Hommage à Jean-Marie Paupert
  C’est, aujourd’hui, à 14h30 qu’a été célébrée la messe d’enterrement de Jean-Marie Paupert (et non dans la matinée comme nous l’avions annoncé) en l’église Saint-Germain-L’Auxerois, à Paris. Dans son testament, Jean-Marie Paupert avait stipulé qu’il voulait une messe de saint Pie V, manifestant ainsi son attachement à l’antique liturgie. En attendant La Nef, qui publiera très certainement un numéro d’hommage à son plus célèbre collaborateur, c’est Présent de ce jour  qui publie deux articles consacrés à Paupert et qui en annonce un troisième pour samedi prochain. En page Une, Rémi Fontaine revient  sur ses entretiens avec l’écrivain et sur le rôle joué par ce progressiste converti. Mais il faut surtout lire l’émouvante page de maître Jacques Trémolet de Villers qui rappelle le talent, le courage, la fidélité de cet homme.  Je donne ici des extraits de chacun de ces articles. C’est l’occasion d’aller acheter Présent en kiosque ou de le commander auprès du journal.   De Rémi Fontaine : « S’il fut en effet un tenant prestigieux du progressisme par des ouvrages d’une virulence singulière (dénonçant notamment les « vieillards de chrétienté »), Paupert demeure aussi et surtout l’auteur de Péril en la demeure (France-Empire, 1979). Un témoignage intensément vécu sur la crise de l’Eglise. Œuvre rare de rétractation, ce fut aussi un livre de cœur et de mémoire. Pavé insolite dans la mare conciliaire, lancé à la face de ses (anciens) amis, ce repentir d’un progressiste sur son propre mirage suscita de vifs remous dans l’intelligentsia néomoderniste, qui lui opposa dès lors une indifférence de marbre. Lui qui avait connu les honneurs médiatiques de la pensée correcte, il eut la crânerie et la loyauté de signaler, au risque du bannissement,... 
Paix liturgique lance un appel à l’aide
Très contestée par les évêques, débordée sur sa droite par le DALE, l’association Paix liturgique possède, à son actif, plusieurs réussites notoires. En guise d’exemple, signalons l’évolution de la situation dans le diocèse de Nanterre, avec l’obtention d’une messe, et la réalisation de plusieurs sondages qui permettent d’avoir la température de la situation dans plusieurs diocèses. C’est une action utile, notamment dans la perspective du bilan de l’application du Motu Proprio au terme des trois ans de son existence. Il sera possible d’entendre un autre écho, plus proche du terrain, que la seule voix des évêques.  Aujourd’hui Paix liturgique lance un appel à l’aide. Elle a besoin de prières, de renforts des équipes militantes, qui sur le terrain, par exemple, vont à la rencontre des paroisses, mais aussi d’un soutien matériel car l’ensemble de ses actions ont un prix. Les sondages, qui frappent tant les journalistes et les responsables diocésains, qui vouent un culte à tout ce qui ressemble à la démocratie, coûtent très chers. Pour contacter Paix liturgique : 00 33 6 88 23 74 52 ou www.paixliturgique.com  Lire plus →
L’été sera… Spes avec les Missionnaires de la Miséricorde divine
  Je viens de découvrir le site de la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine, un site Internet très bien fait et plus large que celui de la paroisse personnelle de Toulon desservie par cette même communauté. On trouve sur ce site un rappel historique de cette jeune communauté que je reproduis ci-dessous :   « Notre communauté est née de la rencontre entre deux hommes, deux pasteurs : mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, et l’abbé Fabrice Loiseau, alors prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre. L’évêque était en quête d’une communauté attachée à la fois à l’ancien rite et à l’unité diocésaine ; le prêtre recherchait cette même unité et la possibilité d’être profondément missionnaire par la spiritualité de la Miséricorde. Après plusieurs rencontres dans le diocèse de Fréjus-Toulon, dont des camps d’évangélisation sur les plages du Var, le projet de communauté naît pour répondre à ces différentes aspirations. Les abbés Jean-Raphaël Dubrule et Eloi Gillet, alors séminaristes, adhèrent au projet et terminent leur formation au séminaire diocésain à La Castille. D’autres jeunes rejoignent la communauté et deviennent séminaristes diocésains à La Castille, où ils prient avec la liturgie Paul VI en semaine et retouvent la liturgie traditionnelle le week-end en paroisse et pendant leurs apostolats. La Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine naquit en septembre 2005, comme association de droit diocésain rattachée au diocèse de Fréjus-Toulon. Trois piliers ont naturellement émergé : 
 le témoignage de la Miséricorde, comme le Christ l’a révélé à sœur Faustine, 
 une grande dévotion eucharistique avec un attachement particulier à la célébration de la liturgie dans le rite de saint Pie V dans l’esprit du Motu Proprio... 
