si opportunum iudicaverit, parœciam personalem ad normam canonis 518 pro celebrationibus iuxta formam antiquiorem ritus romani erigere aut rectorem vel cappellanum nominare, servatis de iure servandis. Rappelons ce canon 518 du Nouveau Code de Droit canon de 1983 : Can. 518 – En règle générale, la paroisse sera territoriale, c’est-à-dire qu’elle comprendra tous les fidèles du territoire donné; mais là où c’est utile, seront constituées des paroisses personnelles, déterminées par le rite, la langue, la nationalité de fidèles d’un territoire, et encore pour tout autre motif. Un peu avant la publication du motu proprio Summorum Pontificum en 2007 et également dans la suite de sa publication, plusieurs paroisses personnelles ont vu le jour, en France, à Rome, en Afrique et également aux Etats-Unis. Globalement, c’est une solution qui permet d’appliquer concrétement le motu proprio Summorum Pontificum quand la diffusion  de la messe traditionnelle est difficile au sein des paroisses ordinaires. Ce pourrait être aussi une solution pour régler un certain nombre de problèmes qui naissent parfois entre des prêtres ou des curés de fortes personnalités, à la pastorale traditionnelle et l’évêque d’un diocèse qui doit parfois prendre en compte les... 
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La célébration de certains évêques
Après Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, qui a procédé aux ordinations diaconales de la Fraternité Saint-Pierre en son séminaire de Wigratzbad, le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, procédera aux ordinations sacerdotales de cette même Fraternité. Pour l’abbé Ribeton, supérieur du district de France : « La venue d’évêques français à Wigratzbad est un précieux encouragement, qui souligne et fortifie le lien entre la Fraternité Saint-Pierre et l’Église de France. Sur les 70 séminaristes que compte Wigratzbad, quarante sont français : beaucoup d’entre eux seront appelés au terme des sept années de leur formation à servir en France ». À lire ces propos encourageants, on se demande au passage pourquoi la Fraternité Saint-Pierre n’a toujours pas de séminaire en France ? Mais mon propos n’est pas là. La présence d’évêques, français ou non, pour les diverses cérémonies selon la liturgie traditionnelle (confirmations, ordinations) sont maintenant des choses acquises aussi bien à la Fraternité Saint-Pierre qu’à l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre, à l’Institut du Bon-Pasteur (qui attend le cardinal Hoyos pour sa prochaine ordination) ou que pour les différentes communautés religieuses (Le Barroux, Chémeré-le-Roi, Lagrasse, etc.). La question est plutôt de savoir si ces évêques, même les mieux intentionnés, ont la volonté de se conformer en tout aux moindres détails du Pontifical ? Ont-ils la volonté de montrer l’exemple et d’appliquer les rubriques précises qui sont prévues ? Il est évident que les erreurs et les distractions sont toujours possibles dans un rituel exigeant et qu’ils ne pratiquent pas habituellement. Il ne s’agit évidemment pas ici de distribuer des points de ritualisme et de tenir un Top 50 des meilleurs évêques dans la célébration de la forme traditionnelle. Mais, aussi bien pour la forme ordinaire que pour la forme extraordinaire, la valeur... 
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De l’article 19 et de son application
[Suite à une erreur de notre part, l'article 19 de l'instruction d'application du motu proprio Summorum Pontificum est devenu le numéro 12. Nous lui avons donc redonné sa bonne numérotation, correction qu'un voyage de plusieurs jours a retardé jusqu'à ce lundi 23 mai au soir. Merci à tous nos lecteurs attentifs qui ont signalé cette erreur et toutes nos excuses à tous.] Dans Présent, depuis le numéro de vendredi et encore dans le numéro de samedi, Jean Madiran décrypte la réception de l’instruction d’application du motu proprio Summorum Pontificum dans La Croix. Certains estimeront qu’il s’agit d’une focalisation sur le quotidien du groupe Bayard, une sorte de jalousie professionnelle. Les articles du quotidien La Croix sont pourtant révélateurs en la matière et montrent publiquement comment un certain nombre de prêtres, d’évêques et, plus généralement, d’institutions catholiques, vont essayer de donner une interprétation officielle de ce texte romain. Jean Madiran note qu’il y a une focalisation de La Croix sur un des numéros de l’instruction, le numéro 19, qui explique que : « Les fidèles qui demandent la célébration de la forme extraordinaire ne doivent jamais venir en aide ou appartenir à des groupes qui nient la validité ou la légitimité de la Sainte Messe ou des sacrements célébrés selon la forme ordinaire, ou qui s’opposent au pontife romain comme pasteur suprême de l’Eglise universelle. » Jean Madiran décrypte très bien la dialectique de La Croix à ce sujet et dans son insistance à attirer l’attention sur ce thème. Il fait notamment remarquer que la légitimité n’a pas jamais été mise en doute par les grands opposants à la nouvelle messe, pas plus que sa validité. Mais une autre question se pose, plus pratique en somme. Avec cet article 19, sommes-nous revenus à la nécessité d’une déclaration avant d’aller assister à une... 
