Peu ouverts au dialogue ?
On accuse souvent les traditionalistes de refuser le dialogue ou de ne pas être ouverts sur d’autres traditions. Comme beaucoup de groupes, ce petit monde comporte des gens obtus, peu ouverts au dialogue, méfiant, refermés sur eux-mêmes, etc. Plus qu’ailleurs ? Ce n’est pas certain. Notre époque, qui raffole des chiffres et des statistiques, qui met sur le divan tous les groupes sociaux, avance peu de chiffres scientifiques sur ce sujet. Les a priori ne manquent pas, à commencer, paradoxalement, par le milieu traditionaliste, plutôt sévère avec lui-même… Au regard de ce problème, l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum a fait bouger les lignes et les frontières, à défaut de bousculer les habitudes de pensée. La découverte de la tradition liturgique latine par des personnes qui, jusqu’ici, n’appartenaient pas au « milieu », à apporter un certain changement. Ils viennent assister à la messe selon la forme traditionnelle sans avoir derrière eux tout un historique des combats menés pour ce faire (et on peut le regretter !), ni sans avoir les réflexes habituels, voire les méfiances ou les crispations qui existent dans le milieu traditionaliste Ne nous trompons pas : l’époque est telle qu’ils viennent avec d’autres réflexes, d’autres craintes et d’autres méfiances. Il n’y pas d’un côté les purs et les impurs ; les bons et les méchants. Mais la sociologie des tenants de la liturgie latine traditionnelle évolue, bouge et est certainement moins uniforme. Il faudrait une véritable enquête pour vérifier cette intuition et plus encore pour la mesurer. Une conclusion me semble s’imposer : il n’est plus possible de tenir le langage qui voudrait que les fidèles des messes traditionnelles sont tous des méchants d’extrême-droite. Non pas que cela condamnerait cette liturgie : après tout, tous les catholiques, au-delà de leurs idées politiques, ont droit à avoir la messe et les sacrements. Mais... 
Collaboration entre prêtres
En ce moment, le petit monde traditionaliste parle beaucoup des considérations de Mgr Brunero Gherardini concernant l’avenir de la Fraternité Saint-Pie X. C’est un texte important, mais qui mérite d’être lu attentivement, pour ce qu’il dit et ce qu’il sous-entend. J’y reviendrai dans les jours prochains. Si vous ne l’avez pas encore lu, vous pouvez en prendre connaissance ICI. En attendant, je voudrais signaler un cas de collaboration entre prêtres d’instituts traditionnels différents, voire entre instituts et prêtres diocésains. À l’heure où les oppositions personnelles se font jour, il est bon de souligner des aspects positifs. C’est ainsi par exemple que l’abbé Pozzetto, de la Fraternité Saint-Pierre, a prêché la retraite de rentrée des séminaristes de l’IBP. Or, c’est l’abbé Pozzetto qui avait accueilli, à la demande de l’abbé Aulagnier semble-t-il, un jeune séminariste brésilien après son départ du séminaire de l’IBP. Il est actuellement novice à la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier. Plusieurs prêtres de cette Fraternité étaient d’ailleurs au pèlerinage en Ars de la Fraternité Saint-Pierre. De son côté, l’abbé Chanut a prêchée la retraite des prêtres du même Institut du Bon Pasteur. Alors qu’on le disait malade, il semble que cette figure particulièrement haute en couleur a retrouvé toutes ses forces – du moins, espérons-le. Il prononcera notamment une conférence sur saint Charles Borromée, apôtre de la contre-réforme, le 21 octobre, au centre Jean XXIII du Chesnay.  Lire plus →
Un entretien important
L’association Paix liturgique a commencé à publier une très intéressante interview de Mgr Schneider, évêque auxiliaire de Karaganda au Kazakhstan et auteur du livre Dominus Est – Pour comprendre le rite de communion pratiqué par Benoît XVI, publié en 2008 aux éditions Tempora (aujourd’hui Artège). Voici comment l’association présente cet évêque : « La réforme de la réforme promue par le Saint Père est une œuvre qui progresse lentement faute d’avoir, pour l’instant, reçu un soutien suffisant de la hiérarchie épiscopale. En dépit de l’attentisme de la majorité des prélats, quelques-uns ont cependant décidé de se lancer, avec enthousiasme et obéissance, dans la promotion du nouveau mouvement liturgique voulu par Benoît XVI: Nous sommes heureux de vous présenter cette semaine la première partie d’un entretien avec l’un d’entre eux, SE Monseigneur Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Karaganda au Kazakhstan et auteur du livre “Dominus Est – Pour comprendre le rite de communion pratiqué par Benoît XVI”, publié en 2008 aux éditions Tempora. C’est précisément de cette question de la communion dont Mgr Schneider nous parle aujourd’hui. » Le propos de Mgr Schneider renforce les propositions de l’abbé Claude Barthe, au moins sur le point du mode de communion. Il le renforce parce que ces paroles sont celles d’un évêque, un évêque « Summorum Pontificum » comme nous en avons besoin en France. Je vous invite à vous rendre sur le site de Paix liturgique pour lire cet entretien dans son intégralité et je soumets à l’association, si ce n’est fait, d’adresser cet entretien au Nonce apostolique en France. « 1) Excellence, pouvez-vous, avant toute autre chose, nous présenter l’ordre religieux auquel vous appartenez : les Chanoines réguliers de la Sainte Croix, connus aussi sous le nom de Chanoines de Coimbra ? Monseigneur Athanasius... 
