Un entretien avec le cardinal Canizarès
Le cardinal Canizarès, préfet de la congrégation du Culte divin et de la discipline des sacrements, a accordé récemment un entretien à la revue espagnole Vida Nueva. Beaucoup d’aspects abordés lors de cet entretien concernent la situation espagnole, mais d’autres concernent plus directement la liturgie de l’Église et notamment la réforme de la réforme. Ainsi, le cardinal Canizarès redit que le Concile Vatican II a apporté une grande attention à la liturgie, voyant dans le fait quand même accidentel historiquement que la constitution sur la liturgie fut le premier texte adopté par les Pères conciliaires. Sacrosanctum Concilium aurait débouché sur une grande rénovation liturgique, même si tout ce qui a suivi au plan liturgique ne peut être qualifié du terme de rénovation. Cette position officielle romaine butte quand même sur la réalité que nous observons dans nos paroisses ou lors de nos déplacements à l’étranger, sans même parler de la perte totale du sens liturgique, non seulement chez les laïcs mais chez certains prêtres. À se demander si le premier pas d’une réforme de la réforme ne consisterait pas à l’abandon d’un discours convenu de la part des autorités ? Puisque dans la pratique liturgique actuelle, tout ne peut être considéré selon le cardinal Canizarès comme une véritable rénovation, il pense nécessaire  d’interpréter la pratique liturgique à l’aune de l’herméneutique de la continuité développée par le Pape Benoît XVI. Une telle interprétation permettrait de saisir ce que serait une véritable « réforme de la réforme » : l’application de Sacrosanctum Concilium sans esprit de rupture avec la tradition liturgique antérieure. Ce faisant le cardinal donne une piste de compréhension sur ce que souhaitent visiblement les autorités romaines, mais ne répond pas à la question (qui ne lui est pas posée dans l’entretien) de savoir si le texte de Sacrosanctum Concilium... 
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L’analyse de Paix liturgique
Dans sa dernière lettre, particulièrement intéressante et pertinente, Paix liturgique propose une traduction intégrale en français de la lettre des séminaristes milanais que j’ai déjà évoquée ici. On trouvera cette traduction sur le site de l’association française. Mais il me semble très intéressant de reproduire ici une partie des réflexions de Paix liturgique sur ce que révèle une telle lettre. 1) La première remarque est que ces séminaristes sont…Italiens : un nouvel indice pour nos amis français que les questions que nous soulevons ne relèvent pas d’un débat strictement franco-français mais ont bien une dimension universelle 2) On remarque que cette lettre de séminaristes – qui ne sont pas des séminaristes d’une communauté Ecclesia Dei mais des séminaristes diocésains – dépasse de loin le problème du document d’interprétation du Motu Proprio : elle concerne directement et expressément l’idéologie liturgique – et tout ce « qui va avec » – du grand séminaire du diocèse considéré comme ayant le plus grand poids moral de la chrétienté après celui de Rome. Où l’on peut voir qu’en 2011, on en est, à certains égards, au même point qu’en 1970. Ce qui a changé, c’est que de nombreux séminaristes regimbent, en Italie, en France, en Espagne, et même que certains osent le dire tout haut. Ce qui a changé c’est que les nouvelles générations sont de plus en plus décomplexées. Le blog Perepiscopus rapportait à ce sujet d’ailleurs dans un article du 13 mars 2010 cette information : dans un séminaire français a été constitué un « groupe stable » de 9 séminaristes (représentant de fait le quart des séminaristes proprement diocésains de ce séminaire) qui a formulé une « demande » selon le Motu Proprio Summorum Pontificum auprès du supérieur, le Père B. Le supérieur, pour l’instant, n’a pas donné suite à cette demande de célébration, une fois par semaine,... 
