Revue de presse

Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 16:37

Je n’ai pas encore pris le temps de signaler la parution de trois excellentes publications. Je veux parler du Baptistère qui en son numéro de janvier-février (n°49) continue d’informer ses lecteurs sur les nouvelles touchant le monde traditionnel, principalement Ecclesia Dei. On trouvera une rubrique très utile concernant la célébration de la messe selon la forme traditionnelle en France et ailleurs. (www.baptistère.net)

Autre publication très intéressante, celle de l’association Una Voce, certainement l’une des plus anciennes des revues favorables à la tradition liturgique latine. Un dossier vraiment excellent est consacré au thème de « L’Église et l’éducation, la liturgie comme école de sainteté ». On y trouvera un passionnant entretien sur ce sujet avec le professeur Jean de Viguerie mais aussi un compte-rendu de l’assemblée générale de la Fédération internationale Una Voce, laquelle note un lent changement à travers le monde en faveur de la liturgie traditionnelle, changement rendu possible par le motu proprio Summorum Pontificum. (www.unavoce.fr).

Dans un autre style, le bulletin de l’historien catholique Yves Chiron, Aletheia, a consacré son dernier numéro de janvier à la publication d’un texte inédit d’André Charlier à propos du jeune dom Gérard Calvet. Essentiel pour comprendre la vie de ce moine et l’influence d’André Charlier. Yves Chiron sera-t-il le biographe de dom Gérard ? C’est fort possible. (abonnement postal 15 euros par an, yveschiron.blogspot.com/)

Par Christophe Saint-Placide - Publié dans : Revue de presse
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 17:02
X.A., le maître de bord du Forum catholique, propose sur son blog personnel une étude « sur le nombre précis de messes traditionnelles célébrées dans le monde, par pays ». Une étude réalisée par un lecteur et qui mérite d'être prise en compte.
De son côté, l'abbé Guillaume de Tanoüarn a commenté cette étude sur son Metablog :
« J’ai retenu les pays comptant chaque dimanche plus de 20 messes, pour que les pourcentages aient un sens. Sur la première marche du podium (Campos oblige), les évêques brésiliens autorisent 87,5% des messes dites chaque dimanche (42 sur 48). A côté, les évêques italiens: 84,9% d’autorisation (73 sur 86). Presque aussitôt, les Etats-Unis, très généreux: 80,5% d’autorisation (289 sur 359). Sur la seconde marche du podium, le Royaume-Uni: 69,8% d’autorisation (37 sur 53). Tout de suite après, les chiffres descendent.

Australie: 60,7% (17 messes autorisées sur 28), Canada presque pareil (23 sur 39), et Pologne: 57,7% (15 sur 26). L’Allemagne n’est qu’à 55,7% (49 sur 88), et la France est dans le bas du classement de la générosité épiscopale, avec 50% seulement d’autorisation. Seule la Suisse fait pire : 21 messes autorisées sur 45. Autrement dit, aux États-Unis, pour une messe « FSSPX », on compte quatre fois plus de messes autorisées. Si les évêques français se montraient aussi généreux, ils autoriseraient 644 messes. Ils n’en autorisent que… 156. »

Cette analyse a donné lieu un échange très intéressant avec des lecteurs du blog. En voici un extrait. Il fuat lire le reste sur le Metablog :


« Un lecteur du MetaBlog me demande: "Dois-je comprendre que des prêtres avec un 'celebret' d'un évêque diocésain, d'une congrégation religieuse en communion avec Rome ou une communauté ED, célèbrent des messes dans la forme extraordinaire du rit romain sans la permission de l'évêque? Ou dois-je comprendre que les messes célébrées par la FSSPX sont considérées comme non-autorisées?"

Elles ne sont effectivement pas autorisées par les évêques, mais surtout, ce qui n'est pas autorisé, c'est les messes que diraient un certain nombre de prêtres diocésains s'ils les disaient, mais qu'ils ne disent pas parce que leur évêque freine des quatre fers contre l'application du Motu Proprio.