La Fraternité Saint-Pierre au Nigéria (photos)
Il faut découvrir le nouveau site Internet de la paroisse Nne Enyemaka, dédiée à Notre-Dame du Perpétuel Secours, qui se trouve à Umuaka, dans l’État d’Imo au Nigéria. Cette paroisse est desservie par la Fraternité Saint-Pierre. Sa parrticularité ? Il s’agit d’une « paroisse personnelle » entièrement dédiée à la forme extraordinaire du rite romain. Deux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre sont en charge de cette paroisse : l’abbé Eshiowu, curé et l’abbé Antony Sumich, vicaire. Le 1er août prochain, Mgr Gregory O. Ochiaga, évêque émérite du diocèse d’Orlu (photo), viendra célébrer les saints mystères dans la forme traditionnelle, cinquante ans après avoir célébré sa première messe dans le même rite. Reste que la paroisse s’est lancée dans la construction d’une véritable église et qu’elle souhaite pouvoir au moins offrir à l’évêque de célébrer cette messe sur le plancher de la nouvelle église. Pour cela, la paroisse a besoin de récolter d’ici là 20 000 dollars américains. C’est dire qu’elle fait appel à la générosité de tous les donateurs possibles. Les paroissiens ont entrepris eux-mêmes les débuts de la construction de cette nouvelle église, conçue selon un plan traditionnel.         Lire plus →
Précision au sujet de la messe traditionnelle à Moscou
Grâce à une lectrice, que je remercie vivement, je suis en mesure de rectifier mon post sur la bénédiction de l’autel pour la forme extraordinaire à Moscou. Elle m’écrit en effet pour préciser :   « La messe selon l’usus antiquior est célébrée régulièrement (une fois par mois), depuis près de deux ans, dans cette chapelle, par le Père Augustin Dzenzel. Ce qui est nouveau – et une grande joie ! – c’est effectivement la présence de Mgr Paolo Pezzi. »  Lire plus →
La messe traditionnelle avance au Brésil
      Comme je l’avais annoncé (ici), une rencontre de formation à la célébration du rite romain traditionnel a eu lieu dans le diocèse de Garanhuns, dans le nord est du Brésil, une région jusqu’ici désertique en ce qui concerne la célébration de la forme extraordinaire. Trois évêques, dont Mgr Fernando Rifan de l’Administration apostolique Saint-Jean-Marie Vianney de Campos, étaient présents. Dans une lettre adressée au Saint-Père, les participants remercient le Pape Benoît XVI pour le Motu Proprio Summorum Pontificum et l’informent du bon déroulement de cette rencontre organisée conjointement par le diocèse de Garanhuns et l’Administration apostolique Saint-Jean-Marie Vianney. Ils précisent que cette rencontre a pu se dérouler avec l’aide de la Commission Ecclesia Dei, et en lien avec la conférence épiscopale du Brésil et la Nonciature apostolique. Les prêtres participants venaient de différentes parties du pays et toujours avec l’assentiment de leurs supérieurs.         La liste des signataires donne une bonne idée de la diversité des provenances et du nombre de participants : + Fernando Guimarães, Bispo Diocesano de Garanhuns, PE + Fernando Áreas Rifan, Administrador Apostólico – Campos, RJ + Adalberto Paulo da Silva OFMCap, Bispo Auxiliar emérito de Fortaleza, CE Mons. Lucilo Alves Machado, Reitor do Rosário dos Pretos, Natal, RGN Mons. Joelson Alves de Andrade, Pároco de Santo Antônio, João Pessoa, PB Pe. Paulo Sampaio, C.O – Congregação do Oratório, São Paulo, SP Mons. Sérgio Costa Couto, Reitor de Nossa Senhora do Outeiro da Glória, representando a Arquidiocese do Rio de Janeiro, RJ Pe. Jailton da Silva Soares, Vigário Paroquial da Catedral de Natal, RN Pe. Érico Rodrigues... 
