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Rumeurs infondées sur l’échec des discussions entre Rome et la FSSPX
Le site Disputationes Theologicae, dirigé par des membres de l’Institut du Bon Pasteur et d’excellente tenue, vient de publier un article d’humeur, sous le titre : « L’échec des colloques doctrinaux avec la Fraternité Saint-Pie-X et la question d’un « ordinariat traditionnel » ». L’article d’un ton très dur, ce qui certes s’explique de la part d’un « frère ennemi » très proche, peut se résumer en disant qu’il a une triple visée : 1/ L’article fait état des rumeurs selon lesquelles les colloques organisés par la Commission Ecclesia Dei, dans le cadre de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, seraient notoirement un « échec » faisant apparaître à tous que la Fraternité est schismatique. Rumeurs infondées : l’auteur de l’article a mal interprété les informations qu’il a recueillies (auxquelles se rajoutent aussi les rumeurs venues d’une minorité active de prêtres français de la FSSPX hostile à une reconnaissance canonique). En fait, il semble que le ton des représentants de la FSSPX ait paru « étroit ». Mais des deux côtés ont se réjouit réellement de ce que les discussions ont été très franches, et qu’elles ont effectivement permis de parvenir au but, finalement modeste, qui leur était assigné : déterminer précisément quels étaient les points controversés et connaître quelle était la doctrine de la FSSPX sur ces points. 2/ L’article semble donner une nouvelle inédite : une solution canonique avantageuse va être proposée (il précise « avant l’été ») à la FSSPX, de type ordinariat, qui lui assurerait une indépendance d’action vis-à-vis des évêques. En fait, cette information contredit partiellement les rumeurs sur l’échec des discussions, et elle est connue depuis longtemps. Il est notoire à Rome, depuis la fin de l’année dernière, que le Saint-Père tient personnellement à proposer à nouveau une solution de ce type à Mgr... 
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L’abbé Aulagnier a foi en l’agence APIC et en Il Giornale
Toujours sur son site, l’abbé Aulagnier publie la dépêche de l’agence KIPA/APIC, que j’ai également publiée, sur l’instruction d’application du Motu Proprio Summorum Pontificum. Il ajoute ce commentaire : Je crois à cette annonce et pas à celles que nous faisaient  tous les prophètes de malheur: un retour en arrière dans l’application du Motu Proprio de Benoît XVI. Il y a nécessairement dans un gouvernement une cohérence et dans la pensée et dans l’action, surtout si ce gouvernement est celui du Souverain Pontife.  Déjà, sous le Pontificat de JP II, le cardinal Stickler avait laissé entendre clairement que quelles soient les pressions, le pape n’irait pas en arrière. Je le crois d’autant plus pour Benoît XVI. IL s’est exprimé des années durant sur la liturgie, sur une nécessaire réforme liturgique. Le Conclave a su qui il élisait comme Pape en choisissant le Cardinal Ratzinger. Il est peut être « réservé », il est peut être « discret », il est peut-être « doux ». C’est son caractère. Mais il est cohérent. Il est logique. Il croit à la vérité de ses propositions. Il ne va pas changer de politique tous les quarts d’heure quelles que soient les pressions qu’il peut subir de ci de là. Courage. Et prions. Et toutes ces pétitions sont inutiles et qui plus est, un « affront » au Souverain Pontife. C’est croire que le Pontife est une girouette. C’est pas sérieux. Nous aussi nous voulons croire en la vérité de cette annonce. Et que l’abbé Aulagnier y croit ou pas ne changera rien à la réalité. Il était facile de se rendre à Rome pour se renseigner auprès des personnes compétentes, en multipliant comme il se doit les sources d’information et vérifier que  les rumeurs étaient fondées. Elles ne mettaient pas en cause Benoît XVI lui-même, mais une partie de ceux qui travaillent à cette question. L’abbé Aulagnier ne s’est pas interrogé sur l’éventuelle répercussion... 
