Questions et analyses

Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /2010 05:55

Plusieurs questions me sont parvenues à propos du livre de Mgr Gherardini : Le Concile Vatican II : un débat à ouvrir. Voici quelques réponses :

On peut trouver celui-ci en vente à la libraire France livres.

On peut aussi s’informer auprès du diffuseur français qui est Le Courrier de Rome : B.P. 10156 – 78001 Versailles – Télécopie : 01 49 62 85 91 – Courriel : courrierderome@wanadoo.fr

On notera que l'auteur prend ses distances dans son introduction avec les travaux du Courrier de Rome. Raison de plus, de ce fait, pour saluer le travail de diffusion réalisé par cette publication, en espérant qu'elle dépassera cependant les milieux proches de la Fraternité Saint-Pie X.

Le prix du livre est de 15€.



Au sujet de ce livre, La Porte latine a publié un extrait d’un article paru dans Fideliter, n° 194 de mars-avril 2010, donnant sous la signature de Côme Prévigny, une présentation de ce livre. En voici un extrait :

« Avant d’aborder méthodiquement les textes conciliaires qui lui paraissent, de manière emblématique, particulièrement problématiques, Mgr Gherardini prend soin de désamorcer le soi-disant caractère « définitoire » de Vatican II qui devait en faire un troisième Testament. Le prélat rappelle la nécessité de placer le Concile dans son contexte et de veiller à considérer les intentions que les papes Jean XXIII et Paul VI lui avaient assignées : un objectif pastoral qui évacuait tout désir de proclamer des définitions de foi :

« Lorsqu’un concile présente lui-même le contenu et la raison de ses documents sous la catégorie de la “pastoralité” en s’autoqualifiant de “pastoral”, il exclut par là même toute intention de définition. En conséquence, ce concile ne peut prétendre à la qualité d’un concile dogmatique, et personne ne peut la lui conférer. Et ce même si, dans son contenu, il fait certaines références aux dogmes du passé et développe un discours théologique. “Théologique” n’est pas nécessairement synonyme de “dogmatique”. »

Désormais, ce ne sont plus les membres de la Fraternité qui avancent cet argument de la pastoralité, c’est l’un des plus éminents doyens de faculté romaine.

De même, le professeur d’ecclésiologie ne veut pas trop opposer Concile et postconcile. Selon lui, l’un nourrit effectivement l’autre, par ses manques, par ses brèches, par ses ambiguïtés, par ce qui serait contraire au Magistère antérieur :

« Si l’on a parlé d’esprit conciliaire, ce n’est pas un hasard. Le concile l’avait diffusé à pleines mains avec sa confiance dans l’homme et dans le progrès ; avec son attention à l’expérimentation sociale, politique et culturelle […], avec son invitation à dialoguer et à collaborer tous azimuts avec un monde à la mesure de l’homme ; avec son irénisme ouvert au monde et son bruissement frondeur ; avec un silence imposé à tous les oiseaux de malheur.»

Dès lors, Mgr Gherardini se lance dans une étude poussée des célèbres textes relatifs à la liturgie (Sacrosanctum Concilium), la liberté religieuse (Dignitatis Humanae), l’oecuménisme (Unitatis Redintegratio) et à la définition de l’Église (Lumen Gentium). Le doyen ne fait pas ici un procès. Il insiste sur ce qu’il considère comme les apports essentiels de Vatican II et même sur ce qu’il estime être les bienfaits de certaines constitutions comme Lumen Gentium. Il relève cependant le rôle particulièrement dévastateur d’experts, aux premiers rangs desquels il cite Karl Rahner, qui ont porté ce qu’il appelle les « aspirations révolutionnaires de Vatican II ». La conclusion est claire : l’Église ne peut se satisfaire de la flagrante contradiction des textes magistériels. Le pape doit programmer des colloques et ouvrir une grande étude du Concile afin d’en donner une lecture conforme à la vraie notion de Tradition, que lui-même prend bien le soin de préciser en se référant à la définition de saint Vincent de Lérins. »

 

On lira avec intérêt la suite de cet article en allant sur La Porte latine.

Au regard de sa position éminente, de sa formation intellectuelle, de son renom, de ses travaux, il aurait été pertinent que Mgr Gherardini appartienne à la commission romaine de discussions doctrinales avec la Fraternité Saint-Pie X. Dernier représentant vivant de l’école romaine, il n’est pas dit cependant que son influence ne se soit pas exercée sur un membre de cette commission, et un membre qui occupe une des places les plus importantes.

Par Christophe Saint-Placide - Publié dans : Questions et analyses
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /2010 05:25
 

Dans un entretien accordé au diocèse de Lyon, Mgr Batut développe le projet de formation de prêtres diocésains destinés non exclusivement à la forme extraordinaire. J’ai déjà présenté ici ce qui me paraît à la fois comme une bonne chose et en même temps comme une volonté d’endiguer le développement des instituts traditionnels.