RIP : Jean-Marie Paupert
  L’écrivain Jean-Marie Paupert est décédé hier matin à Paris. La messe d’inhumation aura lieu mercredi prochain à 10h00 en l’ église Saint-Germain-l’Auxerois, à Paris. Après une tentative de vie dominicaine, où il connut les grandes figures de l’Ordre et reçut une formation philosophique et théologique, Jean-Marie Paupert s’illustra dans la presse, notamment auprès de Daniel-Rops dans la revue Ecclesia. Il fut l’une des figures de proue du progressisme chrétien, auteur de livres comme Vieillards de Chrétienté et Chrétiens de l’an 2000 (Grasset), Peut-on être chrétien aujourd’hui ? (Grasset), etc. Mais avec Péril en la demeure (France-Empire), il prend acte de la tragédie postconciliaire. Son évolution ultérieure le conduit à réclamer la liberté pour la messe de saint Pie V et le retour à la doctrine traditionnelle. Il publie en 1982 un maître livre intitulé Les mères patries (Grasset), puis les portes de la grande presse qui l’acceuillait jusqu’ici se ferment. Avec Les chrétiens de la déchirure (Robert Laffont), il analyse les causes de la rupture avec Ecône. Peu après, il rejoint dès le premier numéro la revue La Nef dont il va devenir la plume la plus importante et la plus prestigieuse. Il écrira encore d’autres livres, notamment Lettre ouverte en recours à sa sainteté le Pape Jean-Paul II sur une Église anarchique (Guy Trédaniel). Depuis son changement de cap, Jean-Marie Paupert avait fait ajouté à la liste de ses livres la précision suivante : « L’auteur souhaite signaler qu’il n’accepte plus, telles quelles, toutes les analyses et positions, ni moins encore l’intention générale, de ses essais datés de 1961 à 1969. Ceux-là demeurent, pour lui, témoins et jalons de son évolution, ainsi que sources documentaires dont, à ce double titre, il maintient... 
La messe traditionnelle à Moscou
Grâce à New Liturgical Movement, toujours aussi bien informé, grâce notamment à un réseau de correspondants à travers le monde, nous apprenons que le dimanche 20 juin, Mgr Paul Pezzi, archevêque de l’archidiocèsse de la Mère de Dieu à Moscou, a consacré un autel en bois pour… la forme traditionnelle du rite romain. Cet autel se trouve dans la grande chapelle de la cathédrale catholique de Moscou, dédiée à la Vierge Marie dans le mystère de son Immaculée Conception. Après la cérémonie de consécration, la messe selon l’usus antiquior a été célébrée pour la première fois depuis 1936. Une vidéo de la cérémonie est disponible en se rendant sur ce lien.  Lire plus →
A Libreville aussi, la forme traditionnelle existe (photos)
Le six juin dernier, Mgr Basile Mvé Engone, archevêque de Libreville au Gabon, a administré le sacrement de confirmation selon la forme traditionnelle à 21 jeunes et adultes de la paroisse Notre-Dame de Lourdes, desservie par l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre (ICRSP).   Dans une église encore en construction, l’archevêque a présidé également le Salut du Saint-Sacrement.       Lire plus →
Messe traditionnelle selon le rit prémontré (photos)
  Je ne sais pas si l’équivalent existe en France – et si c’était le cas, ce serait une bonne nouvelle.  Voici quelques photos de la messe célébrée selon l’usus antiquior prémontré par le prieur de St Philip’s, Chelmsford (Angleterre), le Révérend Père Hugh Allan, pour la fête de saint Norbert, fondateur de son ordre, le 7 juin dernier. On remarquera que après la consécration le célébrant étend les bras comme dans le rit dominicain, par exemple.   Pour en savoir plus sur l’Ordre fondé par saint Norbert et sur le prieuré de Chelmsford (communauté qui utilise les deux formes de la messe), il suffit d’aller visiter son site.           Lire plus →

« Précédent