Comment faire sauter la restriction : l’appel au pape
Je voudrais attirer l’attention sur un article important de Jean Madiran, paru dans Présent de ce jour. Nous avons beaucoup parlé ces derniers temps de restrictions touchant à l’application du motu proprio Summorum Pontificum. Nous appuyant sur des informations venant d’informateurs romains, nous avons pu confirmer ce que deux blogs étrangers ont révélé (Rorate Caeli et Messainlatino) concernant l’instruction d’application du motu proprio. Mais il y a un signe évident d’une restriction majeure. C’est Jean Madiran qui le soulève dans l’article dont je reproduis une partie, vous invitant à aller acheter Présent pour en lire l’intégralité : Le Pape qui a libéré de son interdiction la messe traditionnelle a lui-même été pris en otage : il ne peut la célébrer. Six ans bientôt après son élection, plus de trois ans après son motu proprio du 07.07.07, le recul est maintenant plus que suffisant pour qu’apparaisse cette criante anomalie. L’hypothèse extrême selon laquelle le Pape réserverait le « rite extraordinaire » pour des circonstances elles-mêmes extraordinaires et solennelles serait en contradiction avec ce qu’explique, ce qu’annonce, ce qu’ordonne le motu proprio Summorum Pontificum. Et d’ailleurs, au cours de ces années, les célébrations solennelles n’ont pas manqué. Le fait est là : le cardinal Ratzinger a plusieurs fois publiquement célébré la messe traditionnelle. Le pape Benoît XVI, jamais encore. Certes, un pape peut penser et agir autrement qu’il ne le faisait quand il était cardinal. Mais là, ce n’est point le cas : le motu proprio du 07.07.07, ce n’est pas le Cardinal qui l’a fait, c’est bien le Pape. (…) Le Motu proprio et la Lettre aux évêques qui l’accompagnait sont des textes que la plupart des fidèles et des prêtres n’ont pas sous la main et qui peuvent d’autant plus facilement faire l’objet d’« herméneutiques » de bonne ou de moins bonne foi.... 
Apprendre la messe basse dominicaine en vidéo (1)
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Une messe à Rome, signe de la collaboration entre laïcs et prêtres
À la fin de la convention nationale de Alianza Catolica (Italie) qui s’est tenue sur le thème de la « Unita, Risorgimento, Federalisme »  le samedi 12 février dernier, une messe traditionnelle a été chantée en l’église de la Trintié des Pèlerins à Rome. Le célébrant était don Pietro Cantoni, modérateur général de la Fraternité sacerdotale Opus Mariæ Ecclesiæ Mater. L’Alliance catholique est une association de laïcs catholiques dont l’objet est l’étude et la diffusion de la doctrine sociale de l’Église. Inspirée de ce que fut autrefois en France la Cité catholique, l’Alliance catholique attache une grande importance au chapelet, à l’adoration eucharistique, aux pèlerinages ainsi qu’aux exercices spirituels de saint Ignace.  Lire plus →
Le nouveau primat du Canada est membre de l’Institut Saint-Pie X…
Mgr Gérald Cyprien Lacroix est le nouvel archevêque métropolitain de Québec et primat du Canada. Il est membre de l’institut Saint-Pie X. Non, il ne s’agit pas de la Fraternité sacerdotale du même nom mais du Pius X Secular Institute. La prochaine fois peut-être !… En attendant voici un article du quotidien La Presse sur le nouvel archevêque de Québec : Mgr Lacroix, qui est né dans un petit village beauceron et a fait ses études au New Hampshire, partage avec Mgr Ouellet un itinéraire qui l’a mené chez les francophones hors Québec et en Amérique latine. Il a oeuvré à Manchester, au New Hampshire, dans les années quatre-vingt, sous l’égide d’un évêque, Odore Gendron, qui a été mêlé à une controverse appelée « les soeurs de Hampton » : Mgr Gendron avait en 1982 congédié la directrice et trois enseignantes, toutes des religieuses, d’une école catholique, parce qu’elles ne « collaboraient » pas assez avec le diocèse. Mgr Ouellet, lui, a été recteur d’un séminaire à Edmonton au milieu des années quatre-vingt-dix. Mgr Lacroix a passé l’essentiel des années quatre-vingt-dix en Colombie. Il a été frappé à son retour par la déchristianisation de sa province natale. «Je dirais que ça a été plus facile d’arriver en Colombie que de revenir au Québec», dit Mgr Lacroix. Homme de terrain, il a fait de l’histoire d’Emmaüs, dans l’évangile de Luc, sa devise. Il s’agit du moment où Jésus ressuscité chemine incognito avec deux chrétiens démoralisés par la persécution dont ils sont victimes. À la fin de l’histoire, ils reconnaissent qui est Jésus. Pour Mgr Lacroix, cela signifie que les chrétiens d’aujourd’hui doivent donner le choix à leurs concitoyens de croire en Dieu, en leur montrant la beauté de la foi. Durant l’entrevue avec La Presse, effectuée dans le cadre d’un reportage sur les évêques auxiliaires... 
