L’abbé Aulagnier répond à l’abbé de Cacqueray sur un sujet grave
On s’insurge souvent, et les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X en premier lieu, des interdictions qui existent d’assister à la messe dans un prieuré ou une chapelle desservie par un prêtre de la Fraternité Saint-Pie X. Le dernier exemple en date est la déclaration plus que maladroite de Mgr Pozzo. Mais, à l’inverse, on peut s’étonner des conseils donnés aux fidèles par l’abbé de Cacqueray, supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pie X, de ne pas assister aux messes traditionnelles célébrées dans le cadre de l’application du motu proprio Summorum Pontificum. Sur son site Item, l’abbé Aulagnier a répondu à son jeune confrère. Monsieur l’abbé de Cacqueray vient d’adresser à ses fidèles, le 29 décembre 2010, ses vœux de nouvel an. Il les encourage joliment à assister quotidiennement à la Sainte Messe parce qu’elle est le renouvellement non sanglant du sacrifice sanglant de NSJC, le plus beau des trésors de l’Eglise. C’est une très bonne chose. Son exposé se veut « vibrant ».On ne peut que l’en féliciter. Mais en même temps, il se permet d’en remontrer aux prêtres « Ecclesia Dei » et de leur faire la leçon tombant même dans un « paternalisme » de mauvais goût. C’est fort désagréable. Voici ses deux phrases « pénibles »: « Pour être complet sur ce sujet, il nous faut encore citer ces autres messes de saint Pie V célébrées à la faveur des indults successifs, puis finalement du motu proprio. Il est vrai que nous vous en déconseillons la fréquentation. Placés sous la dépendance et sous la surveillance des évêques, les prêtres qui la disent, en supposant même qu’ils aient conscience de la gravité des erreurs propagées dans l’Eglise depuis quarante ans, ne se hasardent pas à s’y opposer fermement. Ils expriment le plus souvent leur choix de célébrer la messe de saint Pie V au motif décevant qu’elle s’accorde mieux à leur sensibilité... 
Les Vœux du président d’Una Voce France
Patrick Banken Sur le site de l’association, on peut lire les vœux de Patrick Banken, président d’Una Voce France qui annonce que la branche française de ce mouvement international fêtera son cinquantenaire en 2014 et entend bien s’y préparer dès maintenant. L’entrée prochaine dans une nouvelle décennie, c’est l’occasion de faire le point. Cette nouvelle décennie, où nous célèbrerons notre cinquantenaire (décembre 2014), Una Voce l’aborde avec un sang un peu renouvelé. La précédente a vu se succéder trois présidents, tandis que le Conseil d’Administration se rajeunissait pour moitié. Le cap a été tenu : défense intransigeante de la messe de saint Pie V, mais appui à tous ceux qui maintiennent la tradition du chant grégorien, et ne seraient-ce que des bribes de liturgie latine (ce Salve Regína évoqué par un lecteur dans le dernier numéro), là où ils sont ! À chaque adhérent, dans la mesure de ses moyens, de nous aider à tenir ce cap jusqu’à 2020, à chacun d’être un relais efficace, en nous informant, et en informant ses proches, en leur proposant, pourquoi pas, un abonnement à la revue ? Meilleurs vœux à Notre Saint-Père, le Pape Benoît XVI, qui a bien œuvré depuis cinq ans dans le sens d’une restauration de la liturgie latine et grégorienne. Ce sera pour lui une rude année, dont les fatigues culmineront en août avec son voyage et son séjour à Madrid. Nous y serons présents auprès de lui puisque le mouvement Juventutem nous y invite, ce mouvement qui depuis 2005 fait connaître et propose l’antique liturgie dans le cadre des Journées Mondiales de la Jeunesse, lesquelles, comme toutes choses humaines, brassent le bon et le moins bon, l’excellent et le superficiel. Lire la suite ICI.  Lire plus →
La lettre de Mgr Pozzo à Una Voce
Le site Rorate Caeli a publié la lettre de Mgr Pozzo, secrétaire de la Commission Ecclesia Dei, adressée au président de la Fédération internationale Una Voce, Leo Darroch, le remerciant pour le troisième rapport sur l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum dans le monde et l’assurant que ces réflexions seront prises en compte par la Commission.  Lire plus →
