Et si on utilisait les paroisses personnelles ?
Les paroisses personnelles sont de véritables paroisses, définies non en fonction d’un territoire géographique (cas le plus fréquent de la paroisse), mais en fonction d’un besoin pastoral particulier. C’est ainsi que le motu proprio Summorum Pontificum, en son article 10, prévoit le cadre de paroisses personnelles pour les fidèles attachés à la liturgie tridentine : S’il le juge opportun, l’Ordinaire du lieu a le droit d’ériger une paroisse personnelle au titre du canon 518, pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain, ou de nommer soit un recteur soit un chapelain, en observant les règles du droit. Fas est Ordinario loci, si opportunum iudicaverit, parœciam personalem ad normam canonis 518 pro celebrationibus iuxta formam antiquiorem ritus romani erigere aut rectorem vel cappellanum nominare, servatis de iure servandis. Rappelons ce canon 518 du Nouveau Code de Droit canon de 1983 : Can. 518 – En règle générale, la paroisse sera territoriale, c’est-à-dire qu’elle comprendra tous les fidèles du territoire donné; mais là où c’est utile, seront constituées des paroisses personnelles, déterminées par le rite, la langue, la nationalité de fidèles d’un territoire, et encore pour tout autre motif. Un peu avant la publication du motu proprio Summorum Pontificum en 2007 et également dans la suite de sa publication, plusieurs paroisses personnelles ont vu le jour, en France, à Rome, en Afrique et également aux Etats-Unis. Globalement, c’est une solution qui permet d’appliquer concrétement le motu proprio Summorum Pontificum quand la diffusion  de la messe traditionnelle est difficile au sein des paroisses ordinaires. Ce pourrait être aussi une solution pour régler un certain nombre de problèmes qui naissent parfois entre des prêtres ou des curés de fortes personnalités, à la pastorale traditionnelle et l’évêque d’un diocèse qui doit parfois prendre en compte les... 
Un catéchisme traditionnel à Paris
Pour beaucoup de parents, c’est un constat permanent. Si parfois les revendications liturgiques – en application du droit de l’Église – parviennent à se faire entendre, il est plus rare d’obtenir satisfaction en ce qui concerne l’au-delà de la messe : sacrement de confirmation, catéchisme, troupe scoute, etc. Pour des parents, il est pourtant impossible d’envisager une vie chrétienne sans que leurs enfants reçoivent, non seulement la  vie liturgique selon les livres traditionnels, mais aussi l’enseignement doctrinal qui va avec. Pour certains pasteurs, c’est visiblement possible. C’est le cardinal Journet, je crois, qui affirmait que le néo-modernisme prenait les fidèles en tenailles entre les mâchoires d’une liturgie tronquée et celles d’un catéchisme mutilé. L’Action Familiale et scolaire avait naguère établi un document montrant que la néo-catéchèse était en lien direct avec la nouvelle liturgie. L’un n’allait pas sans l’autre. Certes des efforts ont été fait ces dernières années, dans certaines paroisses. Mais les parcours catéchétiques restent en vigueur, les enseignements sont abandonnés entre les mains de « dames-caté » dont toute la formation est issue en droite ligne de l’hétérodoxie en vigueur depuis les années de l’après-concile. Bien sûr, ici ou là, des laïcs bien formés ont pu transmettre un excellent enseignement, jouant adroitement avec les portes laissées ouvertes par des curés débordés et peu enclins à s’occuper de la transmission de la foi auprès des plus jeunes. Mais dans l’ensemble, l’institution ecclésiale française est mal en point du point de vue de la formation catéchétique. Aussi, si le motu proprio Summorum Pontificum doit s’appliquer dans les paroisses, il est vraiment à souhaiter que cette application ne se limitera pas à une messe dominicale (même s’il s’agit d’un premier pas), mais que la célébration de celle-ci s’accompagnera de tous... 
