Les « enfantes de chœur » de Fribourg-en-Brisgau
Il faut le dire en toute simplicité et avec un grand respect : l’annonce que le Bureau des Cérémonies du Pape a donné son feu vert pour l’engagement de filles pour servir la messe lors de la messe du Pape à Fribourg-en-Brisgau (il y aura neuf servantes et huit servants), lors de son voyage pastoral en Allemagne, a produit un choc assez pénible pour bien des catholiques. Comme on le sait, la concession des filles pour le service de l’autel est une simple suppléance, pour ne pas dire un « abus », dont on ne voit pas pourquoi elle est promue en une circonstance aussi significative. Le service de l’autel en ladite circonstance revient de droit et symboliquement à des séminaristes ayant reçu une institution (laquelle remplace les anciens ordres mineurs) se destinant au sacerdoce, ou à tout le moins à des garçons vêtus justement en « clercs », seuls aptes à pouvoir suppléer des aspirants au sacerdoce. Il est certain que l’exemplarité d’une telle cérémonie ne manquera pas de fonctionner auprès d’un certain clergé qui, non sans certains fidèles en nombre certain, n’attend que cela, non certes pour pratiquer la chose, ce qui est déjà largement le cas, mais pour la présenter comme un acquis irréversible, sanctionné par l’exemple du Pape. Il est vrai que les pressions de la Conférence des Évêques d’Allemagne ont dû être considérables. Il est possible que ce point ait été « lâché » pour pouvoir refuser d’autres revendications. Il est certain en tout cas, au témoignage de ceux qui approchent le Saint-Père, qu’il se prépare à ce nouveau voyage dans sa patrie avec des appréhensions extrêmes. L’état du catholicisme allemand est notoirement désastreux et tous domaines, sauf qu’il reste un catholicisme financièrement riche et à cause de cela, jusqu’à un certain point, puissant médiatiquement. Les journaux progressistes, les associations, les mouvements violemment hostiles à... 
Usus antiquior : la revue
Une revue pour étudier et promouvoir tous les aspects, aussi bien théologiques que pastoraux, philosophiques que théologiques, du rite romain traditionnel, est-ce que cela existe ? Oui et cette publication porte très justement le titre de : Usus Antiquior. Usus antiquior est publié par la Society of St. Catherine of Siena, au rythme de deux numéros par an. Lancée en janvier 2010, Usus antiquior est dirigée par Laurence Paul Hemming (Institute of Advanced Studies, Lancaster University, UK) et par Ben Whitworth, un ami du regretté Michael Davies, ancien président de la Fédération international Una Voce. S’intéressant en priorité à l’usus antiquior comme son titre l’indique, la revue ne s’interdit nullement d’apporter sa contribution aux questions liturgiques en général. La revue est éditée en anglais (renseignements ici). À quand son équivalent en langue française ?  Lire plus →
Une situation provisoire ?
Dans un excellent article paru ce samedi dans Présent, Jean Madiran revient sur la situation de la messe traditionnelle : La coexistence de deux « formes » de l’unique « rite » romain, appelées forme ordinaire et forme extraordinaire, a vraiment l’air d’une situation provisoire. L’opinion est très répandue que dans l’avenir l’Eglise aura à nouveau son propre rite romain sous une forme unique ; on pense y arriver non point par le brusque et brutal décret d’un pape ou d’un concile, cela paraît absolument exclu désormais, après l’échec dramatique de la brutale brusquerie liturgique de Paul VI. Il y faudra comme un nouveau « mouvement liturgique », entend-on dire ici ou là. Mais au-delà de la mouvance évoluante, dont peut-être il restera toujours quelque chose, il y a le roc de la dénommée actuellement « forme extraordinaire », qui a le privilège de devoir être conservée et être honorée. Cela ressort du 07.07.07, et mieux encore sans doute, de l’Instruction Universae Ecclesiae du 30 avril dernier, en son paragraphe 6 : « Par son usage vénérable et ancien, la forme extraordinaire doit être conservée avec l’honneur qui lui est dû. » En effet la messe traditionnelle a naturellement une primauté d’honneur, qui demeure même quand elle est incomprise ou contestée. Elle est et elle sera « conservée » dans la mesure où elle est et elle sera « honorée ». Cette réclamation concernant la primauté d’honneur, induite par les textes de Benoît XVI, est loin d’être réalisée sur le terrain de la vie liturgique. À notre connaissance, dans aucun cathédrale de France, la messe selon la forme extraordinaire n’est célébrée chaque dimanche, avec la dignité requise. La primauté d’honneur n’est même pas effective à Rome. Comme si, à « la brutale brusquerie liturgique de Paul VI », répondait un très long effort de restauration qui compte plus sur l’activité de la base que... 
A propos du 14 septembre : communiqué de SPO.