Nicolas Senèze fait une fixation sur la dentelle
Sur son blog, Daniel Hamiche a dénoncé l’incroyable insulte émise par Nicolas Senèze, journaliste au quotidien La Croix, envers le cardinal Burke. Ce dernier a, dimanche dernier, célébré la messe à Rome pour les Franciscains de l’Immaculée. Il avait revêtu la « capa magna » et c’est ce vêtement qui a déplu au journaliste de La Croix. C’est évidemment son droit. Mais, je cite Daniel Hamiche (qui cite lui-même le journaliste de La Croix) le port de la capa magna ferait du cardinal Burke un adepte de « “la pompe de dentelles et guipures” et dans le port desquelles Senèze a du mal à ne pas voir “une homosexualité refoulée” ». Ce jugement n’a pas été émis dans le quotidien La Croix mais sur la page personnelle Facebook du journaliste en question. Mais sur cette page personnelle, Nicolas Senèze revendique directement son appartenance à ce journal. À une intervenante qui lui demandait s’il avait rencontré le cardinal Burke et s’il l’avait interrogé, le journaliste a répondu « Les déclarations du cardinal Burke sur la réforme de la réforme sont assez éloquentes ». C’est ensuite, pour justifier un jugement sévère à l’encontre de la cérémonie à laquelle a participé le cardinal Burke, que Nicolas Senèze a émis le jugement scandaleux cité par Daniel Hamiche. Sa réponse est exactement celle-ci : Franchement, cela a-t-il encore sa place aujourd’hui ? Enfin, si cette manière de revêtir le Christ peut suffire à satisfaire l’ego de certains “excellentissimes évêques”… Pour ma part, j’ai du mal à ne pas voir dans ce déploiement de dent…elles et froufrous, une homosexualité refoulée, que ces mêmes évêques sont souvent les premiers à violemment stigmatiser! Et il est revenu à la charge, ensuite, en déclarant : « Pourquoi ne pourrait-on pas s’interroger sur cette insistance si forte sur les dentelles souvent accompagnées d’une homophobie si agressive, d’un... 
Video : messe de minuit au monastère Saint-Benoît de Nurcie
L’entretien de Mgr Fellay aux Nouvelles Calédoniennes
On pourra lire sur le site des Nouvelles calédoniennes le très intéressant entretien accordé par Mgr Fellay, supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, à ce journal. Le Forum catholique, le Salon beige et plusieurs blogs en ont largement parlé. On se reportera d’ailleurs à certains d’entre eux qui émettent des opinions à prendre en compte. Personnellement, je trouve intéressant, contrairement à ce que j’avais émis comme hypothèse, que Mgr Fellay ne voit pas dans le livre d’entretiens du pape (Lumière du monde) une raison pour arrêter les entretiens avec le Saint-Siège et de ne pas avancer sur le sujet. Il le dit très clairement dans cet entretien : Avez-vous été supris par Benoît XVI qui a dit tolérer le port du préservatif, dans des cas exceptionnels, pour lutter contre le sida ? J’ai été un peu déçu par le livre. Mais je suis très heureux du changement intervenu depuis : on voit bien que Rome veut éclaircir cette question du préservatif qui a semé la confusion. Le préservatif n’est pas le moyen pour résoudre ce problème de la santé. Il va contre la nature de l’acte de mariage car il empêche le fruit normal de cet acte. La famille est très importante. L’acte doit se faire dans le mariage. Il y a une discipline à respecter qui avait beaucoup de valeur autrefois, et qui aujourd’hui est dépréciée. Sur la situation de la Fraternité vis-à-vis de Rome, sa réponse est non seulement encourageante, mais prend acte des progrès accomplis. Le but de votre communauté est toujours d’intégrer l’Eglise catholique ? Oui, on a toujours soutenu qu’on ne veut pas faire bande à part. On maintient qu’on est catholiques et qu’on le reste. Nous souhaitons que Rome nous reconnaisse comme de vrais évêques. D’ailleurs, on n’ose plus le mot schismatique à notre encontre. Alors si on n’est pas schismatiques, ni hérétiques, c’est qu’on est sacrément catholiques. D’ailleurs le pape dit qu’il y a... 
