Des Prémontrés traditionnels en Angleterre
  Prise d’habit à Chelmsford en août dernier   Les fils de Saint Norbert, chanoines prémontrés, ont leur propre rite liturgique avec missel, bréviaire, calendrier  propres associés à une forme particulière de chant. En Angleterre, la communauté de « St. Philip’s Priory » de Chelmsford a repris l’usage de cette antique liturgie qu’elle célèbre à côté de la forme ordinaire du rite romain. Cette communauté a été fondée en 2004 et regoupe des chanoines réguliers de l’ordre fondé par saint Norbert en 1121. Les chanoines réguliers centrent leur vie sur la célébration de l’Office divin et le saint sacrifice de la messe, en vivant selon la règle de saint Augustin avec les constitutions propres à leur ordre. On trouvera ci-dessous un aperçu du chant « Hic est electum vas », hymne en l’honneur  de saint Norbert.      La communauté de Chelmsford      Lire plus →
La CRC « pollue » le carême du Cardinal Vingt-Trois
Après les chapelets du DALE, le cardinal de Paris est malmené par les partisans de l’abbé Georges de Nantes. Etre archevêque de Paris 40 ans après le Concile n’est vraiment pas de tout repos. Les demandeurs d’application du Motu Proprio frustrés « occupent » les églises parisiennes (= ils récitent pieusement le chapelet après la messe). Et voici maintenant que les membres de la Contre Réforme Catholique « polluent » les conférences de  Carême (= ils posent des questions embarrassantes). Comme on le sait, le carême à Notre-Dame a pour thème cette année : « Vatican II, une boussole pour notre temps ». Chaque conférence confiée à une personnalité (Mgr Jean-Louis Bruguès ; Mgr Eric de Moulins-Beaufort ; le P. Matthieu Rougé ; le P. Denis Dupont-Fauville ; le P. Enzo Bianchi ; le P. Benoît-Dominique de La Soujeole ; M. Michel Camdessus ; Rabbin Rivon Krygier ; M. Dominique Folscheid), est donnée le dimanche à 16h 30. Elle est suivie de questions recueillies par écrit dans l’assistance et posées aux intervenants, entre 17h15 et 18h. Mgr Eric de Moulins-Beaufort, tenue piana impeccable (soutane noire, liserés violets, calotte violette) a ouvert dimanche dernier ce cycle sous la présidence du cardinal archevêque. Quelle ne fut la surprise des organisateurs de voir tomber sur le conférencier une pluie de questions sur le thème : en dehors de la crise des vocations, de la crise des catéchismes, de la crise de la pratique, de la crise des missions, de la crise de la liturgie, de la crise etc., où sont donc les « fruits » de Vatican II ? Les membres de la Contre Réforme Catholique, fondée par l’abbé Georges de Nantes qui vient de décéder, ont décidé de s’intéresser à ce cycle, dont le thème est en effet particulièrement... 
Liste des évêques polonais célébrant le rite traditionnel
Nos confrères de « Nowy Ruch Liturgiczny/Novus Motus Liturgicus » ont publié un très intéressant tableau (aperçu ci-dessous) des célébrations faites depuis 1998 dans le rite romain traditionnel par des évêques polonais. C’est très précis, très clair et facile à lire. Pour lire ce document en anglais, vous pouvez vous rendre sur le site en question ou le télécharger ICI.  Lire plus →
Il faut aider Sainte-Marie de La Garde
J’ai évoqué récemment le monastère de Clear Creek, fondation américaine de N.-D. de Fontgombault, devenu aujourd’hui une abbaye pleine et entière. Mais sans aller aussi loin, il y a en France une fondation bénédictine traditionnelle qui mérite d’être connue et aidée. Disant cela, je n’oublie pas évidemment Notre-Dame de Bellaigue, proche de la Fraternité Saint-Pie X et qui continue elle aussi la vie bénédictine traditionnelle, ni non plus les Bénédictins de l’Immaculée, fondation du Père Jehan. Mais, aujourd’hui, je voudrais parler de la fondation du Barroux, Sainte-Marie de La Garde. « Le 21 novembre 2002, en la fête de la Présentation de la Très Sainte Vierge, ayant quitté leur maison mère, l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux (Vaucluse), sous un ciel pluvieux, un essaim de huit moines arrivait au lieu-dit “Lagarde”, sur la commune de Saint-Pierre-de-Clairac, accueilli par un rayon de soleil prometteur. » Fondé par dom Gérard Calvet, abbé de Sainte-Madeleine, le prieuré de La Garde eut comme premier prieur le R.P. Louis-Marie qui devait succéder, comme Père Abbé du Barroux, à dom Gérard quand celui-ci résigna sa charge. C’est aujourd’hui dom Marc qui préside aux destinées de la fondation, sous la paternelle autorité de dom Louis-Marie. Depuis 2002, la jeune fondation continue à s’installer et poursuit les travaux pour construire une véritable abbatiale et un monastère. Pour ce faire, les moines de La Garde ont besoin de prières mais aussi d’argent. Et ce temps de Carême est propice à les aider de manière très concrète. Il faut dire aussi qu’ils ne manquent pas d’ingéniosité. Ils proposent d’installer sur votre ordinateur un widget (icône en haut et repréentation ci-dessous) qui chaque jour vous rappellera la nécessité de prier, en vous proposant « de carillonner doucement (un mode silence est prévu !) à... 