J’ai décidé de me mettre au même diapason que mon confrère Osservatore Vaticano dont je publie le communiqué suivant. J’appartiens au lot de ceux qui ont publié la dépêche APIC sur la rencontre entre le cardinal Levada et Mgr Fellay le 14 septembre dernier. Elle contenait (et contient toujours) une erreur grossière (dans les propos attribués à Mgr Fellay) et une erreur mineure (dans la description de ceux qui accompagneront le supérieur de la Fraternité Saint-Pie X). L’erreur grossière avait déjà été démontée et il ne s’agissait que de montrer l’intérêt que suscite cette rencontre ainsi que le début des grandes manœuvres pour créer la peur et la tension (La Croix n’y a pas manqué). Aussi, après réflexion, j’ai décidé de ne plus aborder ce thème, préférant confier tout cela au Christ dans la prière. Je m’associe donc ici au communiqué (ci-dessous) d’Osservatore Vaticano : Les grands blogues et médias s’agitent en tous sens dans la perspective de la venue de Mgr Fellay à Rome, le 14 septembre. Une récente dépêche d’agence abondamment reprise contient, à ce sujet, des erreurs grossières qu’il n’est même pas utile de relever. Pour notre part, nous avons choisi, en ces heures, de respecter la consigne que les « hautes parties contractantes » ont adoptée : le silence. Il favorise en outre la prière pour l’Église du Christ.  Lire plus →
Communautés satellites de la FSSPX : une certaine porosité « à la chinoise »
On a parlé, ces jours derniers, du transfert de la Mère Marie Micaela de la Congrégation des Sœurs Dominicaines de la Nouvelle-Zélande aux Sœurs Dominicaines de Wanganui dépendant de la FSSPX. Elle aurait reçu pour ce faire, une permission spéciale de la Congrégation pour les Instituts religieux et séculiers dominicansisterswanganui.blogspot.com. Cette « permission spéciale » n’est nullement confirmée. Mais le silence de la Congrégation romaine est plausible. Il semble que quelques cas plus complexes se soient produits, mais dont le résultat est identique. À des religieux et religieuses dépendant de la FSSPX, qui ont demandé aide et conseil pour une régularisation canonique, il aurait été conseillé par le Saint-Siège, en certains cas, de demeurer dans leurs communautés en attendant une régularisation d’ensemble de la FSSPX et de ses communautés amies. Il n’est pas interdit de penser que certains de ces religieux aient été canoniquement « reconnus » à titre individuel (on nous dispensera de donner des précisions), de manière discrète. En somme, une certaine porosité « à la chinoise ».  Lire plus →
Une nouvelle paroisse personnelle pour la Fraternité Saint-Pierre
Et, évidemment, c’est aux États-Unis. Entièrement consacrée à la liturgie traditionnelle, cette paroisse se trouve à Houston, Texas. Le cardinal DiNardo, archevêque de Galveston-Houston met ainsi en application l’article 10 de Summorum Pontificum. S’il le juge opportun, l’Ordinaire du lieu a le droit d’ériger une paroisse personnelle au titre du canon 518, pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain, ou de nommer soit un recteur soit un chapelain, en observant les règles du droit. Fas est Ordinario loci, si opportunum iudicaverit, parœciam personalem ad normam canonis 518 pro celebrationibus iuxta formam antiquiorem ritus romani erigere aut rectorem vel cappellanum nominare, servatis de iure servandis. La décision est prise, mais tout est à faire. Un peu plus de seize hectares de terrains permettront de construire une église, un presbytère, des salles paroissiales et certainement une école. Sur le terrain de la paroisse sainte Elizabeth Ann Seton les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre commenceront à célébrer la messe dès le 4 septembre prochain. Il s’agit de la troisième paroisse personnelle consacrée à la liturgie traditionnelle au Texas, les deux autres étant Mater Dei dans le diocèse de Dallas et St. Joseph the Worker dans le diocèse de Tyler. Source : Rorate Cæli.  Lire plus →
L’agence de presse APIC confirme la rencontre du 14 septembre prochain
C’est maintenant confirmé : le 14 septembre prochain, Mgr Fellay, supérieur de la Fraternité Saint-Pie X et ses deux assistants, les abbés Niklaus Pfluger et Alain-Marc Nely rencontreront le cardinal Levada, préfet de la Congrégation de la Doctrine de la foi pour un entretien. Voici la dépêche de l’agence de presse APIC/Kipa qui confirme cette rencontre. Allemagne: Les dirigeants de la Fraternité Saint-Pie X au Vatican le 14 septembre prochain Evaluation des dialogues doctrinaux menés depuis près de 2 ans Stuttgart, 22 août 2011 (Apic) Les dirigeants de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X – le supérieur général Bernard Fellay et ses deux assistants Niklaus Pfluger et Alain-Marc Nely – sont attendus le 14 septembre à Rome pour un dialogue au Vatican. Ils doivent notamment y rencontrer le cardinal américain William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le 18 juin dernier, alors qu’il célébrait l’ordination de plusieurs nouveaux prêtres au séminaire traditionaliste de Winona, aux Etats-Unis, le supérieur de la Fraternité Saint-Pie X avait déjà indiqué qu’il avait été invité à rencontrer le cardinal Levada au milieu du mois de septembre prochain. Rome, une « Eglise pleine d’hérésies » Dans une longue homélie, Mgr Bernard Fellay avait également eu à cette occasion des propos durs au sujet de Rome, évoquant en particulier les « messages contradictoires » du siège de l’Eglise catholique, une « Eglise pleine d’hérésies ». Il avait fustigé tout particulièrement la Secrétairerie d’Etat du Vatican. La nouvelle de la visite de la direction de la Fraternité traditionaliste à Rome a été confirmée par l’abbé Franz Schmidberger, supérieur du district de la Fraternité en Allemagne, sur son site internet. Il s’agit de discuter des résultats des dialogues doctrinaux qui ont duré presque deux ans entre... 