Avant et après
Grâce à l’excellent site New Liturgical Movement, je découvre un effet pratique d’un retour à l’esprit de la liturgie, dans une église il est vrai desservie par la Fraternité Saint-Pierre (Mater Misericordiæ Mission, Phoenix, Arizona). À l’origine il s’agissait d’une église baptiste et c’est désormais une église catholique. La première photo montre l’église dans son état d’origine, mais avec la célébration d’une messe catholique. La seconde indique le travail de transformation effectué. AVANT APRÈS  Lire plus →
Recul de la communion dans la main à Saint-Pierre de Rome
Un prêtre, au moins, a essayé (video ci-dessous), derrière le Saint-Père, de distribuer la sainte communion dans la bouche lors de la messe de minuit. C’est la preuve que l’effet de la pédagogie par l’exemple pourrait être démultipliée par une décision de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements qui recommanderait, sans rendre obligatoire, cette forme de réception de la sainte hostie.  Lire plus →
Réforme de la réforme ou nouveau mouvement liturgique ?
Dans un entretien accordé le 24 décembre dernier à Il Giornale, le cardinal Canizares, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, évoque l’état de la liturgie catholique aujourd’hui et se prononce sur son avenir. Bien que l’homme soit courageux et conscient de la réalité, il ne peut s’empêcher d’emettre un jugement positif sur la réforme liturgique. Le préfet de la congrégation pour le Culte divin estime ainsi qu’il ne faut pas douter du renouvellement liturgique conciliaire, notamment parce qu’il aurait apporté une plus grande participation de la part des fidèles et renforcé la présence de la Sainte Écriture. Que l’on me pardonne, mais il s’agit vraiment de tarte à la crème. Depuis l’arrivée du pape Benoît XVI, un effort était entrepris en haut lieu pour expliquer que la participation active des fidèles avait été dévoyée en une espèce d’auto-célébration. On nous répète maintenant qu’il s’agit d’un des acquis du Concile. L’anti-pédagogisme d’un lectionnaire découpé en trois années nous est présenté comme le renforcement de la présence de la Sainte Écriture alors que la messe traditionnelle est composée dans son seul Ordo d’un grand nombre d’extraits de la Bible et que sa pédagogie de la répétition renforce la connaissance et l’approfondissement des Saintes Écritures (et ne parlons pas du nouveau bréviaire où les psaumes ont été caviardés, ni de la qualité des hymnes). Heureusement, le cardinal Canizares note aussi les ombres de cette réforme : déformation arbitraire, sécularisation, célébration de l’assemblée, créativité perpétuelle, perte du sens du sacré. Face à ce constat, que préconise le cardinal ? Comme si les choses n’avaient pas avancé, on se retrouve au moment de la parution de L’Esprit de la liturgie, livre du cardinal Ratzinger, au début des années 2000. Les préconisations du cardinal Canizarès sont celles... 
MYSTIQUE DU TEMPS DE NOËL
En ce jour de Noël, je suis heureux de vous adresser mes meilleurs vœux et je vous propose de relire cette introduction au temps de Noël, extraite de L’Année liturgique de dom Prosper Guéranger. Tout est mystérieux dans les jours où nous sommes. Le Verbe de Dieu, dont la génération est avant l’aurore, prend naissance dans le temps; un Enfant est un Dieu ; une Vierge devient Mère et reste Vierge ; les choses divines sont mêlées avec les choses humaines, et la sublime et ineffable antithèse exprimée par le disciple bien-aimé dans ce mot de son Evangile : LE VERBE S’EST FAIT CHAIR, s’entend répétée sur tous les tons et sous toutes les formes dans les prières de l’Eglise : car elle résume admirablement le grand événement qui vient d’unir dans une seule personne divine la nature de l’homme et la nature de Dieu. Mystère éblouissant pour l’intelligence, mais suave au cœur des fidèles, il est la consommation des desseins de Dieu dans le temps, l’objet de l’admiration et de l’étonnement des Anges et des Saints dans leur éternité, en même temps que le principe et le moyen de leur béatitude. Voyons en quelle manière la sainte Eglise le propose à ses enfants, sous les symboliques enveloppes de la Liturgie. Après l’attente des quatre semaines de préparation, image des quatre millénaires de l’ancien monde, nous voici arrivés au vingt-cinquième jour du mois de décembre, comme en une station désirée ; et tout d’abord il nous est naturel d’éprouver quelque étonnement en voyant ce jour garder à lui seul l’immuable prérogative de célébrer la Nativité du Sauveur ; tandis que le Cycle liturgique tout entier paraît en travail, chaque année, pour enfanter cet autre jour sans cesse variable auquel est attachée la mémoire du mystère de la Résurrection. Des le quatrième siècle, saint Augustin se trouvait amené à rendre raison de cette différence,... 

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