Prenez la carte des implantations de la Fraternité Saint Pie X - c'est en quelque sorte le noyau dur. Autour du noyau, les évêques américains autorisent un volume quatre fois plus important de messes en union avec eux-mêmes. Le mix français est plus corsé: un volume de messes "Ecclesia Dei" seulement, pour un volume de messes "FSSPX". Autrement dit, pour chaque messe "FSSPX" il y a en France une seule et unique messe "Ecclesia Dei" alors qu'il y en aurait quatre si on utilisait la recette américaine. Autrement dit encore: avec la recette française (un pour un) on a 2 messes, avec la recette américaine (quatre pour un) on aurait 5 messes. Il manque donc plus de la moitié des messes que l'on pourrait avoir, et je dis...

... je dis que si on ne les a pas, c'est parce qu'elles ne sont pas autorisées. J'ai des témoignages assez directs (non liés au Bon Pasteur, ni liés à ce blog) de personnes qui veulent assister à cette messe, mais aussi de prêtres qui souhaitent la dire mais qui n'iront pas contre la volonté manifeste de leur évêque.

... je dis que les ressources (humaines, financières) de la FSSPX sont limitées. Elle assure (avec quelques communautés alliées) 156 messes, parce qu'elle ne peut pas faire plus. Les diocèses, eux, disposent de milliers de lieux de cultes, et (je le répète) de prêtres intéressés par cette messe traditionnelle. En matière de messe tridentine, leur offre n'est limitée que parce qu'ils souhaitent qu'elle le soit.

... je dis que si on passait de "deux" à "cinq", il y aurait plus de lieux de messes, monsieur de La Palisse n'en eut pas dit moins. On verrait à ces messes non pas seulement des tradis pur-jus, mais des catholiques venus tout simplement, en voisins. Il est peut-être là le problème: assisteraient à cette messe des gens... lambda, et on ne pourrait plus se boucher le nez en criant qu'il s'agit d'un petit groupe de nostalgiques aigris. »
Par Christophe Saint-Placide - Publié dans : Revue de presse
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 11:52
Sur le site du « journal du “Mesnil-Marie" », Maître chat Lully propose une réflexion intéressante à partir des textes liturgiques, mais en lien avec l'application ou plus exactement la non-application du Motu proprio. J'en cite ici un long extrait mais l'ensemble de son texte est à lire (ICI) :

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« Il y a trois dimanches, l'entrée dans le temps de la Septuagésime nous a permis d'entendre à nouveau la proclamation de la parabole des ouvriers de la onzième heure (Matth. XX 1-16) : en la relisant cette année, j'ai été plus particulièrement touché par cette miséricorde du « Maître de la vigne » qui veut partager largement ses richesses de grâces et le trésor de son Coeur : pour cela  Il ne veut laisser aucun ouvrier sans emploi, aucune compétence ou bonne volonté hors de sa vigne.

La vigne est le symbole de l'Eglise ; aussi cette parabole – au vu des circonstances actuelles – m'a rappelé un passage du discours que le Souverain Pontife a prononcé à Lourdes le 14 septembre 2008 devant l'ensemble des évêques de France :

« Le culte liturgique est l'expression suprême de la vie sacerdotale et épiscopale, comme aussi de l'enseignement catéchétique. Votre charge de sanctification du peuple des fidèles, chers Frères, est indispensable à la croissance de l'Église. J'ai été amené à préciser, dans le motu proprio Summorum Pontificum, les conditions d'exercice de cette charge, en ce qui concerne la possibilité d'utiliser aussi bien le missel du bienheureux Jean XXIII (1962) que celui du Pape Paul VI (1970). Des fruits de ces nouvelles dispositions ont déjà vu le jour, et j’espère que l'indispensable pacification des esprits est, grâce à Dieu, en train de se faire. Je mesure les difficultés qui sont les vôtres, mais je ne doute pas que vous puissiez parvenir, en temps raisonnable, à des solutions satisfaisantes pour tous, afin que la tunique sans couture du Christ ne se déchire pas davantage. Nul n'est de trop dans l'Église. Chacun, sans exception, doit pouvoir s'y sentir chez lui, et jamais rejeté. Dieu qui aime tous les hommes et ne veut en perdre aucun nous confie cette mission de Pasteurs, en faisant de nous les Bergers de ses brebis. Nous ne pouvons que Lui rendre grâce de l'honneur et de la confiance qu'Il nous fait. Efforçons-nous donc toujours d'être des serviteurs de l'unité! »

“Nul n'est de trop dans l'Eglise” : cette toute petite phrase est lourde de sens ; elle montre à l'évidence (car ce n'est évidemment pas par hasard que le Pape l'a placée dans cette partie de son discours) que le Saint-Père est au fait des difficultés rencontrées par les fidèles catholiques qui demandent l'application du motu proprio « Summorum Pontificum cura ».