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Yves Chiron se déclare méfiant vis-à-vis d’Internet
L’écrivain et journaliste Yves Chiron est aussi l’éditeur de la lettre d’informations Aletheia. Celle-ci paraît depuis juillet 2000 et Yves Chiron y exprime son analyse de certains événements touchant la vie de l’Église et ses domaines de recherche historiographique. Elle ne reprend pas les articles qu’il publie dans la presse (Présent, l’Homme Nouveau, La Nef, d’autres titres certainement), mais publie des articles inédits. Les analyses d’Yves Chiron sont souvent très intéressantes et il publie parfois de véritables « scoop » apportant des informations importantes. Dans le dernier numéro en circulation – le n° 170 –, Yves Chiron a ajouté une sorte de supplément expliquant pourquoi Alehteia n’est plus sur Internet. Après avoir été diffusée par voie électronique et par le biais d’un site Internet puis d’un blog, la lettre d’information d’Yves Chiron n’avait que peu progressé en terme de lecteurs-abonnés. Et, surtout, lorsque ces moyens de diffusion électronique avaient cessé de fonctionner, très peu ont fait le pas d’un abonnement papier. Comme d’autres, comme Hugues Keraly qu’il évoque, Yves Chiron a fait l’expérience que la lecture via Internet est souvent une lecture de consommation au détriment d’une lecture vraiment engagée. « Peu à peu, écrit Jean Madiran cité par Yves Chiron, l’opinion publique s’habitue (ou est sournoisement habituée) à considérer que “la transparence” est une obligation absolue en tous domaines ; qu’elle est rendue possible par “l’information” ; et que “l’information” est un droit de l’homme, il convient de l’exiger et non de le payer. Cette gratuité est un progrès démocratique, fortifié par le progrès conjoint de l’inculture et de l’illetrisme. Ce qui fait que “l’info” intarissable et sans effort expulse la réflexion, la méditation, l’oraison.” ». C’est parce que nous sommes conscients de ce piège que plusieurs... 
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La Réforme de la Réforme n’est pas gagnée
Lors du premier dimanche de l’Avent 2011 entrera en application dans les pays de langue anglaise une nouvelle traduction du missel de Paul VI, dit de la forme ordinaire. Cette nouvelle traduction a mis plusieurs années avant de voir le jour, à cause des méthodes de travail utilisées et du consensus recherché. Pourquoi une nouvelle traduction ? Ce problème est inhérent à l’utilisation des langues vulgaires dans la liturgie. Ces langues évoluent très vite. Mais dans le cas présent, il fallait aussi répondre à une grande distorsion entre l’original latin et sa traduction en langue anglaise, distorsion qui avait eu pour effet un manque de précision doctrinale important. L’exemple le plus courant – mais non le seul – est la traduction du « pro multis » de la liturgie (concernant les effets de la mort de Jésus). Jusqu’ici ce « pro multis » était traduit «  pour tous » alors que la nouvelle traduction le traduit par « pour beaucoup », plus conforme à la doctrine de l’Église. Mais les choses ne vont pas si simplement ! L’ACP – association of catholic priests –, une association irlandaise, vient d’émettre plusieurs critiques contre la nouvelle traduction et demande officiellement aux évêques du pays de ne pas la mettre en application pendant une durée de cinq ans, le temps de la revoir. Le principal reproche qui lui est faite est que cette nouvelle traduction sert de trop près l’original latin, débouchant sur un anglais trop éloigné de l’anglais quotidien et rendant donc, selon les responsables de l’association, la compréhension par les fidèles trop difficile. À cette inadaptation, les responsables de l’ACP ajoute notamment un motif théologique, à savoir qu’en traduisant le « pro multis » par « pour beaucoup » et non « pour tous », la nouvelle traduction laisse dans le doute la certitude de l’étendue des effets de la mort du Christ. À ce titre, l’ACP reproche à ce texte d’être... 