Publication prochaine du décret d’application du Motu Proprio
Selon l’hebdomadaire italien Panorama, la publication du décret d’application du Motu Proprio Summorum Pontificum serait maintenant proche. Attendu avec impatience, ce document indiquerait comment il faut interpréter avec exactitude l’intention du Saint-Père qui a libéré la sainte messe codifiée par le pape saint Pie V et dont les dernières modifications datent de Jean XXIII. Plusieurs sources ont répercuté cette information sur Internet. Toutes citent la même et unique origine. Il faut donc prendre avec prudence cette annonce. Cependant, elle est à rapprocher de plusieurs petits faits qui peuvent laisser entendre dans quel esprit il faudra recevoir ce texte. S’il ne faut pas douter qu’il réaffirmera le « droit » pour tout prêtre à célébrer selon les livres liturgiques de 1962, il est à craindre qu’il indique aussi qu’un prêtre ne peut pas refuser de célébrer la messe de Paul VI dans certaines conditions. On se reportera pour cela à la discussion de dom Jehan avec Mgr Pozzo et à une autre discussion du secrétaire de la commission Ecclesia Dei qui a indiqué à deux prêtres traditionnalistes français la nécessité de cette ouverture. Il s’agit évidemment de supputations et il faut attendre la parution du texte pour l’examiner.  Lire plus →
De l’interprétation du Concile comme bloc
L’école contre-révolutionnaire s’entendait jadis avec Georges Clémenceau pour considérer la Révolution française comme un « bloc ». On prend tout ou rien. ! En est-il de même avec le Concile Vatican II ? L’interprétation du « bloc » conciliaire a réuni souvent les défenseurs de Vatican II et ses adversaires. Dans ses conférences de Carême, l’abbé de Tanoüarn, qui était récemment à Rome pour parler de la messe, reprend la question de fond dans une perspective bénédictine (XVIème, si je puis dire), enveloppée dans une approche toute tanoüarnienne… Cela donne, par exemple, ceci : « Nous sommes dans une perspective herméneutique, rappelons-le. Nous sommes dans l’idée que Rome offre et offrira petit à petit une réception de ce Concile et nous avons le droit, nous catholiques du rang, de nous demander : mais selon quels critères ? Non pas d’abord : que faut-il ressaisir du Concile ? Mais plutôt : comment le ressaisir aujourd’hui ? La réponse a été donné par Benoît XVI dans la première année de son pontificat. Il faut cultiver une herméneutique de continuité et bannir cette herméneutique de rupture qui, sous le couvert d’un « esprit du Concile » a voulu fixer définitivement l’opposition entre une fraction de l’Eglise catholique et les 2000 ans de son histoire. Le pape reprenait là une expression qui avait appartenu successivement à Jean Paul II et à Mgr Marcel Lefebvre: «il importe de lire le Concile à la lumière de la Tradition». Vatican II n’est pas le Concile qui ferait entendre les trois coups d’une nouvelle pièce dans l’histoire de l’humanité. Il ne renvoie pas à une ère nouvelle qui aurait dû trouver en elle même ses propres principes interprétatifs, comme a pu le faire, sur le plan politique, la Révolution française par exemple. A l’évidence en effet, la... 
Que se passe-t-il à Toronto ?
Dimanche prochain, 28 février, l’apostolat de la Fraternité Saint-Pierre à Toronto, prendra fin. C’est ce qu’a annoncé dimanche dernier, aux cent personnes présentes lors de la messe du 1er dimanche de Carême, le Father  Howard J. Venette, qui assurait cet apostolat. Cela fait seulement 19 mois que ce prêtre est en poste à Toronto. Il retourne désormais en Floride. C’est en septembre dernier qu’il avait été annoncé par l’archevêque de Toronto, Mgr Thomas Collins, son désir d’une paroisse personnelle pour le rite romain traditionnel, avec un apostolat dévolu à la Fraternité Saint-Pierre. L’annonce en avait été même faite publiquement. Puis, plus rien ! Une église avait bien été prévue, sans être finalement attribuée à la Fraternité Saint-Pierre. On lui avait fait comprendre alors qu’il faudrait prouver par les faits – c’est-à-dire par le nombre des participants – la nécessité d’une telle messe. Mais justement les faits avaient répondu par la croissance de la communauté et sa viabilité financière. Désormais, c’est le Father Liam Gavigan, un prêtre âgé, actuellement à la retraite, qui reprend officiellement cet apostolat et ce à partir du 7 mars prochain. Le problème, c’est que ce vieux prêtre habite à deux heures de Toronto et qu’il célèbre déjà la messe à 9h00 avant de se rendre dans un monastère pour célèbrer une autre messe à 11h30. Il lui faudra encore faire une cinquantaine de kilomètres avant de se rendre à Toronto pour célébrer la messe à 13h00. La raison de ce renvoi de la Fraternité Saint-Pierre ? La rumeur affirme que l’archevêque n’a pas du tout apprécié que, fidèle en cela aux règles de l’Église universelle, le prêtre de la Fraternité Saint-Pierre continue de distribuer la communion sur la langue alors que l’archidiocèse, prétextant la lutte contre la Grippe H1N1, avait... 