Retour à la (quasi) normale à Notre-Dame du Travail (Paris)
Lors de la Messe du soir célébrée dimanche 26 septembre en l’église de la paroisse Notre-Dame du Travail (Paris, XIVe), le célébrant a annoncé que désormais elle serait célébrée tous les dimanches à 18 h selon la « forme extraordinaire », alors qu’elle n’était jusqu’ici célébrée que trois dimanches successifs selon la « forme extraordinaire », le quatrième étant réservé à une célébration en « forme ordinaire » (mais face au Seigneur, en latin et grégorien). Une décision prise par le curé de la paroisse, l’abbé François Potez, ancien curé de Saint-Eugène Sainte-Cécile à Paris. Toutefois, il a bien été précisé aux fidèles que la « forme ordinaire » sera conservé pour les Messes du soir pour les solennités : par exemple, jusqu’à la fin de l’année civile, la Toussaint et le jour de Noël. C’est donc un progrès relatif et qui sera sans doute utile pour reconstituer un « groupe stable », le groupe initial, constitué à l’automne 2007, s’étant quelque peu disloqué du fait de la décision du curé de cette alternance 3/1 et alternance d’ailleurs à « géométrie variable »… Je suis heureux d’annoncer cette nouvelle en exclusivité aux lecteurs de ce blog qui sont donc mieux informés que les lecteurs de Messes Info (service officiel de la conférence épiscopale) qui, après avoir systématiquement annoncé cette Messe de Notre-Dame du Travail comme étant « Paul VI, latin », vient de modifier en « latin », sans préciser de quel Missel il s’agit…  Lire plus →
Agen : l’affaire entre l’évêque d’Agen et l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre n’est pas finie
Le journal La Dépêche s’est emparé de l’affaire qui oppose l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (ICRSP), qui desservait la messe en forme traditionnelle dans le diocèse d’Agen, et l’évêque du lieu, Mgr Herbreteau. Dans un article disponible sur son site, le journal écrit : « considérant qu’il n’était pas bien accueilli, l’Institut susnommé a donc choisi de se retirer du diocèse à la fin août. L’ICRSP dispensait des messes en latin, autrement appelées « messes traditionnelles » ou de «forme extraordinaire» voulues par le Motu Proprio de Benoît XVI et appliqué depuis trois ans dans les paroisses, peu nombreuses, qui le souhaitaient. Ce texte doit permettre un usage plus large du missel dit « de Saint Pie V » dans l’Église catholique. » En fait, le bras de fer engagé entre l’ICRSP et l’évêché ne concerne pas d’abord la célébration de la messe. Dans un communiqué, Mgr Herbreteau le dit clairement : « En juin dernier, constatant que des enfants se retrouvaient régulièrement autour de l’abbé Téqui pour la catéchèse, je suis intervenu auprès de lui pour lui demander de mettre fin à cette activité. Trois raisons m’y ont conduit : 1. Toute catéchèse dans le diocèse (dans les paroisses, les établissements catholiques et les aumôneries) suppose de ma part une attention particulière. L’évêque veille à ce que la catéchèse ait bien lieu, selon les normes de l’Église. Il doit s’informer des enfants qui y participent et vérifier le contenu du message. Cette vigilance, je l’exerce à l’égard de chaque lieu du diocèse où se déroule une catéchèse. Or, je n’ai jamais su quels étaient les enfants qui se retrouvaient, dans le cadre familial avec l’abbé Téqui, quels étaient les documents catéchétiques utilisés. Certes, j’aurais dû susciter des échanges, m’informer. Ce que je n’ai pris le temps de faire. Mais, de son côté, l’abbé Téqui... 
