La réforme de la réforme en débat
C’est ce soir sur le Forum catholique qui accueille l’abbé Claude Barthe qui répondu aux questions des liseurs au sujet de son dernier livre, La Messe à l’endroit (éditions de l’Homme Nouveau). Petite surprise à ce sujet, on trouve sur le site de la paroisse Sainte-François de Paule de l’abbé Loiseau (diocèse de Toulon) la reproduction de l’entretien accordé par l’abbé Barthe à Daniel Hamiche dans Monde et Vie. Une présence étonnante puisqu’on n’imaginait pas l’abbé Loiseau partageait la position de l’abbé Barthe. Mais c’est une belle preuve de son ouverture au débat sur ces questions peu faciles ! Notons que l’abbé Loiseau et sa communauté ont accueilli récemment Mgr Pozzo, secrétaire de la Commission Ecclesia Dei. De belles photos se trouvent également sur ce même site.  Lire plus →
L’exemple d’un évêque
Grâce à Escartefigue (sur le Forum catholique, ICI), j’apprends que Mgr Rey a ouvert la nouvelle année liturgique – à ce sujet, bonne année à tous mes lecteurs – en venant célébrer les messes en l’église Saint-Michel de Draguignan selon les deux formes du rite romain. Un événement qualifié de « première » par le site du de l’évêché de Toulon. On verra sur ce site des photographies d la messe selon la forme extraordinaire, avec notamment l’abbé Alexis Campo, récemment ordonné, et l’abbé François Cadier, de la Fraternité Saint-Pierre et aumônier de l’école Saint-Joseph des Dominicaines du Saint-Esprit.  Lire plus →
La Réforme de la réforme n’est pas encore acquise
Sur le blog Fides et Ratio, je lis le témoignage d’un prêtre américain qui vient de célébrer le nouvel ordo ad orientem. Il l’a fait pour se rendre compte de ce que voulait les Pères conciliaires (même si la réforme de Paul VI va bien au-delà des demandes des Pères conciliaires). Sa préférence va à ce style de messe qui associe « bonne » orientation, utilisation du latin et de la langue vernaculaire. Il apprécie également la messe selon la forme extraordinaire. Pourtant, sa conclusion montre que la réforme de la réforme est loin d’être évidente sans une préparation sérieuse des laïcs et un changement de mentalité qui ne pourra s’effectuer que sur le long terme. Extraits : Cependant, j’aurais préféré ne pas avoir célébré la Messe ad orientem, mais pas du tout en raison de la colère de certain fidèles (étant Prêtre Catholique, je suis habitué à l’hostilité des gens envers moi). J’aurais préféré ne pas avoir dit la Messe dans la posture que je pense être celle prescrite par les Pères du Concile Vatican II, parce que cela a été une des plus belles expériences de ma vie sacerdotale. Personne ne peut imaginer ce que c’est que de dire « nous », et « notre Père » en se tenant à la tête d’un assemblée toute entière tournée vers la même direction, dans une expression physique d’unité. Malgré tout ce qui est dit sur le sujet, il est impossible de dire « nous » en regardant 500 personnes sans leur parler, à elles. La Messe est une louange divine adressée à Dieu, et malgré toutes nos bonnes intentions, nous autres ecclésiastique nous nous adressons à ceux que nous regardons. On ne peut rien y faire, le visage humain est  une chose trop attirante. Et c’est seulement Dimanche dernier que j’ai réalisé à quel point je faisais partie d’une famille dans la foi, d’une Église en prière. Je n’avais en effet jamais réalisé auparavant à quel point c’était être esseulé... 
Le prochain Tu es Petrus n’est pas à manquer
Le prochain numéro de Tu es Petrus, revue du district de France de la Fraternité Saint-Pierre, devrait faire parler de lui. Dans son éditorial, l’abbé Vincent Riberton évoque « l’éclipse du sens de Dieu et la menace de l’islam ». Des articles sont consacrés au voyage de Benoît XVI en Angleterre, à la Russie, à la généalogie de Jésus, au bienheureux Newman, à Joseph Fadelle et aux camps de la Fraternité ou en lien avec la Fraternité. Le dossier est consacré au « prêt à penser contemporain, des maîtres penseurs aux maîtres censeurs ». Mais c’est surtout un article sur l’application du Motu Proprio qui risque d’entraîner des polémiques. Intitulé « Summorum Pontificum, entre opposition et pacification », signé Bernard Calmait, cet article s’en prend notamment aux analyses de Christophe Geffroy, directeur et fondateur de La Nef. Extraits : Le navire du Motu Proprio s’est mis en route. Nous sommes donc au début de « l’aventure » mais pour Christophe Geffroy « l’aventure » est terminée avant même d’avoir commencé. Il y a « nonréception », nous dit-il, ce qui veut dire que nous sommes dans une impasse, dans un blocage qui empêche toute évolution. La cause d’une situation si déplorable se trouve, selon lui, dans l’antagonisme de deux collectifs présentés comme antithétiques : d’une part les évêques et de l’autre, ce qu’il appelle la « mouvance traditionnelle ». « Force est de constater, lit-on, que les évêques persistent globalement à se méfier d’une mouvance traditionnelle qu’ils ne parviennent pas à considérer comme une chance pour l’Eglise ». Mais cette mouvance que les évêques devraient considérer comme une chance est décrite quelques lignes plus tard comme « éclatée en sensibilités diverses » et touchée par un raidissement et un durcissement qui « ne sont pas de nature à atténuer la méfiance des évêques évoquée plus haut ». L’argumentation développée... 