Miracle : Mgr Le Gall a célébré la messe en forme extraordinaire
C’est un effet « Benoît XVI » ou comme l’écrit Yves Daoudal sur le Forum catholique, c’est un véritable « miracle » qui s’est déroulé aux Journées mondiales de la jeunesse. Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse, ancien abbé de l’abbaye de Kergonan (congrégation de Solesmes), farouche défenseur de la nouvelle liturgie et adversaire acharné de la forme extraordinaire, a célébré la sainte messe selon les livres liturgiques de 1962. La messe a été célébrée pour le groupe Juventutem (video) en l’église paroissiale de Saint François de Sales de Madrid. Mgr Le Gall était présent lors des journées liturgiques de Fontgombault au début des années 2000 lorsque le cardinal Ratzinger était intervenu dans le cadre d’un nouveau mouvement liturgique s’appuyant sur la liturgie traditionnelle. Mgr Le Gall n’avait pas caché son opposition aux propos de celui qui allait devenir le pape Benoît XVI. Lors de la publication de Redemptionis sacramentum, document de la congrégation pour le Culte divin « sur certaines choses à observer et à éviter concernant la très sainte Eucharistie », Mgr Le Gall n’avait pas hésité à déclarer qu’il n’y avait pas de problème liturgique en France. Depuis, le miracle a eu lieu. Non content d’accepter un apostolat de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre dans sa ville de Toulouse, il vient de célébrer la messe pour Juventutem, groupe de jeunes catholiques attachés à la forme traditionnelle.  Lire plus →
Le nouvel abbé de Notre-Dame de Fontgombault
Sans surprise, dom Jean Pateau a été élu aujourd’hui quatrième père abbé de de Notre-Dame de Fontgombault. Il succède à dom Antoine Forgeot, désormais abbé émérite, à dom Jean Roy et à dom Edouard Roux. Il était jusqu’ici chantre et père prieur. Une nouvelle page s’ouvre pour cette abbaye historique.  Lire plus →
Les chants de la Tradition
Sous ce titre, la revue d’origine italienne 30 Jours, liée à Communion et libération, et qui comporte plusieurs éditions en d’autres langues (dont le français) vient de publier les chants contenus dans le livret Jubilate Deo. Ce livret fut initialement publié en 1974 par la Congrégation des cultes à la demande du Pape Paul VI. Comme l’ensemble des directives qui allait dans un sens traditionnel, il resta lettre morte dans les paroisses françaises. Édité pourtant par les éditions Téqui, Jubilate Deo n’a jamais servi de recueil de chants mis à la disposition des fidèles dans les paroisses. Aucun évêque ne semble avoir encouragé – ne parlons même pas de demander – à ses prêtres d’utiliser ce petit recueil. Le contenu de Jubilate Deo dira, à sa manière, ce qu’il en est. Dans l’introduction à ce livret, il est écrit : « Le Souverain Pontife Paul VI a manifesté à plusieurs reprises dans les derniers temps le désir que le chant grégorien accompagne les célébrations eucharistiques du peuple de Dieu de son agréable harmonie, donnant ainsi à celles-ci force et vigueur, et que les voix des fidèles entonnent des chants aussi bien grégoriens qu’en langue nationale. » Voilà pour l’exposé de l’intention générale. « Le présent opuscule répond au désir du Souverain Pontife. En lui sont rassemblées quelques-unes des mélodies les plus simples que les fidèles devront chanter ensemble ». Voilà pour le contenu. Jubilate Deo se divise ainsi : I – Cantus Missæ 1. Kyrie 2. Gloria 3. Credo 4. Sanctus 5. Pater noster 6. Agnus Dei II – Cantus Vari 7. O salutaris hostia 8. Adoro te devote 9. Pange lingua, Tantum ergo 10. Laudate Dominum 11. Parce Domine 12. Da Pacem 13. Ubi caritas 14. Veni creator 15. Regina cæeli 16. Salve regina 17. Ave Maris stella 18. Tu es Petrus L’édition de 30 Jours comprend avec le texte et les notes grégoriennes de ces chants un disque interprété par le Chœur de la Chapelle... 

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