Posté par summorum-pontificum dans
Courrier des lecteurs le 08/01/10 |
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L’Épiphanie : suite
J’ai reçu dans la nuit un long message électronique de l’abbé Guimon, chapelain de Notre-Dame des Armées, à propos de la fête de l’Épiphanie. Je reproduis
ce long texte, sans les annexes et sans y ajouter de commentaires. Ils viendront éventuellement plus tard.
Reproduction du message de l’abbé Guimon :
Fête de l’Epiphanie
NDA – Abbé Larurent Guimon
A PROPOS DE LA SOLENNITÉ EXTÉRIEURE DE L’EPIPHANIE
A – Définition d’une solennité extérieure
Le Code des rubriques promulgué par Jean XXIII le 25 juillet 1960 définit clairement ce qu’est une « solennité extérieure »:
« On entend par solennité extérieure d’une fête la célébration de cette fête en dehors de l’office, pour le bien des fidèles, un jour où cette fête est empêchée, un dimanche lorsque cette fête
tombe en semaine, ou un autre jour déterminé » .
Les solennités extérieures sont des phénomènes liturgiques récents dus aux législations modernes peu favorables à l’influence sociale du christianisme.
En France, le décret Caprara (9 avril 1802) , annexe au Concordat, fixe les solennités de l’Epiphanie, de la Fête-Dieu, de la fête des saints Pierre et Paul et des saints patrons au dimanche le
plus proche (proxime) de ces fêtes, et détermine les quatre fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption et Toussaint).
C’est ce décret, dont le but était de donner une législation sur les jours à fêter après les bouleversements révolutionnaires, qui encore aujourd’hui détermine en France les fêtes d’obligation
:
« La Conférence des évêques maintient le statu quo pour les fêtes d’obligation en France, en vigueur depuis le décret du cardinal [Giovanni Battista] Caprara en 1802 » .
B – L’organisation du cycle de l’Incarnation (Nativité)
B-1 – Avant la réforme liturgique post-conciliaire, les fêtes...