Mais c’est aussi une reconnaissance.


– Reconnaissance que la liturgie traditionnelle existe vraiment et qu’elle est une réponse possible pour l’Église aujourd’hui, dans les diocèses ;

– Reconnaissance que cette liturgie n’est pas seulement pour les vieilles générations engluées dans la nostalgie ;

– Reconnaissance dans les faits que le Pape Benoit XVI a donné une impulsion décisive à l’Église en rappelant que cette liturgie n’avait jamais été interdite ;

– Reconnaissance que tout ne commence pas à Vatican II et que le trésor de l’Église, notamment au plan liturgique, ne doit pas être enfoui.

– Reconnaissance aussi que cette liturgie traditionnelle est désormais enracinée dans la vie des diocèses.

On me dira que cette formation donnée aux futurs prêtres des diocèses sera peut-être traditionnelle au plan liturgique et non au plan philosophique et théologique.

C’est vrai ! Mais nous sommes en pleine crise. Nous ne pourrons nous en sortir que lentement, par une lente réappropriation. Il est probable qu’ayant goûté à la liturgie traditionnelle, ces prêtres désirent goûter un jour à la philosophie et à la théologie traditionnelle.

Le monde traditionnel ne doit pas avoir peur de la richesse de ce qu’il est. Iront vers cette formation les jeunes qui n’osent pas se rendre dans des instituts traditionnels. Il est préférable qu’ils trouvent quand même le sens de la liturgie plutôt  qu’une formation liturgique uniquement moderne. C’est finalement à un certain public que s’adresse ce type de formation et il n’est pas certain que les évêques ne se trouvent débordés en croyant éteindre l’afflux dans les instituts traditionnels. Une fois installée dans les diocèses, la messe traditionnelle ne partira pas.

Par Christophe Saint-Placide - Publié dans : Questions et analyses
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 05:12
 

Sur son Metablog, l’abbé de Tanoüarn est revenu sur la discussion à laquelle il a pris part ce lundi 1er mars sur les ondes de Radio Courtoisie, dans le Libre Journal de Philippe Maxence. Celui-ci ayant lancé la discussion sur le Concile Vatican II, l’abbé Grégoire Célier de la Fraternité Saint-Pie X a mis en avant, avec une certaine logique, que l’on pouvait certes saluer l’effort du pape pour réinterpréter le Concile à la lumière de la Tradition, mais dans les faits cette lumière restait tamisée par le Concile lui-même. Pour preuve, il prit les documents du cardinal Ratzinger, comme Dominus Iesus, qui rectifient effectivement le Concile mais en se référant toujours au Concile.

Pour l’abbé de Tanoüarn, il importe peu que cette rectification se fasse au nom du Concile, lequel cite abondamment Pie XII (comme le soulignait d’ailleurs l’abbé Célier) lequel est donc une référence pré-conciliaire. Plus sérieusement, l’abbé du Centre Saint-Paul demandait une sorte de droit d’inventaire du Concile, auquel on appliquerait l’herméneutique de la continuité de Benoît XVI. Mais sur son Metablog, il s’en explique plus clairement :


« La paix qu'on la veuille ou non, comment c'est possible ?

En effet, lorsqu'on parle d'herméneutique de continuité, quel catholique peut s'opposer à ce discours ? Chacun y trouve son compte, les herméneutes de la liberté tous azimuts, qui ne veulent pas entendre parler d'un texte normatif, parce qu'il faudrait l'appliquer et les partisans de la continuité qui sont trop heureux de voir que ce qui n'était plus bien souvent qu'une nostalgie de la continuité redevient opératoire grâce à l'herméneutique. En substance, il n'y a plus de problèmes sur Vatican II. Et je me suis laissé dire que même la Commission de discussion, envoyée à Rome par Mgr Fellay, ne parlait plus de Vatican II et s'était accrochée avec les experts romains, non pas sur la lettre du Concile, censée les occuper, mais à propos du pape Jean Paul II et de son long pontificat de transition, de ses 13 encycliques, si différente de la première à la treizième, de ses innombrables discours, du Sommet d'Assise avec toutes les religions et de quelques autres de ses initiatives.

Je crois que s'il faut parler de Vatican II, s'il faut en parler de plus en plus, c'est que sur ce sujet, l'histoire avançant et censurant implacablement les échecs ou les naïvetés du passé, nous allons vers un consensus vrai. Grâce au Concile, nous sommes mis en face des vraies questions (le rapport de la foi et de la raison ; les relations de l'Église et de l'État moderne ; les religions du monde face à la vérité chrétienne). Et ces questions, le pape nous en a averti solennellement, il faut les travailler dans la continuité avec la Tradition de l'Église, au sein de laquelle le Concile prend son sens.