La messe traditionnelle est revenue à Zagreb
Le 20 février a été célébrée à Zagreb (Croatie) une messe selon la forme extraordinaire devant un grand concours de fidèles. La sainte liturgie a été célébrée par Mgr Stanislav Vitkovik en l’église San Martin et le sera désormais tous les dimanches et fêtes  à 11h30 selon les dispositions prises par le carinal Josip Bozanic en janvier dernier. La messe traditionnelle n’avait pas été célébrée à Zagreb depuis quarante ans.  Lire plus →
40 ans après, la messe traditionnelle est revenue à Kildare (Irlande)
Le 18 février dernier, Mgr Gilles Wach, prieur général de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre (ICRSP), a célébré la messe selon la forme extraordinaire en la paroisse St. Michael’s, en Athy, dans le comté de Kildare (Irlande). C’est la première fois depuis quarante ans que cette messe était célébrée dans cette paroisse. L’ICRSP a désormais un apostolat permanent en Irlande dans le diocèse de Limerick, celui de Galway et celui de Tuam. Mgr Wach était depuis plusieurs jours en visite en Irlande.  Lire plus →
Le Tradiland est partout
L’information n’a pas d’importance, mais elle mérite d’être rapportée tant elle révèle les phantasmes qui peuplent les journées et les nuits (peut-être) des militants de Golias. La dernière trouvaille de celui-ci est la demande de la fermeture des lycées militaires dont le profil a déjà été profondément modifié depuis le passage de la gauche au pouvoir. Les lycées militaires, mais quel rapport avec l’Église catholiquer dont on rappelle qu’elle a subi la séparation de l’Église et de l’État et que les lycées militaires dépendent de… l’État. Le rapport, mais oui, c’est bien sûr, c’est le « Tradiland ». Ce néologisme désigne les méchants traditionnalistes qui se sont emparés des lycées militaires et qui, par ailleurs, bloquent les carrières des officiers républicains. Golias rejoue l’affaire des fiches mais à l’envers. Extrait de Golias : La présence massive des enfants du Tradiland , dans ces structures, a de quoi inquiéter les citoyens de ce pays, d’autant qu’ils sont savamment couvés par un quota inique : 70 % des élèves de ces lycées de luxe sont fils de militaires. Suivez le raisonnement, il vaut son pesant de désinformation : 70% des enfants peuplant les lycées sont des fils de militaires. Effectivement puisqu’il s’agit d’offrir un cadre scolaire stable (et non de luxe) à des enfants dont les parents en raison de leur engagement dans l’armée sont souvent soumis à des contraintes de déplacement. Mais le plus drôle est le sous-entendu de l’argumentation puisque ces 70% d’enfants de militaires révéleraient la « La présence massive des enfants du Tradiland , dans ces structures ». Autrement, militaires égalent traditionalistes. Fallait y penser ! Golias s’appuie notamment sur un bizutage qui a eu lieu au Lycée naval de Brest, lequel bizutage a été sévèrement réprimé par l’autorité militaire (laquelle est normalement traditionaliste a en croire... 

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