Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 08:45

 

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En déplacement dans l'Ouest de la France, le Père-Abbé de l'abbaye Sainte Madeleine du Barroux se rendra successivement à Nantes, à Vannes et à Rennes pour y présenter le projet de la fondation de Sainte-Marie de la Garde du 6 au 9 mars.

Il achèvera sa tournée par la ville de Bordeaux, où la délégation bordelaise organise un grande manifestation en faveur de l'élévation du futur monastère, les 19 et 21 mars.

Voici le détail de ces manifestations :


NANTES

Samedi 6 mars

18 h 30 : au presbytère de Saint-Clément (4 rue Lorette de la Refoulais, Nantes), entretien du Révérend Père Abbé dom Louis Marie, accompagné de trois moines, avec les jeunes lycéens et étudiants : “Être moine aujourd'hui”. Suivi du repas tiré du sac.

21 h 00 à 22 h 00 : veillée de prières pour les vocations dans l'église Saint-Clément (tous les âges sont conviés pour prier !)

Dimanche 7 mars

10 h 30 : messe célébrée par le Révérend Père Abbé dom Louis Marie dans la chapelle du Collège Saint-Stanislas (2 rue Stanislas, Nantes).

18 h 30 : messe célébrée par le Révérend Père Abbé dom Louis Marie à l'église Saint-Clément (4 rue Lorette de la Refoulais, Nantes).

Lundi 8 mars

Rencontre avec les élèves du cours Charlier le matin, et avec ceux de l'école Sainte Catherine de Sienne l'après-midi.

20 h 30 : Conférence publique du Révérend Père Abbé dom Louis Marie sur la construction d'un nouveau monastère en ce XXI siècle, salle Bretagne (23, rue Viliebois Mareuil, Nantes), avec projection d'un DVD présentant le monastère de la Garde et le projet de construction.

RENNES

Mardi 9 mars

20 h 30 : Conférence publique du Révérend Père Abbé dom Louis Marie sur la construction d'un nouveau monastère en ce XXI siècle, Lycée Saint-Vincent-Providence (57 rue de Paris, Rennes), avec projection d'un DVD présentant le monastère de la Garde et le projet de construction.


VANNES

Mercredi 10 mars

18 h 30 : messe célébrée par le Révérend Père Abbé dom Louis Marie à l'église Saint Patern (place Sainte-Catherine).

20 h 30 : conférence avec projection d'un DVD présentant le monastère de La Garde et le projet de construction à la maison diocésaine (55 rue Mgr. Tréhiou).


BORDEAUX

Vendredi 19 mars

19 h 30 : conférence du Révérend Père Abbé dom Louis Marie avec projection d'un DVD présentant le monastère de La Garde et le projet de construction. (Hôtel Mercure Château Chartrons - 81, cours St Louis - Bordeaux).

Dimanche 21 mars

11 h 00 : Grand Messe solennelle célébrée par le Très Révérend Père Abbé Dom Louis-Marie. (Église Saint Bruno - Rue François de Sourdis - Bordeaux).


Plus de renseignements ICI.

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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 17:15
Voici une information publiée par l'agence de presse internationale APIC, spécialisée dans les questions religieuses et notamment dans la vie de l'Église catholique :
« Denton, 3 mars 2010 (Apic) Le cardinal William Joseph Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, participe ce mercredi 3 mars à la consécration d’une église de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Cet événement se déroule à Denton, dans l’Etat du Nebraska aux Etats-Unis. L’information, révélée sur un blog internet de la Fraternité, a été confirmée par les collaborateurs du cardinal Levada. »

Il faut bien sûr lire la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, ce qui explique la présence du cardinal Levada. Nous avions déjà parlé ICI de cette cérémonie au séminaire de la Fraternité Saint-Pierre le 14 janvier dernier.

Erreur, obsession ou volonté de nuire de la part d'APIC ?
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 10:19
Le samedi 20 mars 2010, de 9h à 17h30 (prolongation jusqu’à 19h pour ceux qui le peuvent) l'association Notre-Dame de chrétienté organise une université de printemps au Lycée Gerson (Paris, 16e).
« Qui est concerné ?
Tous ceux qui sont les "éléments moteurs" du Pèlerinage :
·        les chefs de région et leurs adjoints, les chefs de chapitres, leurs adjoints, les pèlerins désireux de s’engager d’avantage au service du pèlerinage
·        les responsables des soutiens et leurs adjoints
 Les "cadres" du Pèlerinage, ce sont tous ceux qui travaillent à sa réussite et l'ont à cœur ! Cadres d'aujourd'hui, mais aussi ceux qui demain devront leur succéder : l'Université de Printemps est là pour préparer cette relève. »

Le programme ? Le voici ci-dessous :