Benoît XVI sait que des tracasseries sans nombre sont très souvent opposées par les autorités diocésaines aux catholiques qui sont simplement désireux de bénéficier en France, en toute sérénité, de la pleine et simple application des directives du Chef de l'Eglise Catholique. Benoît XVI sait bien que ce qu'il a généreusement et largement accordé à tous les fidèles et à tous les prêtres se trouve trop souvent empêché par ceux qui n'ont normalement pas le pouvoir de restreindre les dispositions qu'il a lui-même établies, et qui – de ce fait – sont coupables d'abus de pouvoir.

Malgré les paroles qui leur ont été adressées de manière très claire par notre Saint-Père le Pape à Lourdes, nous ne pouvons que constater – ce sont des faits bruts, sans commentaires : ils parlent d'eux-mêmes – qu'une majorité de prêtres et d'évêques, au lieu de se comporter en « serviteurs de l'unité », s'enferre dans une attitude d'exclusion et de rejet d'une partie des fidèles, auxquels les qualificatifs les plus péjoratifs sont attribués. Ils sont maintenus dans des conditions de parias et des traitements parfois fort discourtois, voire rudes leur sont réservés… On a bien vu récemment comment le Cardinal Archevêque de Paris a fait envoyer trois cars de CRS afin d'expulser d'une église parisienne une vingtaine de fidèles venus rencontrer leur curé pour lui demander la célébration d'une Sainte Messe tridentine dans la paroisse, et qui attendaient l'entretien promis par le curé en récitant leur chapelet!… »

Par Christophe Saint-Placide - Publié dans : Revue de presse
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 14:01
Dans  le numéro de Présent de ce mercredi 10 février, on peut lire les propos de Jean Madiran qui relie l'effort entrepris par le cardinal Vingt-Trois pour obtenir la condamnation des traditionnalistes à son comportement lors des obsèques de Philippe Séguin. Une analyse à prendre en compte…

« Avant le 11 janvier 2010, le Cardinal pouvait exercer son hostilité aux dispositions pontificales du 07.07.07 sans avoir besoin, en outre, d’instrumentaliser l’affaire à des fins de diversion tactique.

 Après le 11 janvier, son hostilité a marqué un redoublement manifeste et provocateur, jusqu’à préparer une condamnation solennelle des traditionalistes qui réclament une messe non point mensuelle ou bi-mensuelle, mais hebdomadaire, chaque dimanche, comme il est normal.

 Il est bien difficile de croire à une simple coïncidence qui serait accidentelle et sans signification. Tout se passe comme si le Cardinal, voulait, en dramatisant davantage son affrontement avec les traditionalistes, détourner l’attention et obtenir que l’on parle d’autre chose.

Autre chose que quoi ?

Autre chose que le 11 janvier 2010.

Le 11 janvier 2010, comment l’oublier ? lors des obsèques aux Invalides de Philippe Séguin, le Cardinal « présida » une messe de funérailles où l’eucharistie fut distribuée à toute une classe politico-médiatique d’avorteurs, de complices des lois et des pratiques abortives, de prosélytes de la promotion juridique et scolaire de l’homosexualité.

 La communion leur fut d’ailleurs donnée comme il convient sans doute à des citoyens conscients de l’éminente dignité moderne de leur personne humaine, c’est-à-dire dans la main, et fièrement debout, selon un rite qui manifeste son profond respect de l’autonomie morale des sans Dieu.

On savait d’avance quelles seraient les particularités dominantes de l’assistance. Dans un tel cas, il convient d’afficher à la porte d’entrée, et au besoin de répéter oralement que pour recevoir la sainte communion il faut être baptisé, catholique, et n’avoir conscience d’aucun péché mortel non encore absous. Il ne nous appartient pas de connaître, et encore moins de juger, l’état au for intérieur de tant d’étranges communiants, ni du Cardinal qui « présidait » la messe. Mais au for externe, il est évident qu’il s’agissait de pécheurs publics en grand nombre ; et le Cardinal présidant a mérité le titre, qui l’accompagne désormais, de « président des pécheurs publics ».

