Posté par summorum-pontificum dans Revue de presse le 30/04/11 | Pas de Commentaire
Dans le numéro de ce samedi du quotidien Présent, Jean Madiran rumine (pour reprendre son expression) quelques souvenirs concernant Jean-Paul II et, surtout, en tire des leçons. Extrait :
Sur le communisme :
Les conséquences réelles de ce premier voyage en Pologne n’apparurent au communisme soviétique que bien après coup. Il fut alors définitivement détrompé de l’espoir de manipulation qu’il avait placé en Karol Wojtyla depuis une quinzaine d’années. C’est sa déception furieuse qui se traduisit par la tentative d’assassinat du 13 mai 1981.
La vocation de la France
Mais l’année précédant l’attentat, Jean-Paul II avait déjà gagné nos cœurs au Bourget, le 1er juin 1980, par sa triple interpellation de la France « fille aînée de l’Eglise » et « éducatrice des nations » :
— Es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?
La France existait donc encore. Ou plutôt, à l’appel du Pape, elle ressuscitait. On commençait cependant à entendre dire que les acclamations des jeunes, notamment lorsqu’ils applaudissaient à tout rompre les injonctions pontificales de virginité jusqu’au mariage, adhéraient au chanteur plutôt qu’à sa chanson. Et de fait, l’appel à la France a été tout à fait effacé par les Français. On ne l’aperçoit plus dans les tonnes d’hagiographies provoquées par la béatification prévue pour le 1er mai.
(…)
Jean-Paul II avait pourtant répété trois fois : « fille aînée de l’Eglise », ce dont personne ne semble s’être souvenu dans le récent débat officiel, et avorté, sur notre identité nationale. Cette identité de « fille aînée » est aujourd’hui refusée par nos autorités politiques et religieuses, c’est pourtant la seule qui soit spécifique à la France. Il y en a tout de même quelques-uns, relevant plus ou moins de l’école catholique contre-révolutionnaire, qui ont toujours gardé présentes à l’esprit la triple interpellation de...