Mgr Fellay : des prières pour l’après-régularisation de la FSSPX
Dans un article, qui ne manque pas d’humour, mais qui est très affectueux pour la FSSPX, le remarquablement bien renseigné blog italien Messainlatino fait remarquer que si la Fraternité dénonce les « contradictions » de Rome, ses propres discours ne sont pas toujours totalement exempts de contradictions. Ses instances françaises n’ont-elles pas affirmé qu’aux États-Unis, Mgr Fellay « profita de son sermon aussi pour infirmer les rumeurs circulant d’un projet d’accord entre la Fraternité et Rome ». Un démenti ? Hum ! En fait, DICI a ensuite publié le texte intégral du sermon prononcé à Winona, où il apparaissait que le supérieur général disait être invité à se rendre à Rome par le cardinal Levada (Messainlatino se dit même en mesure de préciser que la rencontre aura lieu le 14 septembre, qui est le 4ème anniversaire de l’entrée en vigueur du Motu Proprio, et que le supérieur général sera accompagné de ses deux assistants). Puis Messainlatino s’amuse à relever le vrai démenti du faux démenti de Mgr Fellay, fait par Mgr Williamson, qui se répand en avertissements apocalyptiques contre les risques de l’Ordinariat proposé par le Pape à Mgr Fellay. Au total, on sent que Messainlatino boit du petit lait : son article du 10 juin 2011 – publié alors que l’invitation du cardinal Levada était lancée –, article que nous avions reproduit (« Le moment décisif pour la Fraternité Saint Pie-X est imminent »), qui a fait le tour du monde, et a été présenté comme faisant de sensationnelles « révélations », se fondait tout simplement sur ce que tous les « milieux informés » disaient depuis des mois, à savoir que, lors de la fin des colloques doctrinaux, une solution canonique plus ou moins calquée (au moins pour l’appellation) sur celle taillée sur mesure pour les anglicans de retour, devait être proposée par le Pape à Mgr Fellay. Et tout cela devait mis en branle vers Pentecôte. Il... 
Une précision importante et éclairante d’Ennemond
J’ai cité hier la longue dépêche d’I.Media sur le dialogue entre le Saint-Siège et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Contrairement à certains (cf.ici par exemple), je n’interprète pas dans un sens négatif la position du Saint-Siège. Sur Fecit, Ennemond fait remarquer, pour sa part, qu’I.Media fait dire à Mgr Fellay ce qu’il n’a pas dit. Je cite Ennemond : Or, lorsqu’on reprend le texte de Mgr Bernard FELLAY, on s’aperçoit qu’il ne parlait pas lui-même « d’hérésies dans l’Église », mais qu’il ne faisait que citer le secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (en 2009), c’est-à-dire Mgr Luis LADARIA FERRER. « Et tenez, voici les paroles que nous entendons de la bouche du secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi : « Vous savez, ce sont les prêtres, les évêques, les Universités catholiques qui sont emplis d’hérésies ! » Voilà ce que nous a dit, en juin 2009, le Secrétaire de la Congrégation pour la Foi ! Remarque très intéressante car au-delà du cas d’I.Media, elle montre que certains commentaires n’ont décidément pas compris que les choses évoluent. Lentement, mais sûrement.  Lire plus →
Ordinations à l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre
Cette année, son Éminence le cardinal Raymond Leo Burke, préfet de la Signature apostolique,  ordonnera quatre abbés de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre (ICRSP) dont trois français et un italien. Il s’agit de : – L’Abbé Matthieu Thermed (France) – L’Abbé Bertrand Bergerot (France) – L’Abbé Brieuc de La Brosse (France) – Et de l’ Abbé Federico Pozza (Italie). Ce dernier est l’un des rares Italiens à appartenir à l’ICRSP et occupe une fonction importante au sein du séminaire de Grécigliano en s’occupant du secrétariat italien. Juriste de formation, particulièrement fin et cultivé – il parle un français remarquable et connaît parfaitement l’histoire de notre pays – il a déjà guidé plusieurs personnalités françaises à travers Florence et les villes environnantes. Le séminaire Saint-Philippe Néri de Gricigliano accueille aujourd’hui  80 séminaristes. On pourra lire ICI l’appel des prochains ordonnés.  Lire plus →
Les discussions entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X ne sont pas un échec