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De nouveaux membres au sein de la Fraternité Saint-Pie X
DICI nous informe que la Fraternité Saint-Pie X (dont je n’ai pas parlé depuis longtemps) comporte désormais trente nouveaux membres. Il s’agit, en fait, des trente séminaristes de deuxième année qui ont prononcé leur premier engagement au sein de cette fraternité, hier, en la fête de l’Immaculée Conception. Toujours selon DICI, « Ils étaient 13 à Ecône, 11 à Winona et 6 à Zaitzkofen ». Puisque j’évoque la Fraternité Saint-Pie X, que l’on me permette une question, légèrement irrévérencieuse dans son exposé, mais pas dans mon esprit. Le Pape Benoît XVI a-t-il voulu faire échouer les entretiens avec les théologiens de la Fraternité Saint-Pie X ? Cette question, je me la suis posé tout au long de la lecture de son dernier livre, Lumière du monde, ouvrage que j’ai maintenant achevé. Mon attachement au Pape reste entier, mon admiration pour Joseph Ratzinger est totale, mais je n’ai pas trouvé ce livre à la hauteur du Souverain pontife qu’est Benoît XVI ni de l’intellectuel qu’est Joseph Ratzinger.  Nous sommes loin de la vigueur intellectuelle des Entretiens sur la foi et du Sel de la terre, ainsi que des confidences de Ma vie. Surtout, je me suis posé la question des entretiens avec la Fraternité Saint-Pie X. Je suis de ceux qui ont plutôt tendance à penser qu’il faudra des siècles avant de régler par ce biais les problèmes soulevés. Évidemment, je puis (et je dirais même, je souhaite) me tromper. Mais en abordant la question de la messe, de la liberté religieuse, des relations avec le judaïsme et l’islam, la question de la communion dans la bouche, Humanæ vite, le préservatif et l’affaire Williamson, en répondant comme il l’a fait, Benoît XVI a-t-il voulu faire échouer les tentatives de rapprochements ? Je me pose seulement la question. Je sais bien que toute la vie de l’Église, et donc les préoccupations du Saint-Père, ne tourne pas et ne doive pas tourner uniquement autour... 
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Une bonne idée ou une nouvelle version de la « charité miséricordieuse » ?
Sur le site de l’association Proliturgia, qui œuvre pour la célébration respectueuse de la forme ordinaire, on trouve cette réflexion que je me permets de citer en entier (la source est ici) : « Selon le site « Perepiscopus », Daniel Hamiche, rédacteur en chef du portail « Riposte Catholique » a fait une proposition à la Conférence des Evêques de France:
 »Pourquoi ne pas créer, dans le cadre de la Conférence épiscopale, une commission chargée de veiller et d’aider à l’application dans tous les diocèses de France de la forme extraordinaire? Commission comportant des clercs et des laïcs qualifiés. Si on a besoin de moi, je suis prêt! » Ne connaissant pas Daniel Hamiche, nous ne savons pas s’il a, en liturgie, les compétences qui peuvent faire de lui un « laïc qualifié », mais son idée paraît intéressante bien que très insuffisante à nos yeux.
Nous avons donc une autre proposition à faire à la Conférence des évêques de France: créer, dans le cadre de la Conférence épiscopale, une commission composée de clercs et de laïcs « qualifiés », chargée de veiller et d’aider à la mise en oeuvre, dans toutes les paroisses, de la liturgie romaine telle qu’elle est définie soit dans le missel du Bx Jean XXIII (forme extraordinaire) soit dans le missel de Jean-Paul II (forme ordinaire).
Pour être considéré comme « qualifié », le fidèle devrait:
- connaître aussi bien la forme « extraordinaire » que la forme « ordinaire », se souvenant que la forme « extraordinaire » est – selon les enseignements du Souverain Pontife – un moyen de retrouver le sens de la liturgie et non une fin en soi (1);
- connaître l’histoire de la liturgie;
- connaître les documents magistériels (surtout les... 
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Réflexion sans prétention sur l’enrichissement mutuel
Le récent entretien accordé par Mgr Pozzo à la section allemande de Radio Vatican a fait beaucoup parler de lui, notamment en ce qu’il dit de la réception des sacrements conférés par des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X, réponse en contradiction avec des décisions antérieures de la Commission Ecclesia Dei. Mais, dans cet entretien, Mgr Pozzo évoquait également la question de l’enrichissement mutuel des deux ordos et évoquait la question du lectionnaire. Il est clair que si l’on comprend aisément la nécessité d’intégrer de nouveaux saints et, pourquoi pas, de nouvelles préfaces dans l’ancien rite, il convient également de ne pas en bouleverser l’ordonnancement. Il y a là une sorte d’équilibre à trouver et un doigté exceptionnel qui ne doit pas se résumer simplement à la compétence des experts ou à l’acte d’autorité – Rome a dit –, mais qui doit tenir compte de la subtilité de la piété catholique. Il y a une unité profonde de la liturgie traditionnelle, qui lui permet d’ailleurs d’intégrer des éléments nouveaux dans la mesure où cette intégration reste mesurée et ne s’apparente pas à une importation massive. Les deux missels du rite latin répondent à des logiques différentes, que l’on n’est pas obligé d’opposer selon les vœux du Saint-Père, mais que l’on n’est pas obligé non plus de nier. La forme ordinaire se veut accessible immédiatement, à travers la proximité et l’usage de la langue vernaculaire là où la forme extraordinaire conduit au point culminant de la messe plus lentement et par une utilisation plus abondante de signes. La forme ordinaire repose sur un cycle de trois années, là où la forme extraordinaire suit le cycle des saisons, réparties sur une année. La forme ordinaire veut offrir un maximum de textes bibliques, là où la forme extraordinaire préfère la dimension pédagogique de la répétition d’une année sur l’autre, répétition reposant sur... 

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