Posté par summorum-pontificum dans Humeur le 17/09/11 | Pas de Commentaire
Une question de vocabulaire comme au temps de Soljénistyne
Dans son dernier livre paru Agent de Soljénistyne (Fayard), Claude Durand, qui fut longtemps le patron de cette maison d’édition, raconte les plaintes du dissident russe quand des traducteurs mal avisés lui faisaient dire ou écrire « soviétique » à la place de « russe » ou « russe » à la place de « soviétique ». Claude Durand cite notamment cette réaction énervée de l’écrivain :
Ça fait des années et des années que j’ai commencé à me démener pour expliquer à l’Occident la différence entre Russie et URSS, et j’estime qu’un éditeur qui me publie devrait respecter cette distinction, du moins quand il s’agit de mes œuvres !
On le sait depuis longtemps : le vocabulaire n’est pas neutre. Très souvent – trop souvent – il devient une arme par destination, même s’il est entré avec une aisance plus que suspecte dans l’imaginaire de nos concitoyens. Il en est ainsi du mot « intégriste » ou de son pendant « intégrisme » que l’on a vu refleurir, comme par hasard, ces derniers jours. Dans une certaine presse, on se plait à entretenir la peur et la confusion, premier barrage pour empêcher la réflexion sur un sujet.
Ainsi, ce seraient des intégristes ou le chef des intégristes ou les représentants de l’intégrisme que le cardinal Levada aurait reçu le 14 septembre. Et, ce sont ces affreux « intégristes » qui devraient maintenant accepter intégralement, en bloc, et sans rien dire, le Concile Vatican II, sans quoi, aucune réconciliation ne serait possible, comme le dit un « préambule » que l’on admet par ailleurs être « confidentiel », grâce à Mgr Fellay qui a eu l’intelligence de le signaler dans son entretien à DICI.
Oui, les mots ne sont pas neutres, mais on s’étonne toujours que Radio Vatican, par exemple, donne la parole à ceux qui les utilisent ou qui ont la mauvaise manie de se moquer des cardinaux…
D’autant que l’on semble dire que les « intégristes »...