9h
Messe célébrée par Monsieur l’abbé Le Coq  dans la chapelle du Lycée
10h
Ouverture de l'Université par le président de Notre Dame de Chrétienté
10h30
"la France que nous aimons"
Exposé de Bernard Anthony
(fondateur du Pèlerinage, président du Centre Charlier et de l’AGRIF, ancien député, journaliste, écrivain)
11h45
"L’Eglise, notre Mère, a les réponses aux questions de la vie en société"
Exposé du RP Emmanuel Marie
(père abbé de l’abbaye Ste Marie de Lagrasse)
13h
Déjeuner sur place (plateau repas)
14h30
"Solutions pratiques : comment faire ?"
Entretien avec Xavier Lemoine
(maire de Montfermeil, marié, 7 enfants, pèlerin de Chartres)
16h15
Travail en ateliers spécialisés pèlerins marcheurs et pèlerins soutiens : Préparation et conduite du pèlerinage 2010
17h15
Première conclusion
17h30
Echanges avec la direction pour la préparation du pèlerinage 2011 (thèmes, cession de formation, documents supports pour la formation et l’information, adaptation du dossier de préparation, livret, utilisation d’internet…).
18h30
Conclusion générale et prière finale

Inscription : avant le 10 mars par courriel à  information@nd-chretiente.com.
 
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 05:12
 

Sur son Metablog, l’abbé de Tanoüarn est revenu sur la discussion à laquelle il a pris part ce lundi 1er mars sur les ondes de Radio Courtoisie, dans le Libre Journal de Philippe Maxence. Celui-ci ayant lancé la discussion sur le Concile Vatican II, l’abbé Grégoire Célier de la Fraternité Saint-Pie X a mis en avant, avec une certaine logique, que l’on pouvait certes saluer l’effort du pape pour réinterpréter le Concile à la lumière de la Tradition, mais dans les faits cette lumière restait tamisée par le Concile lui-même. Pour preuve, il prit les documents du cardinal Ratzinger, comme Dominus Iesus, qui rectifient effectivement le Concile mais en se référant toujours au Concile.

Pour l’abbé de Tanoüarn, il importe peu que cette rectification se fasse au nom du Concile, lequel cite abondamment Pie XII (comme le soulignait d’ailleurs l’abbé Célier) lequel est donc une référence pré-conciliaire. Plus sérieusement, l’abbé du Centre Saint-Paul demandait une sorte de droit d’inventaire du Concile, auquel on appliquerait l’herméneutique de la continuité de Benoît XVI. Mais sur son Metablog, il s’en explique plus clairement :


« La paix qu'on la veuille ou non, comment c'est possible ?

En effet, lorsqu'on parle d'herméneutique de continuité, quel catholique peut s'opposer à ce discours ? Chacun y trouve son compte, les herméneutes de la liberté tous azimuts, qui ne veulent pas entendre parler d'un texte normatif, parce qu'il faudrait l'appliquer et les partisans de la continuité qui sont trop heureux de voir que ce qui n'était plus bien souvent qu'une nostalgie de la continuité redevient opératoire grâce à l'herméneutique. En substance, il n'y a plus de problèmes sur Vatican II. Et je me suis laissé dire que même la Commission de discussion, envoyée à Rome par Mgr Fellay, ne parlait plus de Vatican II et s'était accrochée avec les experts romains, non pas sur la lettre du Concile, censée les occuper, mais à propos du pape Jean Paul II et de son long pontificat de transition, de ses 13 encycliques, si différente de la première à la treizième, de ses innombrables discours, du Sommet d'Assise avec toutes les religions et de quelques autres de ses initiatives.

Je crois que s'il faut parler de Vatican II, s'il faut en parler de plus en plus, c'est que sur ce sujet, l'histoire avançant et censurant implacablement les échecs ou les naïvetés du passé, nous allons vers un consensus vrai. Grâce au Concile, nous sommes mis en face des vraies questions (le rapport de la foi et de la raison ; les relations de l'Église et de l'État moderne ; les religions du monde face à la vérité chrétienne). Et ces questions, le pape nous en a averti solennellement, il faut les travailler dans la continuité avec la Tradition de l'Église, au sein de laquelle le Concile prend son sens.

J'ai toujours été très frappé de constater que au début des années 60, dans les Vota de la Minorité traditionnelle pour le Concile, il n'y avait aucun projet, aucune perspective. Seulement des demandes de condamnation. En affrontant frontalement la modernité, on doit se mettre au travail. Comme le dit très bien Christophe Dickès dans L'Homme nouveau, Jean-Paul II était le pape de la représentation (planétaire). Benoît XVI apparaît de plus en plus comme le Pontife de la Confrontation avec le monde.

Une telle confrontation est une chance historique pour l'Église. Cela ne se manque pas. »

Par Christophe Saint-Placide - Publié dans : Questions et analyses
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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /2010 08:56
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On a beaucoup parlé récemment de l’entretien accordé par Mgr Batut, évêque auxiliaire de Lyon, à l’hebdomadaire Famille Chrétienne. Il y présentait l’ouverture d’une maison de formation, la maison Sainte-Blandine, qui accueillera à la rentrée prochaine des jeunes gens désireux de devenir prêtre diocésain tout en célébrant la forme traditionnelle du rite romain. J’ai déjà dit voici plusieurs mois sur ce blog que cette nouvelle voie de formation avait mal commencé puisqu’elle devait démarrer à la rentrée 2009 et que faute de candidats elle fut reportée d’un an. Ayant pris acte d’un manque de communication, les promoteurs de cette nouvelle initiative, non seulement le cardinal Barbarin et Mgr Batut, mais aussi les anciens prêtres de la Fraternité Saint-Pierre fondateurs de l’association Totus tuus, redoublent d’efforts.