On doit toutefois lui reconnaître une excuse : interdire la communion aux pécheurs publics eût été de sa part, et à ses propres yeux, une discrimination coupable, alors que lui-même professe le conformisme de se déclarer tout à fait engagé dans la « lutte contre toute espèce de discrimination ».

 Vers la fin de la IIIe République, les politiciens publiquement compromis dans une très sale affaire disaient entre eux, en manière de boutade : « Il faudrait une guerre pour faire oublier ça. » Ce qui s’est largement vérifié. Aujourd’hui, quand il parle au Souverain Pontife ou à n’importe qui, le Cardinal sait bien que son interlocuteur pense en silence à l’énorme festival de sacrilèges qu’il a présidé aux Invalides le 11 janvier 2010. Peut-être un déchirement aussi profond que celui de la condamnation de l’Action française en 1926 pourrait-il « faire oublier ça ». On entend murmurer de plus en plus fort, dans certains milieux épiscopaux, qu’il existe encore un « courant maurrassien » dans le catholicisme, et qu’il faut le condamner comme une « résurgence du paganisme le plus cynique et le plus dangereux » qui ait jamais existé. Ainsi parlait le cardinal Lustiger, c’était l’une de ses obsessions. De toutes façons, le président du festival paraît moralement handicapé pour longtemps, et c’est justice. Nous comprenons qu’il en soit mortellement accablé, et bien à plaindre. »

Par Christophe Saint-Placide - Publié dans : Revue de presse
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 11:52

Sur son blog personnel, Xavier Arnaud, le fondateur du Forum catholique, attire notre attention sur une étrange mise en garde émise par un prêtre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X à l’encontre des écoles hors contrat se situant dans la mouvance « Ecclesia Dei ».

À en croire Xavier Arnaud, l’abbé Vassal aurait publié dans le bulletin L'Aigle de Lyon (n° 244, février 2010, pages 1 et 2) un texte dont voici un court extrait :

« Par cohérence dans le combat de la Tradition, nous pouvons même aller encore plus loin. Est-il normal de confier nos enfants à des écoles primaires dépendant des congrégations Ecclesia Dei qui s'interdisent par principe (du fait même de leur dépendance à la commission Ecclesia Dei) de remettre en cause le funeste concile Vatican II et l'apocalyptique esprit d'Assise ? Et si ces enfants ne sont pas encore capables de souffrir de cette incohérence, n'est-ce pas justement les habituer à ne plus savoir rien distinguer et leur permettre de contracter à la longue des amitiés qui parleront dans leur vie à la place de l'esprit de Foi ? »

Xavier Arnaud dresse un petit état de la question qui permet de comprendre la situation :

« Pour éclairer le liseur, on précisera que l'agglomération lyonnaise compte deux écoles primaires catholiques hors contrat : l'école st Dominique Savio (dont l'aumônerie est assurée par d'anciens prêtres de la fraternité St Pierre qui ont rejoint l'archidiocèse) et l'école Ste Jeanne d'Arc, créée en août 2007. (…)Je trouve lamentable que l'on puisse laisser entendre que cette école, qui est aujourd'hui placée sous la direction de la Fraternité St Pierre (l'abbé Benoit de Giacomoni en est le directeur, l'abbé Jérôme Lebel en assurant l'aumônerie).

Lire de la plume d'un prêtre l'exhortation à "prier "le Père des Cieux qu'Il accorde enfin à ses petits Lyonnais un primaire où ils soient non seulement à l'abri de la perversion moderne, mais encore des compromis conciliaires." me parait effrayant. J'y vois là encore une gifle donnée à nos prêtres et à nos institutrices dont nous connaissons et reconnaissons les qualités. »

 

Est-on certain que les propos de l'abbé Vassal fassent vraiment avancer les choses dans la défense de la foi catholique et le bien des âmes ?

Par Christophe Saint-Placide - Publié dans : Revue de presse
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