Messe à Chantilly le 8 décembre
Le 8 décembre prochain, en la fête de l’Immaculée Conception, une messe selon la forme extraordinaire sera célébrée en l’église Notre-Dame à Chantilly, à 20h30. Le célébrant sera le Père Bruno Daniel, curé de la paroisse, assisté du Père Mallet. Après plusieurs années, la demande des fidèles pour avoir une messe régulière dans la forme extraordinaires du rite romain dans le Sud de l’Oise n’avance pourtant pas. La faute ne semble pas en revenir aux curés, qui se montrent d’après les échos recueillis, vraiment de bonnes volontés, comme le prouve cette messe du 8 décembre, et ce, malgré une méconnaissance du rite et du latin. Le blocage viendrait, semble-t-il, du côté de l’évêché, peu pressé d’appliquer le Motu Proprio.  Lire plus →
« On ne devra faire aucun mélange entre les textes et les rites des deux missels. »
Un des lecteurs est intervenu sur ce blog pour proposer certains gestes de compréhension qu’ils demandent d’accomplir aux traditionalistes. Cela va d’arrêter de râler à accepter de changer le calendrier liturgique pour être en communion avec le reste de l’Église. L’intention est louable et il est clair que nous avons tous intérêt (spirituellement, s’entend) à arrêter de « râler ». Puissions-nous y parvenir et j’avoue que c’est un long effort de réforme personnel. Sur le plan des dispositions personnelles, il n’y a rien à redire devant ce type de proposition. Mais, concernant la liturgie, on a tendance, si ce lecteur me permet cette remarque, de passer d’un plan à l’autre. L’Église nous donne le missel, les livres liturgiques et le calendrier liturgique de 1962. Elle l’a fait en 1984, 1988 et 2007. Dès l’indult de 1984, le Pape Jean-Paul II stipulait que : « On ne devra faire aucun mélange entre les textes et les rites des deux missels. » C’est un choix de l’autorité romaine et c’est un choix conforme aux règles de la liturgie qui nous sont données par l’Église et que l’on ne fabrique pas soi-même, que l’on soit traditionaliste ou non. Et il est vrai que des prêtres traditionalistes, pas forcément ceux qui célèbrent aussi le nouvel ordo, ont tendance à faire la liturgie à leur sauce. Nous sommes tous atteints des maladies de la modernité qui veut que nous soyons la règle prochaine de la vérité et ici, en l’occurrence, des règles liturgiques. Le premier geste de bonne volonté et de charité que nous avons à accomplir, je crois, est d’accepter ce missel de 1962 que nous donne l’Église. Cela éviterait que chaque célébrant devienne la congrégation du Culte divin a lui tout seul et que les laïcs soient pris, involontairement, en otage. En appliquant ce que demande l’Église, on éviterait peut-être de râler et de se faire la guerre.  Lire plus →
Reunicatho et l’armistice liturgique
J’avais annoncé à mes lecteurs un supplément d’enquête pour savoir si des pressions avaient eu lieu lors de la venue de Mgr Bux à Versailles, dimanche dernier, pour la 3e rencontre de Reunicatho. Après enquête d’une semaine, je dois avouer que rien ne me paraît très clair dans cette affaire et que j’ai pris la décision de ne pas parler de ces éventuelles ou hypothétiques pressions, conscient que cela n’apporterait rien à l’Église. Toutefois, je suis à même de préciser que Mgr Bux a rencontré l’évêque de Versailles le soir de son intervention, le dimanche 21 novembre. La rencontre n’a pas eu lieu au Palais des Congrès de Versailles, mais ailleurs dans Versailles, probablement à l’évêché. Mgr Bux y a été conduit par Christophe Geffroy, directeur du mensuel La Nef, lequel n’avait pas participé à la rencontre de ReuniCatho. Il est impossible de rapporter ce qui s’est dit lors de cette rencontre. Il semble toutefois que Mgr Bux a rappelé la nécessité du dialogue entre catholiques. De son côté, l’évêque de Versailles a signalé les difficultés de ce dialogue et les risques de récupération que cela pouvait entraîner. Mais cette rencontre fait décidément parler d’elle.  Paix liturgique a, en effet, publié la dernière partie de cette intervention (à lire ICI). Dans son intervention, Mgr Bux rappelle la finalité de Summorum Pontificum, qui n’est pas seulement là pour guérir une blessure (1988), mais aussi pour « redonner à la liturgie sa primauté ». Il souligne aussi le rôle primordial des curés, en prenant l’exemple de l’Italie, en les invitant à ne pas avoir peur d’appliquer le Motu Proprio. Il termine en estimant que les crispations seraient moindres si « les curés osaient utiliser la liberté que leur donne le Pape. Bien sûr, il ne s’agit pas d’imposer le Missel de Jean XXIII à la communauté paroissiale du jour au lendemain, mais d’en profiter pour mettre en place... 