J'ai toujours été très frappé de constater que au début des années 60, dans les Vota de la Minorité traditionnelle pour le Concile, il n'y avait aucun projet, aucune perspective. Seulement des demandes de condamnation. En affrontant frontalement la modernité, on doit se mettre au travail. Comme le dit très bien Christophe Dickès dans L'Homme nouveau, Jean-Paul II était le pape de la représentation (planétaire). Benoît XVI apparaît de plus en plus comme le Pontife de la Confrontation avec le monde.

Une telle confrontation est une chance historique pour l'Église. Cela ne se manque pas. »

Par Christophe Saint-Placide - Publié dans : Questions et analyses
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /2010 08:56
Image-2-copie-12.png

 

On a beaucoup parlé récemment de l’entretien accordé par Mgr Batut, évêque auxiliaire de Lyon, à l’hebdomadaire Famille Chrétienne. Il y présentait l’ouverture d’une maison de formation, la maison Sainte-Blandine, qui accueillera à la rentrée prochaine des jeunes gens désireux de devenir prêtre diocésain tout en célébrant la forme traditionnelle du rite romain. J’ai déjà dit voici plusieurs mois sur ce blog que cette nouvelle voie de formation avait mal commencé puisqu’elle devait démarrer à la rentrée 2009 et que faute de candidats elle fut reportée d’un an. Ayant pris acte d’un manque de communication, les promoteurs de cette nouvelle initiative, non seulement le cardinal Barbarin et Mgr Batut, mais aussi les anciens prêtres de la Fraternité Saint-Pierre fondateurs de l’association Totus tuus, redoublent d’efforts.

Faut-il s’en réjouir ?

Oui, à mon avis, il faut se réjouir de cette nouvelle voie offerte à des jeunes gens pour devenir prêtre et célébrer selon le rite antique. Elle installe, en effet, un peu plus la messe traditionnelle au cœur de la vie de nos futurs prêtres, des habitudes diocésaines et elle donnera des habitus liturgiques nécessaires quand l’Église commencera réellement à sortir de la crise qui nous touche encore.

Oui, il faut se réjouir car il est évident que tous ces jeunes gens n’ont pas forcément une vocation pour une vie au sein d’un institut que ce soit la Fraternité Saint-Pierre, l'Institut du Bon-Pasteur ou l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, ce dernier ayant d’ailleurs une spiritualité bien marquée.

Oui, il faut se réjouir mais sans être dupe des intentions qui se nichent derrière cette nouvelle offre. Car il ne s’agit pas seulement de répondre à une demande de vie diocésaine tout en vivant de la liturgie traditionnelle. Il s’agit d’abord d’une stratégie de débordement des communautés Ecclesia Dei, et éventuellement demain, de la Fraternité Saint-Pie X, afin que les demandes de messes traditionnelles ne soient plus confiées à ces instituts.

Plus largement encore, il s’agit d’une stratégie de récupération des vocations qui se seraient dispersées sinon dans ces fameux instituts, faisant baisser encore davantage le nombre de prêtres diocésains, le véritable révélateur de (l'échec de) la pastorale de nos évêques.

C’est donc trois intentions qui guident vraiment cette proposition :

1°) répondre au désir légitime de jeunes gens de célébrer habituellement (et non toujours) selon la forme extraordinaire ;

2°) déborder les instituts Ecclesia Dei en les rendant inutiles ;

3°) renforcer le recrutement diocésain puisqu’il se confirme que la majorité des vocations vient des milieux proche du courant traditionaliste.

À sa manière, l’opération de communication de Mgr Batut le confirme. Ne déclare-t-il pas à Famille Chrétienne :

« Tout ce qui est reconnu par l’Eglise est légitime, donc la question ne se pose pas. Mais aujourd’hui, un jeune qui pense être appelé au sacerdoce et qui souhaite célébrer un jour la messe sous les deux formes est obligé de choisir entre une formation Ecclesia Dei, où habituellement est pratiquée la seule forme extraordinaire, et une formation classique, où habituellement est pratiquée la seule forme ordinaire. Avec l’année Sainte-Blandine s’ouvre une troisième voie, qui permet de discerner une vocation diocésaine en mettant la question liturgique à sa vraie place. Un certain nombre de prêtres ont quitté telle ou telle communauté Ecclesia Dei pour rejoindre les diocèses, parce qu’ils avaient découvert, une fois devenus prêtres, que la liturgie ne justifiait pas l’appartenance à une fraternité de prêtres particulière : c’étaient en réalité des hommes qui avaient tout simplement une vocation diocésaine, mais que les controverses sur la liturgie avaient troublés au point de leur faire penser qu’ils ne pourraient vivre leur spécificité qu’en renonçant à être des diocésains comme les autres. Depuis le Motu proprio de Benoît XVI, les choses peuvent se faire beaucoup plus simplement, en se mettant directement à la disposition de son évêque. J’en suis heureux, car j’ai toujours pensé que ce sont les prêtres diocésains qui réévangéliseront notre pays, et qu’être prêtre diocésain est la plus belle des vocations. »