C’est ce qu’affirme une dépêche de l’agence de presse catholique I.Media en date du 20 juin : Il est trop tôt pour dire que les discussions doctrinales avec la Fraternité Saint-Pie X sont un échec, affirme Rome. Les rencontres de la Commission de dialogue doctrinal entre l’Eglise catholique et la Fraternité Saint-Pie X sont désormais achevées, a appris I.MEDIA. Si plusieurs sources romaines concordantes évoquent l’échec de ces discussions doctrinales entre Rome et les Lefebvristes, des sources proches du dossier affirment en revanche qu’il est “trop tôt“ pour le dire et annoncent une prochaine rencontre entre les responsables de deux parties pour évaluer ces 2 années de travail, une rencontre qui pourrait avoir lieu mi-septembre. “Les discussions ne sont pas formellement terminées“, a expliqué à I.MEDIA une source autorisée, proche du dossier, précisant que si “la phase de la disputatio est bel et bien terminée“, celle-ci nécessite encore une “évaluation des deux parties“. Dans ce sens, confie-t-on à Rome, “il est trop tôt pour dire qu’il s’agit d’un échec, comme il est trop tôt pour dire que ces discussions ont réussi“. En vue d’évaluer la portée des discussions entamées en octobre 2009, une réunion aura lieu “dans les prochains mois au niveau des responsables de la Fraternité Saint-Pie X et de la Congrégation pour la doctrine de la foi“, explique-t-on encore côté romain, avant que les résultats ne soient communiqués à Benoît XVI. Le 18 juin dernier, alors qu’il célébrait l’ordination de plusieurs nouveaux prêtres au séminaire de Winona (Etats-Unis), le supérieur de la Fraternité Saint-Pie X a indiqué qu’il avait été invité à rencontrer le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi au milieu du mois de septembre prochain. Dans une longue homélie, Mgr Bernard Fellay a également eu des propos durs au sujet de Rome, évoquant en particulier... 
En Italie, le Concile est vraiment en débat
Sur Chiesa, Sandro Magister vient de publier une lettre très intéressante d’Enrico Morini sur la question de l’herméneutique du Concile Vatican II. Qui est Enrico Morini ? Sandro Magister le présente ainsi : Son auteur est le professeur Enrico Morini, un historien qui enseigne à l’université de Bologne, ville qui a donné son nom à l’ »école » qui représente la pointe la plus avancée, du point de vue progressiste, de l’interprétation du concile Vatican II comme « rupture » par rapport à une partie de la tradition. Morini est un disciple du moine Giuseppe Dossetti (1913-1996), fondateur de cette « école » connue dans le monde entier principalement à cause de sa monumentale histoire de Vatican II traduite en plusieurs langues, mais également acteur influent de ce même concile. (…) Le professeur Morini, 64 ans, est un spécialiste du christianisme oriental. Il enseigne l’histoire de l’Église orthodoxe à l’université d’état de Bologne et à la faculté de théologie d’Émilie-Romagne. Il est diacre et préside la commission du diocèse de Bologne pour l’œcuménisme. Enthousiaste par rapport au Concile Vatican II, plus réservé au sujet de l’après-concile – qu’il présente comme « le plus grand ennemi du concile » – Morini soutient la thèse que le Concile a bien rompu avec une partie de l’enseignement de l’Église héritée du deuxième millénaire, « et en particulier avec le modèle occidental d’Église et de papauté produit par le concile de Trente et, avant cela, par la réforme grégorienne du XIe siècle », en vue de revenir aux origines : Cette reprise de la tradition du premier millénaire par l’Église catholique a comporté de fait une rupture implicite – pardon pour la schématisation excessive – avec la tradition catholique du deuxième millénaire. Selon moi, il n’est pas vrai qu’il n’y... 
La célébration de certains évêques
Après Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, qui a procédé aux ordinations diaconales de la Fraternité Saint-Pierre en son séminaire de Wigratzbad, le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, procédera aux ordinations sacerdotales de cette même Fraternité. Pour l’abbé Ribeton, supérieur du district de France : « La venue d’évêques français à Wigratzbad est un précieux encouragement, qui souligne et fortifie le lien entre la Fraternité Saint-Pierre et l’Église de France. Sur les 70 séminaristes que compte Wigratzbad, quarante sont français : beaucoup d’entre eux seront appelés au terme des sept années de leur formation à servir en France ». À lire ces propos encourageants, on se demande au passage pourquoi la Fraternité Saint-Pierre n’a toujours pas de séminaire en France ? Mais mon propos n’est pas là. La présence d’évêques, français ou non, pour les diverses cérémonies selon la liturgie traditionnelle (confirmations, ordinations) sont maintenant des choses acquises aussi bien à la Fraternité Saint-Pierre qu’à l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre, à l’Institut du Bon-Pasteur (qui attend le cardinal Hoyos pour sa prochaine ordination) ou que pour les différentes communautés religieuses (Le Barroux, Chémeré-le-Roi, Lagrasse, etc.). La question est plutôt de savoir si ces évêques, même les mieux intentionnés, ont la volonté de se conformer en tout aux moindres détails du Pontifical ? Ont-ils la volonté de montrer l’exemple et d’appliquer les rubriques précises qui sont prévues ? Il est évident que les erreurs et les distractions sont toujours possibles dans un rituel exigeant et qu’ils ne pratiquent pas habituellement. Il ne s’agit évidemment pas ici de distribuer des points de ritualisme et de tenir un Top 50 des meilleurs évêques dans la célébration de la forme traditionnelle. Mais, aussi bien pour la forme ordinaire que pour la forme extraordinaire, la valeur... 