La soirée de présentation du film sur la Fraternité Saint-Pierre
Soirée très réussie hier soir lors de la présentation Des hommes à part, film consacré à la Fraternité Saint-Pierre. Beaucoup de monde, des journalistes de la presse amie, des confrères de La Vie (par exemple) et de nombreux amis de la Fraternité Saint-Pierre. Pour bien parler de ce film et de cette soirée, j’ai certainement moins de talent que l’abbé Guillaume de Tanoüarn qui était présent et qui a salué l’événement sur son Metablog. Extrait : « Le film ne trahit pas notre attente, avec un rythme qui lui est propre et qui prend le spectateur petit à petit. Tout commence au Séminaire, et en particulier – pour le jeune homme du XXIème siècle qui n’est plus spontanément un animal religieux – l’apprentissage du sacré. Le cinéaste Eddy Vickert procède par gros plans successifs sur les visages, en laissant chacun s’exrimer. Il n’y a pas de triche. Pas d’emphase (sauf les quelques rallentis du début qui m’ont un peu effrayé ; ma peur a disparu très vite). Chacun s’exprime, avec des mots simples sur son parcours. La première chose qui frappe, en dehors de la simplicité des réponses, c’est leur diversité : il y a celui qui a découvert la messe traditionnelle sur Internet, celui qui se voulait prêtre à cinq ans (sic), celui qui était complètement athée et qui a été conduit à l’église par sa grande tante. Tout cela ne s’invente pas, c’est la diversité de l’existence et un beau témoignage sur la fécondité de la Fraternité Saint Pierre. Un leit-motiv revient : l’importance de la liturgie (supra tutto, comme dit un séminariste italien en détachant les « t » dans la jolie musique de sa langue maternelle). Pas de doute : la forme extraordinaire est… extraordinaire pour tous ces jeunes. C’est cela qui les a conduit des quatre coins du monde (l’un d’eux vient de Taïwan) jusqu’au petit... 
L’intervention de Daniel Hamiche à ReuniCatho (2)
Suite de l’intervention de Daniel Hamiche, rédacteur en chef du portail Riposte Catholique (merci de vos soutiens financiers toujours nécessaires pour livrer la bataille de la réinformation) lors de la 3e rencontre de ReuniCatho. Dans une première partie, Daniel Hamiche a proposé la face positive du  bilan de l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum. Il aborde maintenant la phase plus négative et tire la conclusion de ce qui reste à faire. « Mais il y a aussi le « peut-être bien que non ». La forme extraordinaire n’est pas célébrée dans tous les diocèses de France. Dans certains, c’est en raison du refus de l’autorité : ce refus n’est en aucune manière justifié. Dans d’autres, ce serait en raison d’une absence « de demande ». Ah ! cette sacrée « demande ». Je veux pour la énième fois revenir sur cette question de « demande » qui brouille depuis trop longtemps la perspective. Que des « groupes » dans les « paroisses » – ce sont les termes utilisés par la Saint Père dans son motu proprio – demandent qu’y soit célébrée la forme extraordinaire, c’est bien, c’est même très bien et il faut continuer patiemment à demander cela – comme vont nous le rappeler, dans quelques moments, des représentants de groupes de demandeurs, dont les demandes n’ont pas été encore, hélas !, satisfaites. Mais la logique même de Summorum Pontificum va bien au-delà de la seule satisfaction de légitimes demandes de fidèles. S’agissant de rendre aux fidèles un trésor liturgique qui est aussi l’étalon, en quelque sorte, de toute éventuelle « réforme de la réforme », mais que nombre d’entre eux ignorent, il faut aussi parler de l’offre. Je sais, vous allez me dire que je radote. Non je ne radote pas : je me répète. Et, comme vous le savez, la pédagogie est faite de répétition. Comme je ne me lasserai jamais de l’expliquer, on ne peut demander que ce que l’on connaît. Tout... 
La Lumière du monde
C’est le titre du nouveau livre du Pape Benoît XVI. Un beau titre dont la publication par Bayard Presse (tiens Bayard Presse ? une maison dont on ne soupçonnait pas la fidélité papale…) a avancé la sortie de la version française au 27 novembre prochain. Mais La Lumière du monde, c’est aussi le titre d’un catéchisme réellement catholique, réalisé par l’abbé Arène et qui n’est pas édité par Bayard Presse… Il est très utilisé en revanche dans les milieux qui vivent de la liturgie selon la forme extraordinaire… Un titre très prisé d’ailleurs, puisque Bayard a déjà édité un livre signé Benoît XVI et portant le titre proche de « Tu es la lumière du monde ».  Lire plus →

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