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Entretien avec les responsables de Réunicatho
- Trois ans après l’entrée en vigueur du Motu Proprio Summorum Pontificum, quel bilan dressez-vous en France ? Réunicatho : Au-delà de l’évolution, certes trop lente mais régulière, du nombre de messes célébrées selon la forme extraordinaire (un bilan précis sera présenté au début du colloque), nous pouvons dire que le bilan de ces trois premières années est très positif. Qui auraient imaginé, avant le Motu Proprio Summorum Pontificum, une telle évolution des mentalités ? Aujourd’hui, la grande majorité des catholiques pratiquants connait l’existence légitime de la messe traditionnelle et accepterait qu’elle soit célébrée dans sa propre paroisse. Le nombre de prêtres et de séminaristes diocésains qui s’intéressent à cette forme liturgique ne cesse d’augmenter. Les évêques français sont en train de réaliser que l’avenir ne pourra se construire sans cette richesse spirituelle et liturgique que nous offre l’Eglise. - Présentez-nous ce colloque ? Qu’en attendez-vous ? Réunicatho : Les organisateurs de la troisième rencontre liturgique, fidèles catholiques de différents diocèses, souhaitent, à leur place, participer à l’indispensable dialogue voulu par Benoit XVI sur la question liturgique. Nous sommes convaincus que la forme extraordinaire du rite romain nourrit et protège notre Foi ; notre attachement à cette forme est fondamental et nous espérons que son développement permettra d’enrichir la forme ordinaire et de corriger les abus que l’on voit trop souvent dans les paroisses de France. Le thème du colloque « Motu Proprio, n’ayez pas peur » s’adresse donc à tous ceux qui ne connaissent pas encore cette forme ou qui ne la pratiquent pas ; qu’ils n’aient pas peur de tenter l’expérience de la Tradition ! Le thème s’adresse aussi à tous ceux qui ont la chance de se nourrir régulièrement de la... 
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SPO : entretien exclusif avec l’abbé de Tanoüarn (2)
Comme je l’ai annoncé ce matin (ICI) voici la suite de l’entretien exclusif que l’abbé Guillaume de Tanoüarn a accordé à ce blog. Il s’agit d’un texte important, qui mérite d’être lu attentivement tant il pose les questions importantes pour l’avenir. Même si pour des questions concernant la facilité de lecture j’ai décidé de publier en deux parties cet entretien il convient de ne pas dissocier les deux propos.  Ch. S.P.     – Je vous arrête dans votre élan et j’en viens à aujourd’hui. Qu’a donc de spécifique la formation que l’IBP proposait à Rome ? GdT : Le petit convict romain, dirigé avec l’enthousiasme et l’intelligence des personnes, qu’on lui connaît, par l’abbé René Sébastien Fournié, et dont l’abbé Laguérie m’avait nommé modérateur, offrait le premier avantage évident de se trouver à Rome et de faire chaque jour la démonstration que l’Institut du Bon Pasteur voulait être soluble dans l’Eglise romaine. Il me faut insister sur ce point : aucun groupe ne peut prétendre avoir le monopole de l’Eglise, qui, parce qu’elle est catholique, est véritablement universelle, universelle non seulement en droit mais en fait. C’est cette universalité de l’Eglise, loin de tous les communautarismes, loin de je ne sais quel communautarisme intégriste, que l’on apprend d’abord à Rome. Concrètement comment cela se passait ? Les séminaristes avaient accompli dans des séminaires à l’ancienne leurs années de philosophie (la première partie du cursus) et ils suivaient à Rome des cours de théologie. L’avantage d’une telle organisation était double. On s’était donné trois ans pour « plier la machine », pour former des jeunes lévites à l’esprit des conseils évangéliques et pour leur donner un « esprit maison ».... 
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Exclusif SPO : un entretien avec l’abbé Guillaume de Tanoüarn (1)
La reprise, sur ce blog, des très courts propos “prolégoméniques” de l’abbé Guillaume de Tanoüarn, assistant du supérieur général de l’Institut du Bon Pasteur – l’abbé Philippe Laguérie –, parus sur son MetaBlog le 9 juillet et où l’abbé regrettait la décision de son supérieur général de supprimer « d’un trait de plume » le convict romain de l’IBP, a suscité sur d’autres blogs et forums des commentaires parfois déplacés sur les miens. On n’a pas vu, ou pas voulu voir, que l’abbé posait une question d’une colossale importance pour l’avenir, qui est celle de la formation intellectuelle des futurs lévites et qui constitue aujourd’hui le vrai débat sur l’“affaire” du convict romain de l’IBP. Cela, certes, ne flatte pas le goût de la polémique que cultivent certains. Le problème n’est évidemment pas là. Il est, très exactement, dans l’approfondissement urgent de la réflexion sur la formation intellectuelle et pastorale des futurs prêtres, que l’on qualifiera pour faire simples de “traditionalistes”, dans les conditions vraies de notre temps et non dans un monde rêvé ou fantasmé. Qu’on le veuille ou non, que cela plaise ou non, pour ce qui est de la formation intellectuelle, l’abbé de Tanoüarn en connaît « un rayon ». C’est pourquoi j’ai souhaité lui donner la parole pour qu’il puisse s’expliquer en long, en large et en rondeur… Il a accepté, voici quelques jours, de répondre à mes questions et je l’en remercie. Le texte est substantiel et développé, mais un tel débat méritait bien qu’on lui permette un peu de place. Après tout, la pédagogie est pétrie de répétitions et aussi parfois de longueurs… C’est pourquoi je publie cet entretien en deux parties. La première, vous le trouverez ci-dessous et la seconde, ce soir, à 18H00. Bonne lecture.   Ch. S.-P.   ...