L’Université d’été de Renaissance Catholique
On me prie d’annoncer : La 20e Université d’été de Renaissance Catholique aura lieu du jeudi 14 juillet (11 h) au dimanche 17 juillet (18 h), en Ile-de-France dans le magnifique cadre de Grand’Maisons (Villepreux, 20 km à l’ouest de Paris) sur le thème du nouvel ordre moral. Certains s’étonnent des conséquences actuelles de l’application du slogan de Mai 68 : « Jouir sans entraves ». Les naïfs ! L’homme a besoin de règles pour vivre en société. Mais, en l’espace de cinquante ans, un changement complet de paradigme s’est opéré. Ce qui était honteux s’étale au grand jour ! On rougit aujourd’hui de sa vertu, de sa fidélité, de sa foi, comme on rougissait hier de ses écarts de conduite. Contre le nouvel ordre moral, conférenciers et acteurs viendront témoigner. Nous vous signalons en particulier les témoignages de Philippe Isnard, révoqué de l’Education nationale pour avoir animé un vrai débat contradictoire sur l’avortement dans son lycée et d’Adélaïde Pouchol qui vient de mener une passionnante enquête dans les centres du Planning familial. La présence aux quatre journées de cette université est bien sûr souhaitable afin d’en suivre le fil logique, mais nous acceptons aussi des inscriptions pour une, deux ou trois journées. Tarif à demander. C O N F É R E N C E S – D É B A T S Morale ou éthique ? Leçon inaugurale de Claude Rousseau La destruction de la morale traditionnelle Mgr Tony Anatrella :Promotion de l’homosexualité et destruction de la famille Hugues Kéraly  :La lutte contre le sida, cheval de Troie de la décadence Anne-Marie Libert (assistante de Mgr Schooyans) : L’ONU et la destruction de la famille Jean-Marie Le Méné : Eugénisme et manipulations génétiques Peut-on dire la vérité sur l’avortement dans l’enseignement public ? Témoignage de Philippe... 
Des nouvelles de Lagrasse
L’Abbaye de Lagrasse, qui accueille les Chanoines réguliers de la Mère de Dieu, fait souvent parler d’elle par sa recherche de moyens financiers destinés à assurer les travaux dans ce magnifique site. Une nouvelle tranche de travaux vient justement d’être lancée et elle concerne la cuisine et le réfectoire. Des travaux rendus possibles grâce à la générosité des amis de cette famille religieuse pendant le Carême. Les travaux du cloître continuent et le système d’évacuation des eaux a été testé grandeur nature pendant les fortes pluies du mois d’avril. Une réussite visiblement. L’escalier qui jouxte l’église a été décapé et nettoyé, faisant réapparaître « le superbe grès ocre et rose des Corbières ». Dans le jardin, quatre pieds de vigne ont été plantés pendant que des bancs ont été posés. Plus largement, les nouvelles de cette communauté qui ne fait pas de bruit, sont bonnes : conférence de Mgr Viviès et du T.R.P. Bernard Ardura de la Curie, visite du Père Abbé, le Père Emmanuel-Marie, à Rome, apostolats divers auprès des jeunes, profession religieuse. Les Chanoines participeront également à partir de ce vendredi et jusqu’à dimanche au pèlerinage des mères de famille à Cotignac. Pour plus de renseignements, on peut visiter leur site Internet.  Lire plus →

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