Demain, l’actualité est à Toulon
L'an dernier, de gauche à droite, l'abbé de Saint-Sernin, l'abbé Gilet et l'abbé Alexis Campos C’est demain dimanche qu’aura lieu l’ordination sacerdotale de l’abbé Alexis Campo en la cathédrale de Toulon. L’évêque du diocèse Frejus-Toulon, Mgr Dominique Rey procédera à cette ordination en suivant les rubriques de la forme traditionnelle du rite romain. Une habitude pour cet évêque et pour ce diocèse ? Oui, dans le mesure où Mgr Rey est de loin l’évêque le plus accueillant envers les prêtres et les séminaristes attachés à la tradition de l’Église latine. Oui, encore, parce qu’il a mis sur place la première paroisse personnelle confiée à l’abbé Fabrice Loiseau et à sa communauté. Mais avec une telle cérémonie, Mgr Rey ordonne pour la deuxième fois (jamais deux sans trois, dit-on) un prêtre diocésain et non le membre d’une communauté traditionnelle. L’an dernier, à la même époque, il avait déjà ordonné l’abbé Marc de Saint-Sernin, aujourd’hui étudiant en théologie patristique à l’université Augustinienne à Rome. Ancien de la Fraternité Saint-Pierre (il était d’ailleurs présent à une rencontre estivale des prêtres de cette Fraternité), l’abbé de Saint-Sernin avait finalement choisi une incardination diocésaine. Demain, c’est donc l’abbé Alexis Campo qui recevra les saints ordres pour le diocèse de Fréjus-Toulon, montrant la volonté de son évêque de ne refuser aucun ouvrier à la moisson. À l’heure du bilan du Motu Propio Summorum Pontificum, cette ordination a du poids et indique la voie à suivre et à faire connaître au Nonce apostolique à Paris…  Lire plus →
Sondage sur le Motu Proprio sur le site de Famille Chrétienne
L’hebdomadaire catholique de la famille propose sur son site un sondage concernant l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum (photo). Il complète cette enquête par un entretien avec l’abbé Matthieu Rougé, curé de la paroisse Sainte-Clotilde à Paris qui célèbre une fois par semaine (mais pas le dimanche) la messe selon la forme traditionnelle. Il se dit sensible au fait que les demandeurs ont souhaité que ce soit lui qui célèbre et non un prêtre extérieur. Il estime que « Une fois habitué, on y trouve (dans l’ancien rite, ndlr) des qualités de recueillement et de structuration de la prière qui sont bienfaisantes ». Contrairement à l’image répandue d’un risque de perturbation, l’abbé Rougé constate également : « D’abord, j’ai été vraiment touché que tout cela se passe très simplement et paisiblement. Les personnes qui viennent à cette messe se sentent partie prenante de la communauté paroissiale et assistent volontiers à la messe selon la forme ordinaire._Et puis certains paroissiens, que je ne voyais pas tellement, y ont pris des engagements. Même s’ils continuent à aller à la messe selon l’ancien missel ailleurs le dimanche, il est important qu’ils se sentent chez eux dans leur paroisse territoriale. » Alors, encore un effort, et ils viendront le dimanche aussi pour la messe traditionnelle dans leur paroisse…  Lire plus →
Une video sur l’abbaye bénédictine de Clear Creek (États-Unis)
Cette fondation de l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault, récemment élevée au rang d’abbaye, en plein essor, a eu l’honneur d’un reportage de la chaîne catholique EWTN. Le voici :  Lire plus →
À quoi correspond cette photo ?
Le sommaire en japonais de la nouvelle page du site de l'ICRSP Il s’agit tout simplement de la nouvelle page en japonais qui se trouve sur le site de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (ICRSP). Ne parlant absolument pas cette langue, je suis bien en peine de traduire ces phrases. Mais en cliquant dessus, elles vous mènent à une présentation de l’Institut ou  à son site américain, comme le montre l’exemple ci-dessous. Qui sommes-nous ?  Lire plus →
Une messe en l’honneur de Newman à Dublin
Une messe en l’honneur du bienheureux John Henry Newman a été célébrée, selon l’usus antiquior, le lendemain de sa béatification en l’église de la chapelle de l’Université catholique de Dublin (Eire), laquelle fut fondée par… le cardinal Newman. Dans son sermon, le célébrant, le Father Gerard Deighan, mentionnant qu’il n’y avait que peu de reliques de première classe du nouveau bienheureux, a signalé que la chaire d’où il s’exprimait et l’église même dans lequel il se trouvait constituaient comme des reliques de Newman qui avaient dirigé les travaux de construction de cet édifice. Messe selon l'usus antiquior en mémoire du cardinal Newman  Lire plus →

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