Faut-il s’en réjouir ?

Oui, à mon avis, il faut se réjouir de cette nouvelle voie offerte à des jeunes gens pour devenir prêtre et célébrer selon le rite antique. Elle installe, en effet, un peu plus la messe traditionnelle au cœur de la vie de nos futurs prêtres, des habitudes diocésaines et elle donnera des habitus liturgiques nécessaires quand l’Église commencera réellement à sortir de la crise qui nous touche encore.

Oui, il faut se réjouir car il est évident que tous ces jeunes gens n’ont pas forcément une vocation pour une vie au sein d’un institut que ce soit la Fraternité Saint-Pierre, l'Institut du Bon-Pasteur ou l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, ce dernier ayant d’ailleurs une spiritualité bien marquée.

Oui, il faut se réjouir mais sans être dupe des intentions qui se nichent derrière cette nouvelle offre. Car il ne s’agit pas seulement de répondre à une demande de vie diocésaine tout en vivant de la liturgie traditionnelle. Il s’agit d’abord d’une stratégie de débordement des communautés Ecclesia Dei, et éventuellement demain, de la Fraternité Saint-Pie X, afin que les demandes de messes traditionnelles ne soient plus confiées à ces instituts.

Plus largement encore, il s’agit d’une stratégie de récupération des vocations qui se seraient dispersées sinon dans ces fameux instituts, faisant baisser encore davantage le nombre de prêtres diocésains, le véritable révélateur de (l'échec de) la pastorale de nos évêques.

C’est donc trois intentions qui guident vraiment cette proposition :

1°) répondre au désir légitime de jeunes gens de célébrer habituellement (et non toujours) selon la forme extraordinaire ;

2°) déborder les instituts Ecclesia Dei en les rendant inutiles ;

3°) renforcer le recrutement diocésain puisqu’il se confirme que la majorité des vocations vient des milieux proche du courant traditionaliste.

À sa manière, l’opération de communication de Mgr Batut le confirme. Ne déclare-t-il pas à Famille Chrétienne :

« Tout ce qui est reconnu par l’Eglise est légitime, donc la question ne se pose pas. Mais aujourd’hui, un jeune qui pense être appelé au sacerdoce et qui souhaite célébrer un jour la messe sous les deux formes est obligé de choisir entre une formation Ecclesia Dei, où habituellement est pratiquée la seule forme extraordinaire, et une formation classique, où habituellement est pratiquée la seule forme ordinaire. Avec l’année Sainte-Blandine s’ouvre une troisième voie, qui permet de discerner une vocation diocésaine en mettant la question liturgique à sa vraie place. Un certain nombre de prêtres ont quitté telle ou telle communauté Ecclesia Dei pour rejoindre les diocèses, parce qu’ils avaient découvert, une fois devenus prêtres, que la liturgie ne justifiait pas l’appartenance à une fraternité de prêtres particulière : c’étaient en réalité des hommes qui avaient tout simplement une vocation diocésaine, mais que les controverses sur la liturgie avaient troublés au point de leur faire penser qu’ils ne pourraient vivre leur spécificité qu’en renonçant à être des diocésains comme les autres. Depuis le Motu proprio de Benoît XVI, les choses peuvent se faire beaucoup plus simplement, en se mettant directement à la disposition de son évêque. J’en suis heureux, car j’ai toujours pensé que ce sont les prêtres diocésains qui réévangéliseront notre pays, et qu’être prêtre diocésain est la plus belle des vocations. »

Ancien curé de Saint-Eugène, Mgr Batut sait la dynamique qu’installe la liturgie traditionnelle. Il sait aussi que son ancien vicaire lui enverra des vocations, ce qui se dessine déjà pour la rentrée prochaine. À terme, il n’est pourtant pas dit que cette opération de débordement ne soit elle-même débordée, un jour, quand les jeunes prêtres, nouvellement ordonnés, enflammés par la mystique diocésaine, s’interrogeront face aux distorsions existantes entre les pastorales diocésaines et leur idéal du sacerdoce et de la vie liturgique.

Comme nombre des solutions proposées depuis des années, l’offre de Mgr Batut repose en partie sur l’ignorance d’un facteur décisif. Il semble que l’on oublie tout simplement que l’Église n’est pas sortie de la terrible crise qui la traverse et que tant que celle-ci n’est pas traitée à sa racine par les autorités il est peu probable que les choses se fassent aussi tranquillement que le théologien Batut le pense. Il ne s’agit pas simplement d’écrire ici un article dans la revue Communio. Il s’agit de régler une crise à côté de laquelle la crise moderniste du début du XXe siècle n’est qu’un rhume de foin comme disait Maritain.

Par Christophe Saint-Placide - Publié dans : Questions et analyses
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