Ancien curé de Saint-Eugène, Mgr Batut sait la dynamique qu’installe la liturgie traditionnelle. Il sait aussi que son ancien vicaire lui enverra des vocations, ce qui se dessine déjà pour la rentrée prochaine. À terme, il n’est pourtant pas dit que cette opération de débordement ne soit elle-même débordée, un jour, quand les jeunes prêtres, nouvellement ordonnés, enflammés par la mystique diocésaine, s’interrogeront face aux distorsions existantes entre les pastorales diocésaines et leur idéal du sacerdoce et de la vie liturgique.

Comme nombre des solutions proposées depuis des années, l’offre de Mgr Batut repose en partie sur l’ignorance d’un facteur décisif. Il semble que l’on oublie tout simplement que l’Église n’est pas sortie de la terrible crise qui la traverse et que tant que celle-ci n’est pas traitée à sa racine par les autorités il est peu probable que les choses se fassent aussi tranquillement que le théologien Batut le pense. Il ne s’agit pas simplement d’écrire ici un article dans la revue Communio. Il s’agit de régler une crise à côté de laquelle la crise moderniste du début du XXe siècle n’est qu’un rhume de foin comme disait Maritain.

Par Christophe Saint-Placide - Publié dans : Questions et analyses
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 18:19


Après les chapelets du DALE, le cardinal de Paris est malmené par les partisans de l’abbé Georges de Nantes.

Etre archevêque de Paris 40 ans après le Concile n’est vraiment pas de tout repos. Les demandeurs d’application du Motu Proprio frustrés « occupent » les églises parisiennes (= ils récitent pieusement le chapelet après la messe). Et voici maintenant que les membres de la Contre Réforme Catholique « polluent » les conférences de  Carême (= ils posent des questions embarrassantes).

Comme on le sait, le carême à Notre-Dame a pour thème cette année : « Vatican II, une boussole pour notre temps ». Chaque conférence confiée à une personnalité (Mgr Jean-Louis Bruguès ; Mgr Eric de Moulins-Beaufort ; le P. Matthieu Rougé ; le P. Denis Dupont-Fauville ; le P. Enzo Bianchi ; le P. Benoît-Dominique de La Soujeole ; M. Michel Camdessus ; Rabbin Rivon Krygier ; M. Dominique Folscheid), est donnée le dimanche à 16h 30. Elle est suivie de questions recueillies par écrit dans l’assistance et posées aux intervenants, entre 17h15 et 18h.

Mgr Eric de Moulins-Beaufort, tenue piana impeccable (soutane noire, liserés violets, calotte violette) a ouvert dimanche dernier ce cycle sous la présidence du cardinal archevêque. Quelle ne fut la surprise des organisateurs de voir tomber sur le conférencier une pluie de questions sur le thème : en dehors de la crise des vocations, de la crise des catéchismes, de la crise de la pratique, de la crise des missions, de la crise de la liturgie, de la crise etc., où sont donc les « fruits » de Vatican II ?

Les membres de la Contre Réforme Catholique, fondée par l’abbé Georges de Nantes qui vient de décéder, ont décidé de s’intéresser à ce cycle, dont le thème est en effet particulièrement intéressant, et qui porte sur un sujet à propos duquel ils estiment que l’abbé de Nantes, eux-mêmes, et bien d’autres, ont émis des interrogations de fond qui n’ont jamais reçu de réponse depuis 40 ans. Distribuant des tracts à l’entrée et à la sortie de la cathédrale, ils ont donc adressé un grand nombre de questions, auxquelles le conférencier a répondu, disons, assez tangentiellement.

La conférence donnée demain, par les PP Bianchi et Dupont-Fauville, ne devrait pas créer de difficulté, car le thème en est très traditionnel : pour que la Bible soit lue comme Parole de Dieu, il faut changer son regard sur la « lettre » et en découvrir « l’esprit ». En revanche, il est possible que celle du 21 mars sur l’argument : la permanence d’Israël, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux, la liberté civile de religion, les rencontres interreligieuses comme celle d’Assise, le dialogue avec les humanismes séculiers, donne lieu à des questions de fond.

Le cardinal demandera-t-il des cars de police pour se débarrasser des questionneurs ?

 

 

 

Par Christophe Saint-Placide - Publié dans : Questions et analyses
- Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés