Petit retour en image sur la Pentecôte 2011… pour ne pas oublier
De la difficulté d’appliquer le motu proprio Summorum Pontificum à Cuba
J’ai parlé hier de la messe en forme traditionnelle célébrée à Cuba le 29 juin dernier. On aurait pu croire que la situation du pays entraînait de la part des autorités ecclésiastiques un soutien sans faille à l’œuvre de restauration lancée par le pape Benoît XVI, notamment à travers le motu proprio Summorum Pontificum. Mais pas du tout ! Les responsables de l’association Una Voce Cuba et le prêtre célébrant de la messe du 29 juin dernier ont adressé à Mgr Pozzo, secrétaire de la Commission Ecclesia Dei, une lettre dans laquelle ils dénoncent l’attitude restrictive de l’évêque du diocèse de Matanzas, Mgr Manuel Hilario de Céspedes García Monacal concernant l’application du motu proprio. Le site Una Voce Cordoba publie l’intégralité de cette lettre que les lecteurs hispanophones pourront lire ICI.  Lire plus →
La messe en forme extraordinaire à Cuba
Le site Una Voce Cordoba, d’Argentine, toujours bien renseigné, vient de publier plusieurs photographies de la messe célébrée selon la forme traditionnelle du rite romain à Cuba le 29 juin dernier. Ces photos, particulièrement émouvantes quand on connaît la situation de ce pays, méritent d’être connues et c’est pourquoi j’en publie quelques unes ci-dessous. Mais j’invite les lecteurs de ce blog à se rendre ICI pour en découvrir davantage. Cette messe a été célébrée en l’église paroissiale San Miguel Arcangel, à San Miguel de los Baños (Matanzas-Cuba). Le célébrant était l’abbé Darovis Caballero Sosa.  Lire plus →
Des « évêques » anglo-luthériens membres de la Confraternité Saint-Pierre
Le célèbre site Benoit et moi a publié la traduction en français d’un entretien très intéressant de A. Gladfelter, pasteur et président de « l’Église Catholique Anglo-Luthérienne (ALCC) » qui souhaite revenir à la pleine communion romaine dans le cadre de la Constitution apostolique Anglicanorum Coetibus. Cette branche luthérienne représente « 11000 personnes- présente aux Etats-Unis, en Allemagne, au Canada et en Afrique subsaharienne. » La teneur générale de l’entretien représente un formidable espoir de retour à la foi catholique. Cependant, un passage étonne. À la question, « Avez-vous aussi des religieux dans la ALCC ? », le révérend Gladfelter répond : Oui, nous avons une Prélature Personnelle, l’Ordre de Saint Ambroise (OSA) et une Société Sacerdotale des Serviteurs du Bon Pasteur. La Règle et la spiritualité des deux ressemblent beaucoup à celles de l’Opus Dei. Le Vicaire Général de la ALCC et moi, nous sommes avec un grand enthousiasme, coopérateurs de l’Opus Dei. Quelques uns de nos évêques sont membres de la Confraternité de Saint Pierre, dirigée par la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre (FSSP), une société catholique. Des « évêques » anglo-luthériens, membres de la Confraternité Saint-Pierre, voilà qui a de quoi surprendre ! Et voilà qui entraîne quelques questions. 1°) Les responsables de la Confraternité – aux Etats-Unis, il s’agit de l’abbé James Fryar – savaient-ils que ces responsables de « l’Église Catholique Anglo-Luthérienne » appartenaient à la Confraternité ? 2°) S’ils le savaient, à quelles conditions ces derniers ont-ils été admis au sein de cette Confraternité ? 3°) S’ils ne le savaient pas, peut-on considérer que ces « évêques » ont caché, délibérément ou non, aux responsables de la Confraternité Saint-Pierre,  leur appartenance à une autre confession chrétienne ? 4°) Y a-t-il des rencontres personnelles... 
Quand Sainte-Cécile nous fait découvrir Papa Stronsay
On trouve sur le site de la Schola Sainte-Cécile (de l’église Saint-Eugène de Paris) un très intéressant reportage – texte et photos (magnifiques) – d’Henri Adam de Villiers, consacré à Papa Stronsay et à la communauté des Rédemptoristes transalpins, proches naguères de la Fraternité Saint-Pie X et qui ont trouvé un accord avec Rome depuis le pontificat du pape Benoît XVI. Peu connue des Français, cette communauté, qui maintient les traditions des rédemptoristes, vit sur une île écossaise, ce qui ajoute un élément insolite à cette fondation. Au début de son article, Henri Adam de Villiers écrit : Les Rédemptoristes Transalpins, connus aussi sous le nom de Fils du Tres-Saint Rédempteur (F.SS.R.) forment une communauté originale, mi-contemplative mi-apostolique, qui célèbre la liturgie traditionnelle en reprenant les anciennes traditions et pieux exercices des Rédemptoristes institués par leur fondateur saint Alphonse Marie de Liguori au XVIIIème siècle. Cette communauté nouvelle existe depuis 1988, fondée par les R.P. Michael Mary et Anthony Mary. Le premier lieu d’établissement de la communauté dans le Kent s’étant révélé exigu, les Rédemptoristes firent l’acquisition en 1999 d’une île de 74 hectares, Papa Stronsay, située dans l’archipel des Orcades, au Nord de l’Ecosse, y fondant le Monastère du Golgotha. Pour aller plus loin, on lira donc Ici l’ensemble de ce reportage et l’on découvrira à l’aide de photographies la réalité de cette communauté. Magnifique !  Lire plus →
Démission du Père abbé de Fontgombault
De gauche à droite, dom Philip Anderson, abbé de Clear Creek, Mgr Edward J. Slattery et dom Antoine Forgeot. Selon deux sources d’information différentes, j’apprends que le Père Abbé de l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault, dom Antoine Forgeot, a démissionné de sa charge d’abbé et que l’élection du prochain abbé de Fontgombault devrait avoir lieu au mois d’août, vraisemblablement le 18 août. Troisième Père abbé de Fontgombault, après dom Roux et dom Roy, dom Antoine Forgeot fut élevé à la charge abbatiale en 1977, après le décès soudain de dom Jean Roy. Dom Antoine Forgeot a continué dans la voie tracée par ses deux prédécesseurs, essayant à une époque difficile une via media de fidélité au Saint-Siège et à la tradition monastique et ecclésiale. C’est en 1974 que Fontgombault accepte finalement de célébrer la nouvelle messe (en latin, même pour les lectures et en grégorien, célébrant tourné vers le Seigneur, etc. ). Dès 1984, quand le premier indult de Jean-Paul II autorise la célébration de la messe traditionnelle à certaines conditions, Fontgombault profite de cette porte ouverte pour célébrer à nouveau selon les livres liturgiques traditionnels. L’abbaye n’obtient alors que la permission de célébrer les messes basses selon cette forme liturgique, messes basses qui n’avaient pas été abandonnées dans cette abbaye au profit de la concélébration généralisée. Puis, en 1988, c’est le retour à l’ancien rite même pour la messe conventuelle. Fontgombault n’avait cependant pas abandonné le bréviaire monastique traditionnel ni les anciens usages de la congrégation de Solesmes à laquelle elle appartient. Dom Forgeot aura été un fondateur (Triors, Gaussan et Clear Creek) et a donné une grande stabilité à son abbaye. Pour un récent anniversaire, il a reçu du Saint-Père une lettre manuscrite, reconnaissance d’un fidélité exemplaire qui n’a pas été sans douleurs. À la place... 
Le Brésil honore Notre-Dame du Mont-Carmel
Le 16 juillet dernier, le Brésil, ou plus exactement, des catholiques du Brésil n’ont pas eu la mémoire courte et ont tenu à honorer Notre-Dame du Mont-Carmel. Ansi, à Rio de Janeiro, dans la paroisse São Gonçalo, le père Anderson Batista da Silva a célébré la sainte messe selon la forme extraordinaire avant de conduire la procession en l’honneur de Notre-Dame et d’imposer le scapulaire du Mont-Carmel à plusieurs personnes dont plusieurs jeunes. De son côté, Mgr Rifan, de l’administration apostolique Saint-Jean Marie Vianney de Campos a célébré une messe solennelle devant une assistance nombreuse avant qu’une procession s’élance dans les rues de la ville. Photos : Juliana F. Ribeiro Lima.  Lire plus →
Un nouveau curé à Sainte-Odile de Paris (2)
Un confrère de toute confiance m’écrit pour relativiser les impressions des anciens de Stanislas que j’avais contactés au sujet de l’abbé Malcor, ancien aumônier général de cet établissement parisien et prochain curé de Sainte-Odile à Paris. Par soucis de vérité, il me semble important d’apporter ce témoignage à la connaissance de tous : J’ai connu l’abbé Malcor, il y a une quinzaine d’années. Il était curé de la paroisse de Franconville (95), détaché de son diocèse parisien. Il a « réformé » la liturgie dans le sens d’une réforme de la réforme : retour de la chasuble, du service de messe exclusivement masculin, avec thuriféraire, céroféraires…, chorale avec chants plus traditionnels, agenouillements, etc.  Lire plus →
Un nouveau curé à Sainte-Odile de Paris
Les mois de juin et de juillet sont ceux des nominations dans l’Église, des changements de poste, des annonces de prise de fonction pour la rentrée prochaine. Sans curé depuis plusieurs mois, la paroisse Sainte-Odile à Paris va accueillir en septembre prochain un nouveau pasteur en la personne de l’abbé Christian Malcor. Celui-ci était jusqu’ici aumônier général du fameux collège Stanislas et à la tête d’une équipe de deux prêtres (trois avec lui). En poste dans ce collège depuis sept ans, le voilà destinait maintenant à la tête d’une paroisse parisienne. Celle-ci a la particularité d’être bi-ritualiste (ou bi-formaliste) puisque depuis 1988 le cardinal Jean-Marie Lustiger en a fait une paroisse où la messe traditionnelle est célébrée. D’abord confiée à la Fraternité Saint-Pierre, cet apostolat lui avait été vite retiré, en même temps que le diocèse récupérait le prêtre qui avait été envoyé là en apostolat. Depuis, ce sont les vicaires de la paroisse qui célèbrent la messe traditionnelle. Parmi ces prêtres sont notamment passés à Sainte-Odile, les abbés Jacquemin et Schubert. Actuellement, c’est l’abbé Armel d’Harcourt qui célèbre habituellement cette messe. Dans le numéro de Paris Notre-Dame du 7 juillet dernier, il écrit un mot d’accueil pour son nouveau curé, insistant sur le caractère liturgique de la paroisse : La question est de savoir si le nouveau curé saura préserver cette « spécificité liturgique qui ne nuit pas à l’unité paroissiale, mais, au contraire, la stimule et l’enrichit ». Après enquête auprès de plusieurs anciens élèves de Stanislas, qui ont connu l’abbé Malcor dans ce fameux collège, ils ne m’ont pas caché leur étonnement devant sa nomination à cet endroit. Homme de caractère, le nouveau curé de Sainte-Odile ne se serait pas non plus montré un fervent défenseur du motu proprio Summorum Pontificum ni un passionné pour la liturgie. Mais sa nouvelle... 
Rencontre liturgique de Cork : le compte-rendu (2)
Suite du compte-rendu de la rencontre liturgique de Cork. Encore une fois merci à notre correspondant pour son travail si riche et passionnant. La 5ème conférence fut donnée par le père Dieter Boehler, jésuite, professeur d’Exégèse à Francfort, sur le rapport entre la liturgie chrétienne et l’Ancien Testament. L’intitulé complet de sa conférence était : L’Eucharistie de l’Eglise, la Cène du Seigneur, le Sacrifice d’Israël : réflexion sur l’axiome de Benoît XVI : « La liturgie Chrétienne ne peut pas être comprise indépendamment du patrimoine de l’Ancien Testament. » Le sujet de cette intervention était de rapprocher l’enseignement de St Paul sur l’Eucharistie dans la 1ère Epître aux Corinthiens des sacrifices végétaux (non sanglants) des juifs à son époque, ce que l’on appelait les minhah. Comparer ces deux éléments peuvent apporter des indications sur la conception de l’Eucharistie chez St Paul et les premiers chrétiens. Le père Dieter Boehler a ensuite développé une conception curieuse du sacrifice. Selon lui l’acte véritable du sacrifice est de prendre part au repas rituel, ce qui diffère considérablement de la conception traditionelle du sacrifice comme offrande et immolation. Cette intervention a eu au moins le mérite de montrer que l’exégèse catholique est toujours aussi ravagée, et de surcroît complètement indifférente à la théologie et à la doctrine catholique de manière générale. La 6ème conférence fut donnée par l’abbé Sven Conrad (de la FSSP) sur le thème de La liturgie en tant que « mouvement transcendant » (J. Ratzinger) : Réflexions sur la forme et la Théologie des Rites d’introduction. L’abbé Conrad a tout d’abord rappelé une spécificité de la liturgie romaine dès ses origines antiques : une séparation très nette entre : -       les clercs et le peuple -       le célébrant et le reste du clergé. Il a rappelé également... 

« Précédent