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L’offensive des néo-bugniniens : Golias confirme le rôle de Mgr Scicluna, homme de confiance du cardinal Levada
Notre confrère Golias entre à son tour – mais lui, avec délectation – dans la grande agitation concernant l’Instruction d’application du Motu Proprio. Il le fait sous un angle plus large, celui d’un  « Tournant dans la restauration ? » (avec un point d’interrogation), par un article de Romano Libero, du 10 mars 2011, où tout est calculé pour inquiéter au maximum les tenants de ladite restauration. Romano Libero se demande : « Faut-il croire à un tournant dans l’actuel pontificat ? Un tournant qui en corrigerait l’orientation traditionaliste jusqu’alors dominante ou du moins émergente au profit d’un nouveau recentrage que l’on ne saurait certes qualifier de progressiste mais qui nous éloignerait en tout cas d’une restauration old style digne de ce titre. Beaucoup au sein de la galaxie traditionaliste en sont aujourd’hui convaincus. Ils sont déçus par un Benoît XVI hésitant à embrasser véritablement la cause de la tradition et multipliant les initiatives en sens inverse, soit par concession, soit – ce qui serait pire du point de vue tradi – par indécision de fond (ou fluctuation de conviction). En tout cas la béatification de Jean-Paul II, l’hypothèse d’un décret d’application limitant le retour à l’ancienne liturgie, et surtout Assise III ont fait déborder le vase. La confiance est désormais ébranlée. » Il ajoute : « S’ajoute à ces trois points essentiels le soupçon quant aux véritables intentions du cardinal Antonio Cañizares, préfet de la congrégation pour le culte divin, auquel on impute le sombre dessein de contenir le plus possible la parenthèse miséricordieuse (pour reprendre une expression de l’évêque français Pierre Raffin) ». Il se fait même plus précis : « Semble certaines rumeurs récentes, le Pape aurait finalement consenti à une sorte de repli stratégique sur la position de fond de la deuxième, même si c’est sous la forme la plus traditionnelle... 
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La voix des usagers du Motu Proprio partiellement entendue ?
Comme je le disais ce matin, je n’ai pas eu le temps de vérifier les affirmations de Messainlatino concernant les informations nouvelles touchant l’instruction d’application du motu proprio. Un ami bien introduit a pu le faire et me fait parvenir ce texte qui confirme à la fois les propos de Messainlatino et donne des explications sur les implications futures. Rome garde très jalousement ses secrets, mais Rome est aussi, plus que jamais, une maison de verre : on ne sait théoriquement rien de ce qui se passe dans les bureaux des dicastères, mais en fait on connaît presque tout. Ce qui fait que tout bouge et tout peut bouger tout le temps. Est-ce le cas pour l’Instruction pour l’application de Summorum Pontificum ? Il faut savoir aussi qu’en droit canonique une Instruction est un texte (approuvé parfois par le Pape, comme celui-ci) explicitant les dispositions d’une loi, qui s’adresse à ceux qui doivent veiller sur son application (canon 34). Autrement dit, le paradoxe de ce texte-là est qu’il est préparé par la Commission Ecclesia Dei, essentiellement pour son propre usage, puisque c’est elle qui est chargée de veiller sur le Motu Proprio. En raison de la matière, cette préparation se fait sous haute surveillance : celle des adversaires à divers degrés du Motu Proprio (y compris dans sa propre maison, le Saint-Office) ; et aussi celle des usagers, en premier lieu, ce qu’il est convenu d’appeler désormais le Tradiland, dont les réactions se répondent et se démultiplient d’un bout à l’autre de la planète presque instantanément. Une « prise de parole » des laïcs, voulue par le Concile, mais qui est pour le coup assez redoutable, et que certains clercs ont beaucoup de mal à supporter. Nous ne revenons pas ici sur les informations successives données sur ce blogue, ni sur celles du blogue italien particulièrement bien renseigné Messa in latino. A cette heure, les rumeurs divergent sur le fait que... 