À Paris, la « demande » satisfaite ? Un tiers des pratiquants parisiens attend l’« offre » !
Un nouveau sondage de Paix Liturgique sur l’intérêt des catholiques pour la Messe traditionnelle vient d’être réalisé sur la ville de Paris (intra muros). Les détails de cette étude, réalisée selon les règles de l’art, ne seront rendus publics que samedi en huit, toutefois, l’archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, en a déjà eu communication… Je gage qu’elle a dû le secouer. En effet, selon ce sondage, 34,5 % des catholiques pratiquants réguliers de l’archidiocèse se disent désireux d’assister chaque semaine à une Messe dominicale célébrée selon la « forme extraordinaire ». Plus du tiers des pratiquants parisiens ! Les chiffres sont aussi cruels que les faits têtus pour ceux qui, dans les bureaux archidiocésains, s’échinent à affirmer, sur tous les tons de la gamme, qu’il n’y a « pas de demande » ou que « la demande est satisfaite ». Et si l’on se mettait enfin à parler de « l’offre » ?      Lire plus →
Les Bénédictins de l’Immaculée, la messe et le Concile
Les Bénédictins de l’Immaculée, jeune communauté monastique, naît du départ du Père Jehan de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux et de sa rencontre avec les Franciscains de l’Immaculée, vient de publier une nouvelle lettre intitulée « Nouvelles de Villatalla ». Dans celle-ci, le fondateur des Bénédictins de l’Immaculée annonce surtout l’importance qu’il attache à l’héritage de dom Gérard, qu’il entend, à sa manière, faire perdurer. « Nous devons garder précieusement sa mémoire, écrit le Père Jehan, car il fut en un temps de décadence monastique postconciliaire le témoin de toute une tradition. Une tradition qui nous relie à mère Marie Cronier, à dom Romain Banquet et au père Muard qui, comme dom Guéranger à Solesmes, réimplantèrent la vie monastique en France après la Révolution Française. Une tradition qui, à travers ces fondateurs, nous relie à tous les fils et filles de saint Benoît des âges précédents qui ont recueilli et transmis le trésor de sagesse et de sainteté que nous a lé­gué le saint patriarche des moines d’Occident. » Par ailleurs, la lettre renvoie au blog de la communauté, lequel blog apporte deux nouvelles de nature très différentes.

– La première nouvelle est de portée universelle puisqu’il s’agit de la teneur d’un entretien avec Mgr Pozzo. On trouvera ci-dessous quelques extraits de ce texte que l’on pourra lire intégralement sur le site des Bénédictins de l’Immaculée. – La seconde nouvelle concerne directement cette communauté. Les deux religieux, le frère Ansgar Santogrossi, moine bénédictin américain et un franciscain de l’Immaculée, qui avaient pensé s’agréger à la communauté du Père Jehan, ont finalement renoncé. Il ne reste donc plus que le frère Toussaint à suivre le Père Jehan dans cette nouvelle aventure monastique. Malgré ces... 
Mgr Ranjith et la défense de la liturgie
L’association Paix liturgique vient de publier dans sa dernière lettre un document très important signé de Mgr Malcolm Ranjith, aujourd’hui archevêque de Colombo, après avoir occupé le poste de Secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. On se reportera sur le site de Paix liturgique pour lire les très intéressants commentaires de cette association concernant le texte que l’on peut lire ci-dessous.  À ces commentaires, j’aimerais apporter les miens, plus modestes, d’une portée certainement moins universelle mais qui permettra éventuellement de mieux saisir ce que représente le document ci-dessous.  D’après les informations recueillis par mes informateurs romains, Mgr Malcolm Ranjith, quand il était encore pour quelques mois secrétaire du Culte divin avait laissé entendre qu’il souhait partir de Rome car il ne se sentait pas assez soutenu dans ses efforts de rénovation liturgique. À ces occasions, il avait annoncé que s’il devenait bien archevêque de Colombo, comme le bruit courait alors, il prendrait le plus rapidement possible des mesures concrètes concernant la liturgie, estimant qu’il devait être exemplaire de ce point de vue. Ces mesures les voici. On notera qu’elles datent du 7 octobre dernier, fête du Très Saint Rosaire, fête mariale célébrant la victoire de Lépante. Mgr Ranjith a été nommé par le Saint-Père archevêque de Colombo le 16 juin 2009. Il était alors à Rome. C’est donc très rapidemment que le prélat a pris ses décisions. Né à Polgahawela au Sri-Lanka le 15 novembre 1947, Mgr Albert Malcolm Ranjith Patabendige Don a suivi ses études au collège de La Salle de Mutwal, au séminaire Saint-Aloysius de Borella puis au séminaire national d’Ampitiya... 

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