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L’opération Cheval de Troie contre le Motu Proprio se confirme
Alors que la disparition de la nouvelle sur le site Rorate Caeli reste mystérieuse, Messainlatino confirme la nouvelle de l’étranglement programmé du motu proprio Summorum Pontificum à travers l’instruction d’application qui devrait paraître prochainement. Comme le note très justement Messainlatino, ce qui est en jeu dans cette affaire, c’est tout simplement la propagation dans les diocèses et parmi les séminaristes et prêtres diocésains de la forme extraordinaire, qui elle-même n’est pas une simple fin en soi mais signifie pour l’Église une profonde revitalisation de sa liturgie (même en forme ordinaire) et d’un retour à sa doctrine traditionnelle. Messainlatino confirme le mauvais rôle joué par Mgr Charles Scicluna de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, mais met également en cause le cardinal Cazinarès. Il semble, en effet, que celui-ci ne prenne pas la mesure des enjeux de cette instruction et ne perçoive finalement la liturgie traditionnelle seulement comme une question de sensibilité, à laquelle il n’est pas opposé, mais dont il ne voit pas la portée plus profonde. Reste que Ecclesia Dei dépend non de lui mais de la Congrégation pour la doctrine de la foi et qu’en dernier ressort le texte reste à signer par le pape. De son côté, Rorate Caeli est quand même revenu sur l’affaire, sans citer de noms cette fois-ci, en déclarant qu’il est tout à fait possible que des personnes mal intentionnées au sein de la curie romaine veulent vider le motu proprio de son contenu via cette instruction. Une opération Cheval de Troie clairement dénoncée par le site et qui appelle les fidèles et les personnalités catholiques à écrire au Saint-Père pour demander le respect de la « lettre » de Summorum Pontificum. C’est en effet une excellente réaction que l’on ne peut que conseiller.  Lire plus →
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Tu es Petrus continue le débat sur le livre de Mgr Gherardini
Le dernier numéro de Tu es Petrus, revue des amis de la Fraternité Saint-Pierre en Fance, vient de sortir. Sobrement, la Une titre sur le calendrier liturgique que publie la revue chaque année à cette époque. On y trouve, en effet, outre le calendrier liturgique pour 2011, la liste complète des lieux de culte des messes célébrées dans le cadre de l’application du motu proprio Summorum Pontificum. Mais l’intérêt de ce numéro ne se limite pas là. La revue consacre, en effet, deux articles au livre de Mgr Gherardini Le Concile Œcuménique Vatican II : un débat à ouvrir. Le premier article est signé du Frère Polycarpe-Marie du Sacré-Cœur, dont on aimerait savoir d’où il vient. Le second est celui d’un laïc, Arnaud de Lassus, de l’Action familiale et scolaire, qui opère ainsi un retour dans les milieux Ecclesia Dei. L’article du Frère Polycapre-Marie se veut très équilibré, évitant les jugements à l’emporte-pièce, essayant d’entrer dans le dessein de l’auteur, distribuant les bons et les mauvais points sur l’ouvrage lui-même. En conclusion, il s’accorde avec l’auteur de l’ouvrage pour ce qui concerne la nécessité d’un débat « théologique » (et non pas médiatique) sur le Concile Vatican II et plus, encore, sur la nécessité par la Magistère de clarifier plusieurs points de Vatican II, en opérant une œuvre magistérielle. Il se démarque de l’auteur quant à la méthode. C’est ici qu’il faut faire entrer une remarque qui ne vise pas seulement l’article du Frère Polycarpe-Marie, mais plus globalement, le climat intellectuel dans lequel se trouve enfermé le catholicisme français. Quand l’auteur de l’article écrit qu’il apparaît fallacieux de résumer le livre de Mgr Gherardini en disant : « Même à Rome, on commence à discuter de la catholicité du concile Vatican II », il y a comme un fossé avec la réalité. En effet, nombre de cardinaux de curie, de théologiens et de prélats... 
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Mgr Fellay conclut le congrès du Courrier de Rome tout en nuances
Hier soir, dimanche 9 janvier, à la Maison de la Chimie, rue Saint-Dominique, Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX), a fait, selon l’usage, l’intervention finale du colloque organisé par l’abbé du Chalard (Courrier de Rome) et l’Institut Saint-Pie X. Pour bien comprendre la spécificité de l’exercice, il faut avoir à l’esprit que Mgr Fellay s’exprime publiquement, sachant que ses propos seront rapportés et commentés ad extra, mais il le fait paradoxalement en parlant à usage interne, avec un langage interne très connoté, en direction de ses prêtres. Il répondait aux questions successives de l’abbé Lorans, par des exposés successifs, certes très « Fraternitécentristes », mais dont la tonalité peut se résumer ainsi, si on retient les points qui ont paru les plus saillants aux auditeurs, parfois assez surpris : -       Sur la fondation de la Fraternité sacerdotale par Mgr Lefebvre, Mgr Fellay a insisté sur la volonté première du fondateur de « faire des prêtres », avant même de répondre de manière militante à la crise de l’Église. -       Quant à cette crise et à ses développements présents, Mgr Fellay a très violemment critiqué Assise III, comme il l’avait fait le matin dans son sermon à St-Nicolas du Chardonnet. Mais remarquant cependant qu’Assise II avait été moins pire qu’Assise I, il a émis une hypothèse idéale pour Assise III, à laquelle il ne croyait pas (le pape pourrait appeler ses invités à se convertir), et il n’a tiré aucune conséquence (« nous verrons ce que cela donnera dans les discussions »). -       À propos de ces discussions doctrinales qui se tiennent à Rome, il a lourdement insisté sur le progrès « inouï » qu’elles représentaient en elles-mêmes. Jamais Rome ne discute de son magistère. C’est une chose impossible. Or, Rome accepte de discuter du Concile, parce qu’il n’est pas infaillible.... 
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Dans La Nef, Mgr Gherardini fait toujours débat
Dans son courrier des lecteurs de son numéro de janvier, La Nef publie un échange très éclairant sur l’incompréhension qui existe dans le débat Mgr Gherardini/Père Valuet. Dans son courrier, l’abbé Claude Prieur dit le malaise qu’il a ressenti à la lecture de l’analyse de l’article du Père Basile sur le livre de Mgr Gherardini : Est-ce débattre que de conclure à partir de tant de contre-vérités assénées comme des évidences, qui plus est s’adressant à ce prélat nourri de science et d’expérience comme on le ferait du maître à l’élève ? La question est posée par l’abbé Prieur. Plus que le fond, il évoque ici la forme, notamment, je suppose, celle de la version longue, qui ne fut pas publiée dans La Nef mais sur le site de la revue. Il aborde aussi le fond, à savoir le magistère, et c’est me semble-t-il, la vraie question. Que dit l’abbé Prieur dans l’extrait publié par La Nef (qui indique par des crochets que la lettre n’est pas publiée dans son intégralité) : Le P. Basile, par ailleurs et si l’on va au fond des choses, inverse les fruits du magistère. Erreur introuvable chez Mgr Gherardini pour qui le magistère reste un instrument au service d’une fin : le service de la vérité – qui est le Christ – et ce qui s’y rapporte, tout entière contenue dans la Révélation, la Tradition et leur permanente actualité. Plus loin, l’abbé Prieur ajoute : Si on relit attentivement le P. Basile pour dégager sa propre clé de lecture, à travers un fatras d’affirmations péremptoires, le Magistère trouve sa fin en lui-même comme fonction. Il suffira alors d’en être convaincu pour aligner sa foi et sa conduite sur ce baromètre toujours intangible sous peine d’être voué à la disqualification éternelle. Cela dit, l’abbé Prieur termine par cette conclusion : La question est de savoir si la magistère dans sa fonction, ses multiples degrés et points d’application, peut ou non manquer à... 
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Réforme de la réforme ou nouveau mouvement liturgique ?
Dans un entretien accordé le 24 décembre dernier à Il Giornale, le cardinal Canizares, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, évoque l’état de la liturgie catholique aujourd’hui et se prononce sur son avenir. Bien que l’homme soit courageux et conscient de la réalité, il ne peut s’empêcher d’emettre un jugement positif sur la réforme liturgique. Le préfet de la congrégation pour le Culte divin estime ainsi qu’il ne faut pas douter du renouvellement liturgique conciliaire, notamment parce qu’il aurait apporté une plus grande participation de la part des fidèles et renforcé la présence de la Sainte Écriture. Que l’on me pardonne, mais il s’agit vraiment de tarte à la crème. Depuis l’arrivée du pape Benoît XVI, un effort était entrepris en haut lieu pour expliquer que la participation active des fidèles avait été dévoyée en une espèce d’auto-célébration. On nous répète maintenant qu’il s’agit d’un des acquis du Concile. L’anti-pédagogisme d’un lectionnaire découpé en trois années nous est présenté comme le renforcement de la présence de la Sainte Écriture alors que la messe traditionnelle est composée dans son seul Ordo d’un grand nombre d’extraits de la Bible et que sa pédagogie de la répétition renforce la connaissance et l’approfondissement des Saintes Écritures (et ne parlons pas du nouveau bréviaire où les psaumes ont été caviardés, ni de la qualité des hymnes). Heureusement, le cardinal Canizares note aussi les ombres de cette réforme : déformation arbitraire, sécularisation, célébration de l’assemblée, créativité perpétuelle, perte du sens du sacré. Face à ce constat, que préconise le cardinal ? Comme si les choses n’avaient pas avancé, on se retrouve au moment de la parution de L’Esprit de la liturgie, livre du cardinal Ratzinger, au début des années 2000. Les préconisations du cardinal Canizarès sont celles... 
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La Nef célèbre ses vingt ans
La Nef fête en ce mois de décembre son vingtième anniversaire (cf. son site). En 20 ans, cette publication, au carrefour du magazine et de la revue, s’est imposée, non seulement dans le monde traditionnelle, mais plus largement dans le monde catholique français et romain. Son fondateur, Christophe Geffroy, en est toujours le directeur. Venu du monde de l’industrie, après des études d’ingénieur et Science-po Paris, Christophe Geffroy s’était essayé au journalisme en lançant quelques fanzines religieusement catholiques et politiquement à droite. Il collabora également à Itinéraires. Auparavant, il avait retrouvé la foi catholique au contact de la Fraternité Saint-Pie X qu’il refusa de suivre en 1988. C’est alors qu’il voulut fonder une publication, carrefour de toutes les tendances traditionalistes. Le projet devait voir le jour en 1990 avec La Nef, nom repris d’une revue littéraire plutôt ancrée à gauche. Très vite, l’idée d’être une publication carrefour se heurta à la réalité des affrontements. Dès le premier numéro, Jean-Marie Paupert, décédé cet été, écrivait un article sur Mgr Lefebvre qui devait attiser la méfiance envers la jeune publication. Malgré tout, celle-ci continua sa route et s’imposa par les qualités de ses articles et son ouverture. Lors de l’affaire des signataires de la Fraternité Saint-Pierre puis des responsa du cardinal Medina, La Nef eut à subir de fortes critiques de la part des milieux traditionalistes les plus attachés à la défense de la pureté de l’ancien rite. C’est à ce moment que dom Basile devint peu à peu le « théologien » de la revue, lui fournissant les armes théologiques nécessaires dans les controverses du moment. Au fil des années, La Nef subit une véritable évolution dont la dernière en date est constituée par la récupération d’anciens éléments de la revue Immédiatement. L’un d’entre eux, Jacques de Guillebon devint directeur délégué... 

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